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    Couillard compare l’état actuel des finances publiques aux crises budgétaires de 1982 et 1997

    La pièce maîtresse de l’exercice de révision sera le prochain budget

    5 septembre 2014 | Robert Dutrisac à La Malbaie | Québec

    Le premier ministre Philippe Couillard n’a pas hésité, jeudi, à comparer l’état actuel des finances publiques du Québec à celui qui prévalait durant la crise économique de 1982 ou encore en 1997 quand Lucien Bouchard s’est attelé à l’atteinte du déficit zéro, même si ces comparaisons apparaissent tirées par les cheveux.

     

    « La situation financière du Québec, en termes de chiffres, est aussi sérieuse qu’elle l’était en 82 et en 97 », a soutenu Philippe Couillard à l’entrée du caucus présessionnel de ses députés, qui se déroule jusqu’à vendredi au chic Manoir Richelieu.

     

    « Si on n’agit pas, nous, les Québécois, c’est New York et les agences de crédit qui vont décider pour nous », a prévenu le premier ministre.

     

    En 1982, le gouvernement Lévesque, aux prises avec des finances publiques qui se détérioraient gravement en raison de la crise économique, a décrété une coupe ponctuelle de 20 % des salaires de tous les employés de l’État. En 1997, le gouvernement Bouchard, menacé par les agences de crédits, avait mis en place un programme massif de mises à la retraite des employés de l’État.

     

    En 1982, « ça n’a pas été très agréable et ç’a mis un mauvais climat dans les relations [avec les employés de l’État] pendant des années », a rappelé Philippe Couillard.

     

    « En 97, on a pensé pelleter en avant en envoyant des gens à la retraite. Mais ç’a eu des conséquences négatives pour les services aux citoyens, notamment en éducation et en santé », a-t-il poursuivi.

     

    Le gouvernement libéral actuel a appris de ces erreurs, a fait valoir Philippe Couillard. « On veut au contraire préserver les services et élaguer le plus possible ce qui entoure les missions essentielles de l’État. »

     

    Changements budgétaires

     

    Le premier ministre n’aime pas le mot « coupe ». Il préfère parler de « changements budgétaires ». Les Québécois auront-ils moins de services ? « Ils vont surtout avoir un gouvernement qui va avoir les moyens de faire ce qu’il veut faire et de faire ce qu’il dit », a-t-il insisté. Et comme le veut le cliché : « Il n’y a pas de pierre qui n’est pas retournée. »

     

    Le gouvernement donnera dès la fin de l’automne des « indications assez précises »,mais la pièce maîtresse de l’exercice de révision, ce sera le prochain budget.

     

    Au terme de l’année en cours, le gouvernement Couillard a prévu afficher un déficit de 2,35 milliards, ce qui représente 3,2 % de ses revenus budgétaires de 74,3 milliards. Toutes proportions gardées, le déficit du gouvernement Lévesque en 1981-1982 était six fois plus important, soit 20 % de ses revenus budgétaires. En 1996-1997, le poids du déficit auquel était confronté le gouvernement Bouchard s’élevait à 8,7 % de ses revenus budgétaires, soit 3,275 milliards au regard de revenus de 37,6 milliards.

     

    Au cours de cette réunion du caucus, ce ne sera que d’une façon générale qu’il sera question de compressions. « On est encore dans la discussion, l’élaboration », a signalé le premier ministre.

     

    Le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Yves Bolduc, ne discutera pas avec ses collègues des compressions affectant les écoles. « Ça va être une discussion générale », a-t-il souligné.

     

    La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, est loin d’avoir trouvé la solution pour les services de garde. « Comment je fais pour donner plus aux familles avec ce que j’ai en ce moment ? Je n’ai pas encore trouvé l’adéquation », a-t-elle avoué.













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