Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    Couillard veut réévaluer certaines nominations aux postes clés de l'État

    8 avril 2014 17h03 |La Presse canadienne | Québec
    Québec — Il est impossible de dire combien de têtes vont rouler, à la suite du changement de gouvernement, lundi, mais il risque d'y en avoir quelques-unes.

    Chose certaine, dès qu'il entrera officiellement en fonctions, le futur premier ministre Philippe Couillard prévoit réévaluer certaines nominations aux postes-clés de l'appareil de l'État, notamment celle du directeur de la Sûreté du Québec.

    Faut-il conclure que son gouvernement procédera à une purge? «C'est pas notre style», a nuancé M. Couillard en conférence de presse, mardi, en disant vouloir miser d'abord sur la compétence des gens aux commandes de l'État.

    Il promet aussi de faire preuve de la plus grande prudence, quand il formera son conseil des ministres, pour s'assurer de l'intégrité de son équipe.

    Le chef libéral s'est présenté devant les membres de la tribune de la presse, mardi, au pied du grand escalier situé au coeur du parlement, au lendemain de son éclatante victoire au scrutin du 7 avril, afin de dire comment se passera le transfert des pouvoirs et à quoi ressemblera son style de leadership à la tête du gouvernement du Québec.

    Imprimer sa marque

    M. Couillard entend agir rapidement, sur plusieurs fronts, afin d'imprimer sa marque, dès les prochains mois, donc avant même les beaux jours d'été.

    D'ici là, l'Assemblée nationale sera convoquée pour une session-éclair, des projets de loi seront déposés, notamment sur les soins de fin de vie, de même qu'un budget accompagné de crédits gouvernementaux.

    Il veut également, le plus tôt possible, faire certains gestes susceptibles de relancer l'économie, par exemple en investissant dans la mise à jour des infrastructures ou en offrant des crédits d'impôt à la rénovation domiciliaire.

    Une de ses premières décisions de premier ministre sera de commander un examen complet et indépendant de la situation réelle des finances publiques.

    Assermentation et caucus

    Dans les jours qui viennent, la directrice de cabinet de la première ministre sortante Pauline Marois, Nicole Stafford, et son directeur de cabinet, Jean-Louis Dufresne, devraient se rencontrer pour fixer la date de l'assermentation du nouveau gouvernement.

    Mercredi, il tiendra un premier caucus des 70 députés libéraux élus ou réélus lundi soir.

    Il va en parallèle s'affairer à constituer son conseil des ministres et s'engage à faire preuve de grande prudence.

    «On va faire des vérifications profondes avant de faire ces nominations-là», a-t-il dit, cherchant à projeter une image d'intégrité.

    Les nominations passées aux postes-clés seront elles aussi passées au peigne fin. Celle du directeur de la Sûreté du Québec, en particulier, «va être réévaluée, c'est clair», mais d'autres aussi.

    Départ du premier fonctionnaire

    M. Couillard a déjà planifié un premier changement: le premier fonctionnaire de l'État, Jean Saint-Gelais, devra quitter ses fonctions et sera remplacé par Roberto Iglesias, un homme de confiance du futur chef du gouvernement.

    Il dit surtout vouloir revoir le mode de sélection de certains postes au sommet de l'État, pour le rendre plus impartial, par exemple en songeant à mettre en place des comités de sélection indépendants qui présenteraient au gouvernement une liste brève de quelques candidats potentiels.

    Un gouvernement Couillard s'engage également à traiter la question controversée de la charte de la laïcité de l'État, «très tôt» dans son mandat. Un projet de loi réunira «les éléments qui font consensus» dans la population, comme les balises aux demandes d'accommodement et l'obligation d'offrir et recevoir les services de l'État à visage découvert. Quant à l'interdiction de porter des signes religieux, la pomme de discorde au coeur du projet péquiste, elle va sauter.

    À propos des milliards de dollars d'engagements pris par Mme Marois au cours des derniers mois, M. Couillard a dit que son gouvernement allait «tout vérifier», avant de voir s'il allait y donner suite.

    Il a dit vouloir par ailleurs que le Québec assume un certain leadership au sein de la fédération canadienne, affirmant que son caractère spécifique faisait partie de «la fibre canadienne».












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.