Financement des infrastructures municipales - Charest rejette l'idée d'une conférence tripartite
Québec — Craignant l'empiétement du gouvernement fédéral sur les champs de compétence du Québec, le premier ministre Jean Charest a rejeté l'idée de tenir une conférence fédérale-provinciale-municipale sur le financement des infrastructures.
Certains maires souhaitent qu'Ottawa, Québec et les représentants du monde municipal s'assoient à la même table afin de s'entendre sur une formule pour financer les infrastructures des villes comme le voudrait, d'ailleurs, le nouveau chef du Parti libéral du Canada et futur premier ministre, Paul Martin.
Lors d'une rencontre qu'il a eue avec les huit maires des grandes villes fusionnées il y a deux semaines à Québec, Jean Charest leur a dit que son gouvernement n'accepterait pas de participer à une telle conférence tripartite. «J'ai informé [...] les huit maires des municipalités, parce que je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïtés [...], qu'il n'était pas question de conférences fédérales-provinciales-municipales», a-t-il affirmé, hier, lorsque interrogé par le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry, à l'Assemblée nationale.
M. Charest préconise plutôt la formule des ententes fédérales-provinciales comme les gouvernements libéraux et péquistes en ont signé dans le passé. «Sur la question des compétences, j'ai l'intention d'être très, très, très vigilant», a dit M. Charest. Fait assez rare, le premier ministre a eu droit aux applaudissements de députés de l'opposition officielle, dont Bernard Landry.
Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, un proche de Paul Martin, se montre «très ouvert à une participation à une conférence tripartite», a mentionné hier son attachée de presse, Sylvie Bachand. M. Vaillancourt est d'ailleurs au courant que le maire de Longueuil, Jacques Olivier, travaille sur un rapport qui doit être remis bientôt à Paul Martin, a-t-elle ajouté. Ce rapport recommanderait que les villes participent directement aux négociations avec Ottawa et Québec. Au cabinet de M. Olivier, on ne veut toutefois pas confirmer la venue prochaine de ce rapport.
Selon La Presse, le maire de Longueuil a mis sur pied il y a près de six mois un groupe de travail pour définir une nouvelle collaboration entre Ottawa, Québec et les municipalités. Le rapport recommanderait que le fédéral utilise son pouvoir de dépenser pour investir dans trois champs, outre celui des infrastructures: le développement économique, le logement social et l'environnement, ce qui comprend les transports en commun. Il reprendrait la recommandation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) que soient versés cinq cents de la taxe sur l'essence pour chaque litre vendu, soit une somme de 625 millions pour l'ensemble des municipalités du Québec.
Certains maires souhaitent qu'Ottawa, Québec et les représentants du monde municipal s'assoient à la même table afin de s'entendre sur une formule pour financer les infrastructures des villes comme le voudrait, d'ailleurs, le nouveau chef du Parti libéral du Canada et futur premier ministre, Paul Martin.
Lors d'une rencontre qu'il a eue avec les huit maires des grandes villes fusionnées il y a deux semaines à Québec, Jean Charest leur a dit que son gouvernement n'accepterait pas de participer à une telle conférence tripartite. «J'ai informé [...] les huit maires des municipalités, parce que je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïtés [...], qu'il n'était pas question de conférences fédérales-provinciales-municipales», a-t-il affirmé, hier, lorsque interrogé par le chef de l'opposition officielle, Bernard Landry, à l'Assemblée nationale.
M. Charest préconise plutôt la formule des ententes fédérales-provinciales comme les gouvernements libéraux et péquistes en ont signé dans le passé. «Sur la question des compétences, j'ai l'intention d'être très, très, très vigilant», a dit M. Charest. Fait assez rare, le premier ministre a eu droit aux applaudissements de députés de l'opposition officielle, dont Bernard Landry.
Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, un proche de Paul Martin, se montre «très ouvert à une participation à une conférence tripartite», a mentionné hier son attachée de presse, Sylvie Bachand. M. Vaillancourt est d'ailleurs au courant que le maire de Longueuil, Jacques Olivier, travaille sur un rapport qui doit être remis bientôt à Paul Martin, a-t-elle ajouté. Ce rapport recommanderait que les villes participent directement aux négociations avec Ottawa et Québec. Au cabinet de M. Olivier, on ne veut toutefois pas confirmer la venue prochaine de ce rapport.
Selon La Presse, le maire de Longueuil a mis sur pied il y a près de six mois un groupe de travail pour définir une nouvelle collaboration entre Ottawa, Québec et les municipalités. Le rapport recommanderait que le fédéral utilise son pouvoir de dépenser pour investir dans trois champs, outre celui des infrastructures: le développement économique, le logement social et l'environnement, ce qui comprend les transports en commun. Il reprendrait la recommandation de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) que soient versés cinq cents de la taxe sur l'essence pour chaque litre vendu, soit une somme de 625 millions pour l'ensemble des municipalités du Québec.
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