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    Hydrocarbures

    L’évaluation environnementale stratégique est un «travail pédagogique», dit le ministre Arcand

    3 juin 2014 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
    Sans s’engager à interdire l’activité pétrolière et gazière dans les basses terres, le ministre Pierre Arcand a avancé que le gouvernement ne délivrerait « probablement pas » pour le moment les certificats d’autorisation nécessaires. Ci-dessus, Talisman forait en 2010 à Saint-Édouard-de-Lotbinière.
    Photo: Yan Doublet - Le Devoir Sans s’engager à interdire l’activité pétrolière et gazière dans les basses terres, le ministre Pierre Arcand a avancé que le gouvernement ne délivrerait « probablement pas » pour le moment les certificats d’autorisation nécessaires. Ci-dessus, Talisman forait en 2010 à Saint-Édouard-de-Lotbinière.

    Le gouvernement libéral s’est une nouvelle fois défendu lundi de préparer le terrain au retour de foreuses à gaz de schiste avec son évaluation environnementale stratégique globale (EESG) sur la filière des hydrocarbures. L’EESG s’inscrit dans un « travail pédagogique » nécessaire, a répété le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, trois jours après avoir dévoilé le Plan d’action gouvernemental sur les hydrocarbures.

     

    Selon M. Arcand, « plus la population va être informée, plus elle va être en mesure de nous suivre ». L’ancien ministre de l’Environnement s’est toutefois refusé à rejoindre le camp des « pour » ou des « contre » à l’exploitation de pétrole et de gaz de schiste au Québec.

     

    « Bien sûr, on aimerait bien, comme tout le monde, si les choses peuvent se faire correctement, pouvoir développer nos ressources naturelles [et] enrichir les Québécois », a-t-il dit avant d’ajouter du tac au tac : « Mais pas à n’importe quel prix. »

     

    L’équipe Couillard « avance, mais avance à un rythme qui est celui des citoyens » en matière de développement des ressources d’hydrocarbures, a fait valoir M. Arcand. « On n’a pas l’intention de brusquer les citoyens. »

     

    « [L’EESG] va nous permettre de nous faire une tête sur l’ensemble de la filière des hydrocarbures, et c’est ce que veulent les Québécois », a également fait valoir le ministre de l’Environnement, David Heurtel.

     

    Elle mettra en lumière les « nouvelles technologies » utilisées par les sociétés afin d’extirper le pétrole ou le gaz de schiste, a illustré par la suite son collègue à l’Énergie et aux Ressources naturelles.

     

    Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, reprochait lundi à l’équipe Couillard de faire fi à des années de recherche sur la filière du gaz de schiste. « [BAPE ou évaluation environnementale stratégique] les conclusions sont les mêmes, très claires : pas d’acceptabilité sociale et des grands risques environnementaux, comme la contamination des eaux », a fait valoir en chambre l’élu péquiste, dont la « [réapparition du] bon vieux gouvernement libéral qu’on a connu en 2010 » saisit de frayeur.

     

    Le Parti québécois mène une politique de « peur », de « procès d’intention » et d’« accusations non fondées », a rétorqué M. Heurtel.

     

    Acceptabilité sociale manquante

     

    M. Arcand a déposé lundi le projet de loi 5 consistant notamment à prolonger la période au cours de laquelle le titulaire d’un permis de recherche de pétrole ou de gaz est exempté d’exécuter les travaux de recherche exigés habituellement en vertu de la législation. « Si ses dispositions prenaient fin tel que prévu le 13 juin 2014, l’une de ces conséquences serait d’obliger les détenteurs de permis à mener des travaux, y compris dans les basses terres du Saint-Laurent, ce qui n’est pas souhaitable puisque, comme vous le savez, l’acceptabilité sociale des activités dans le shale n’est pas encore établie », a expliqué Pierre Arcand, réitérant son souhait de faire l’ébauche d’un projet de loi sur les hydrocarbures d’ici à l’automne 2015.

     

    Le ministre n’entend toutefois pas frapper les basses terres d’une interdiction d’activité pétrolière et gazière à l’instar de l’estuaire du Saint-Laurent ou du golfe du Saint-Laurent. Selon M. Arcand, le gouvernement du Québec ne délivrerait « probablement pas » de certificats d’autorisation nécessaire aux travaux devant l’absence d’« acceptabilité sociale » autour des projets d’exploration ou d’exploitation du gaz de schiste.













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