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    Couillard promet respect et transparence

    Philippe Couillard en conférence de presse à Québec mardi. Le premier ministre élu souhaite une adoption rapide du projet de loi péquiste sur la fin de vie et du projet libéral de charte de la laïcité.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Philippe Couillard en conférence de presse à Québec mardi. Le premier ministre élu souhaite une adoption rapide du projet de loi péquiste sur la fin de vie et du projet libéral de charte de la laïcité.




     

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    Québec — L’ère Couillard en sera une de « transparence » et de « collaboration ». Le premier ministre élu a promis mardi que ces deux éléments seront au coeur de l’action politique de son gouvernement. Il s’est aussi engagé à adopter la ligne dure en matière d’intégrité.

     

    Au lendemain d’une victoire éclatante aux élections générales, Philippe Couillard avait le triomphe modeste lors de sa première conférence de presse. Il s’est dit « surpris » de voir à quel point il se sentait « calme ». L’ancien neurochirurgien, qui évoquait sa « neutralité émotive » en campagne électorale, a simplement parlé d’un « grand honneur » qui vient avec de grandes responsabilités.

     

    « Il n’y a pas d’arrogance en moi, pas de vanité,a-t-il dit. Il y a un immense respect pour la tâche et l’institution que je vais diriger. Et j’estime devoir faire tous les efforts pour faire correctement ce que j’ai dit que nous allions faire. »

     

    M. Couillard a dit souhaiter que son élection marque un renouveau dans l’état des relations entre les partis politiques. Il y a selon lui « une nécessité pour le Québec de nous atteler tous ensemble à la tâche de définir et de maintenir un nouveau discours et un nouveau comportement politique. […] Il est important qu’entre nous, Québécois, et entre nous qui sommes en politique, on redécouvre le sens des mots respect, écoute et confiance. » Cela vaut tant pour l’opposition que pour les libéraux, a-t-il rappelé.

     

    Dans la foulée, le chef libéral a promis de « travailler de façon constructive avec les partis d’opposition ». « Le fait que nous ayons obtenu un mandat majoritaire ne signifie pas que nous nous comporterons de façon arrogante ou que nous ne voudrons pas parler avec les partis d’opposition sur des enjeux qui touchent tous les Québécois », a-t-il dit.

     

    M. Couillard a ainsi promis de ramener rapidement le projet de loi sur la fin de vie, « qui est un exemple rare de consensus sur une question très délicate ». Il a dit souhaiter une adoption rapide. Même chose pour son projet de charte de la laïcité, encadrant les accommodements raisonnables et établissant le principe du « visage découvert » pour offrir et recevoir les services de l’État.

     

    Transparence

     

    Parmi les premiers gestes de son gouvernement, M. Couillard entend faire tout ce qui est possible sans déposer un budget pour « relancer l’économie et l’emploi ». Il cible ainsi les travaux d’infrastructures et l’élargissement du crédit d’impôt à la rénovation domiciliaire. Le vérificateur général sera appelé à vérifier l’état des finances publiques. M. Couillard entend également réviser la liste des engagements pris par Pauline Marois dans les semaines précédant les élections : si certains peuvent être annulés, cette option sera étudiée.

     

    De manière générale, Philippe Couillard entend diriger « le gouvernement le plus transparent que les Québécois auront eu, avec une divulgation proactive de renseignements de toutes sortes ».

     

    Il a parlé plus précisément de la « progression des travaux d’infrastructures, les allocations de dépenses, les activités de formation des ministères ». Les pays qui ont adopté cette approche ont vu « un effet très positif sur l’ambiance et la confiance, et le rétablissement du lien de confiance entre la population et nos institutions publiques », a soutenu M. Couillard. Dans ce contexte, ce dernier se propose de réviser la Loi sur l’accès à l’information.

     

    En matière d’intégrité, le chef libéral a dit « qu’il n’y aura pas de compromis de [sa] part sur cette question absolument essentielle ». « La classe politique dans son entier est examinée par la commission Charbonneau,a-t-il dit. Chaque fois qu’une question sera posée au sujet de personnes liées antérieurement à notre formation politique, nous y répondrons de façon transparente. »

     

    Philippe Couillard a d’ailleurs promis de poser beaucoup de questions aux députés qu’il aura comme possibles membres de son Conseil des ministres. « On va faire des vérifications profondes avant de faire ces nominations-là, c’est clair, a-t-il affirmé. […] Je pense qu’on a besoin de montrer et de pratiquer le contrôle le plus grand possible et la transparence la plus grande possible également. »

     

    Transition et cabinet

     

    Les détails concernant la passation des pouvoirs entre Pauline Marois et Philippe Couillard demeurent à établir, mais les cabinets des deux chefs se sont parlé mardi. M. Couillard a confirmé que l’ancien premier ministre Daniel Johnson préside son comité de transition. L’ancien haut fonctionnaire André Vicaire agira comme conseiller. Philippe Couillard a aussi procédé à une première nomination : Roberto Iglesias sera le secrétaire général du gouvernement.

     

    Le Conseil des ministres sera formé d’ici de deux à trois semaines. Le premier ministre élu dit vouloir « le plus de parité possible », avec un « mélange de personnes expérimentées » et du « renouveau ». Les « représentations régionales » et la présence féminine sont « aussi importantes » pour Philippe Couillard.

    ***

    Le chef de la SQ en sursis?

    Philippe Couillard a confirmé mardi qu’il pourrait faire des changements à la tête de la Sûreté du Québec. « C’est un poste qui va être réévalué, c’est clair », a-t-il dit en parlant du directeur général, Mario Laprise (nommé par le Parti québécois). Pourquoi ? M. Couillard n’a pas voulu l’expliquer. Mais il souhaite que le mode de sélection du patron de la SQ passe par un « processus [semblable à celui des] juges, où un comité de sélection indépendant évalue des candidatures » et établit une liste dans laquelle le gouvernement peut choisir.

     













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