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    Leadership du PQ

    Drainville se «prépare» pour la course

    14 août 2014 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec

    Il y pense. Il s’y prépare. L’ex-ministre Bernard Drainville a des vues sur la direction d’un « nouveau » Parti québécois indépendantiste jusqu’à la moelle.

     

    « Je n’ai pas l’intention de faire semblant, donc je vous le dis ouvertement : oui, j’y pense et je m’y prépare », indique-t-il dans un billet mis en ligne mercredi soir sur son blogue. Mais le député de Marie-Victorin maintient le suspense sur sa participation à la course à la succession de Pauline Marois. « Ma décision n’est pas encore prise », soutient-il plus de quatre mois après le revers électoral du 7 avril dernier.

     

    M. Drainville est cependant drôlement moins hésitant sur l’importance — de premier plan — à attribuer à l’indépendance du Québec dans le programme politique du PQ, et la façon d’y arriver. À ses yeux, le « point de départ » du « plan de match » du PQ doit être identique à son « point d’arrivée », c’est-à-dire la question d’un éventuel troisième référendum sur l’indépendance du Québec.

     

    L’homme politique, ragaillardi par un séjour dans une Écosse en pleine campagne référendaire, pousse l’audace jusqu’à suggérer le libellé de la question à soumettre aux Québécois : « Voulez-vous que le Québec demeure une province du Canada [ou] devienne un pays indépendant ? » Un « grand moment démocratique » expliqué en une question de 13 mots.

     

    M. Drainville invite les militants du PQ à y répondre sans tarder afin de convaincre une majorité de Québécois d’« embarquer avec [eux] ». « C’est là notre tâche principale des prochaines années et, peut-être même, de la prochaine décennie », fait valoir l’élu de l’opposition officielle. « Au-delà de la tentative pathétique de [l’ex-ministre fédéral de l’unité canadienne] Stéphane Dion de tout ramener à son absurde loi fédérale sur la clarté, ce qui doit nous intéresser, c’est de jeter les bases intellectuelles de ce plan pour réaliser l’indépendance », insiste-t-il.

     

    Le député péquiste encourage les sympathisants de la cause indépendantistes à « ignorer » les « provincialistes », qui « vont [les] taxer de “déconnectés” » ou, encore mieux, à leur répondre coup pour coup, en les forçant à défendre le maintien du Québec, « une province comme les autres », au sein du Canada. « Face à nous, il y a ceux et celles qui défendent le maintien du statu quo pour le Québec, ceux et celles qui voudraient qu’on se contente de subir ces décisions sans réagir, ceux et celles qui souhaitent que le Québec demeure un sujet de la Couronne britannique. Bref, il y a ceux et celles qui souhaitent que le Québec demeure une province canadienne soumise aux décisions d’Ottawa, soumise aux décisions d’une autre nation. Des provincialistes », écrit M. Drainville sur son site Web. Près de 20 ans après le dernier référendum, « le fardeau de la preuve incombe aussi aux provincialistes ». « Franchement, il me semble beaucoup plus lourd à porter que le nôtre », juge-t-il.

     

    L’ancien ministre responsable de la Réforme des institutions démocratiques presse son parti politique à « définir clairement » où il se range concernant l’avenir du Québec dans la fédération canadienne, à défaut de quoi les candidats du PQ seront appelés jour après jour à le faire durant la prochaine campagne électorale, vraisemblablement en 2018. « Si nous voulons être entendus des Québécois sur tous les autres enjeux, réglons d’abord la question fondamentale de notre raison d’être comme parti », écrit-il.

      

    Exit le PQ souverainiste

     

    Bernard Drainville demande à ses confrères et consoeurs de « s’assumer pleinement comme indépendantistes », puis tant qu’à y être à rejeter l’étiquette de « souverainistes ». Celle-ci laisse paraître « une timidité qui n’a plus sa raison d’être », est-il d’avis. « Notre objectif, c’est que le Québec prenne lui-même ses propres décisions, donc qu’il devienne un pays indépendant. »

     

    L’ancien journaliste exhorte également les indépendantistes ayant trouvé refuge dans une autre formation politique au fil des dernières années à serrer les coudes autour d’un « nouveau PQ »« en phase avec [son] époque » et « carbur[ant de nouveau] à la fierté », quitte à ce qu’ils « brassent la cabane » d’ici au prochain rendez-vous électoral.

     

    Le PQ est à l’heure des décisions : il désignera un nouveau chef et élaborera un nouveau programme politique. L’« occasion ne sera jamais aussi belle » pour le « renouveler », et le doter d’« un plan de longue haleine » pour réaliser l’indépendance du Québec.













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