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    Couillard refuse de parler d’«austérité»

    Le premier ministre préfère présenter son équipe comme un gouvernement de la « vérité »

    21 mai 2014 |Robert Dutrisac | Québec
    Jacques Chagnon (au centre) a été élu président de l’Assemblée nationale pour un troisième mandat lors de la rentrée parlementaire, mardi. Il est félicité par Françoise David (QS), Stéphane Bédard (PQ), Philippe Couillard (PLQ) et François Legault (CAQ).
    Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Jacques Chagnon (au centre) a été élu président de l’Assemblée nationale pour un troisième mandat lors de la rentrée parlementaire, mardi. Il est félicité par Françoise David (QS), Stéphane Bédard (PQ), Philippe Couillard (PLQ) et François Legault (CAQ).

    Québec — « Austérité » n’est pas un mot que le premier ministre Philippe Couillard veut qu’on emploie pour désigner le plan de restrictions budgétaires auquel il soumettra l’État québécois.

     

    Le discours d’ouverture de la 41e législature qu’il prononcera mercredi occultera le terme.

     

    « Je dirais plutôt que l’austérité, on veut être un gouvernement de la vérité et de la réalité », a fait valoir Philippe Couillard au cours d’une mêlée de presse mardi matin.

     

    « Il y a la rigueur budgétaire. J’aime utiliser ce terme-là. Et l’austérité, bien sûr, ça conjugue toutes sortes d’images très négatives qu’on veut justement éviter parce qu’on veut également participer à la création d’emplois, à la relance économique », a-t-il expliqué.

     

    « La vérité est dure et il faut la dire. Il faut dire aux gens pourquoi on doit faire ça. Ce que je trouve qui a beaucoup manqué au cours des dernières années, ici et ailleurs, dans le discours qui parle de restrictions budgétaires ou de rigueur, c’est d’aller au-delà, a poursuivi le premier ministre. Ce n’est pas un exercice stérile de couper pour couper. Ce n’est pas ça. C’est de redonner au Québec sa liberté de choix et sa marge de manoeuvre. »

     

    Comme l’a affirmé au Devoir le ministre et leader parlementaire, Jean-Marc Fournier, le premier ministre estime qu’il s’agit en fait d’assurer la pérennité du modèle québécois. « Si on entend par modèle québécois l’affirmation de notre caractère spécifique, l’affirmation entre nous d’un niveau de solidarité qui est important et qui se justifie, le fait que le Québec, malgré les imperfections, demeure une société plus équitable que d’autres en Amérique du Nord, moi, je suis là », a-t-il indiqué.

     

    S’exprimant sur l’avenir du programme des garderies à 7 $, un programme qui sera, comme les autres, revu, le premier ministre Philippe Couillard a dit : « Il y aura peut-être des modifications à y apporter sans jamais perdre de vue l’importance qu’il a eue sur l’accès des femmes au marché du travail et quant à l’impact qu’il a eu sur les familles. »

     

    Son discours d’ouverture reprendra les grands thèmes de sa campagne, a signalé le premier ministre. Il sera essentiellement économique, axé tant sur le redressement des finances publiques que sur la relance de l’emploi.

     

    Lors de l’ouverture de la séance à l’Assemblée nationale, les députés ont procédé à l’élection de son président et de ses vice-présidents, tous élus par acclamation. Jacques Chagnon, député de Westmount-Saint-Louis, conserve son poste de président et il en est à son troisième mandat. Le député de Marquette, François Ouimet, et la députée de Hull, Maryse Gaudreault, ont été désignés respectivement premier et deuxième vice-présidents, tandis que, pour l’opposition, le député d’Abitibi-Ouest, François Gendron, fut choisi troisième vice-président. Élu pour la première fois à l’élection de 1976, le député péquiste détient désormais le record de longévité au Parlement de Québec, surpassant la marque établie par Gérard D. Lévesque.

     

    Pêche à la mouche

     

    Dans son allocution pour souligner l’élection du président et des vice-présidents, Philippe Couillard s’est lancé dans une métaphore comparant la politique à la pêche à la mouche, sa passion. Il y a deux façons d’hameçonner un adversaire politique ou un saumon : la première est spectaculaire mais moins sûre, avec une mouche sèche qui flotte sur l’eau, et la seconde « un peu plus subtile » avec une mouche dite « mouillée ou noyée » avec laquelle « le saumon se ferre tout seul ». Ça change de l’image du casier à homards que le chef libéral a associée au référendum durant la campagne électorale.

     

    Mentionnons que la députée de la Laviolette, Julie Boulet, qui a témoigné à la commission Charbonneau, ratera la rentrée parlementaire : elle a choisi de prendre congé et son chef ne sait pas quand elle se présentera.













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