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    Sol Zanetti estime avoir bien tiré son épingle du jeu

    6 avril 2014 19h32 |La Presse canadienne | Québec
    Sol Zanetti déplore qu'Option nationale n’ait pas pu avoir sa place à l’occasion des débats et il espère que ce n’est que partie remise.
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Sol Zanetti déplore qu'Option nationale n’ait pas pu avoir sa place à l’occasion des débats et il espère que ce n’est que partie remise.
    Québec — Même si son arrivée à la tête d’Option nationale est relativement récente, Sol Zanetti estime avoir bien tiré son épingle du jeu durant la campagne électorale.

    Il se félicite d’avoir sillonné le Québec en passant entre autres par l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie, la Côte-Nord et l’Outaouais.

    Le jeune chef, qui n’est en poste que depuis le 27 octobre dernier, raconte qu’à chacune de ses visites, il a eu droit à un accueil chaleureux de la population et à une «très bonne couverture» de la part de la presse régionale.

    M. Zanetti soutient qu’il n’a malheureusement pas eu le même traitement de la part des plus gros joueurs de l’industrie médiatique qui se montrent, à son avis, plus frileux. Il aimerait d’ailleurs voir le directeur général des élections apporter des normes supplémentaires quant à la couverture médiatique des partis.

    «Bien qu’on ne soit pas représenté à l’Assemblée nationale, on est le plus gros des partis non représentés, on a 116 candidats sur 125 circonscriptions. Si, par exemple, il y avait des couvertures médiatiques obligées pour les médias nationaux qui dépendaient du nombre de candidats qu’on présente au Québec, ça donnerait une meilleure couverture aux idées émergentes, aux idées nouvelles qui sont proposées par des partis qui ont, par ailleurs, un bon appui populaire, qui sont très organisés et qui n’ont pas la couverture nécessaire tout le temps.»

    Il déplore également qu’un parti comme le sien n’ait pas pu avoir sa place à l’occasion des débats et il espère que ce n’est que partie remise.

    «En ouvrant la porte à tous les partis largement représentés, [...] ça permettrait de montrer à la population d’autres discours, d’autres idées, d’autres attitudes aussi. Et je pense que ça redonnerait confiance en la politique au Québec», estime Sol Zanetti.

    Il précise qu’en dépit de son absence lors de ces joutes oratoires, il a eu l’agréable surprise de constater que bien des citoyens connaissaient déjà sa formation, alors qu’en 2012, il lui fallait expliquer ce que son parti présentait comme idées.

    Avec ce nouveau «capital de reconnaissance publique», son parti souhaite doubler les appuis reçus en 2012.

    «Nos objectifs sont d’augmenter nos appuis partout au Québec, d’une part pour s’assurer qu’on ait une meilleure couverture médiatique plus tard, avec un bon appui populaire, et d’autre part, pour augmenter le financement qu’on va utiliser entièrement à la promotion de l’indépendance.»

    Au moment des élections générales de 2012, Option nationale avait récolté un peu plus de 82 500 votes, ce qui représentait moins de deux pour cent des suffrages.

    Malgré cette amélioration constatée sur le terrain, les ambitions du politicien demeurent bien modestes. Il soutient que «ce serait une belle surprise» pour lui si son camp faisait élire un député lundi.

    Comment parler d’indépendance

    Sol Zanetti lance que la mission principale de ses troupes consiste actuellement «à redémarrer la pédagogie et la promotion de l’indépendance du Québec, entre autres auprès de la nouvelle génération des 18 à 35 ans, qui représente deux millions d’électeurs au Québec et qui n’ont pas beaucoup entendu parler d’indépendance depuis qu’ils sont nés».

    Le discours sur la question référendaire tout au long de la campagne électorale a fait couler beaucoup d’encre. Pour le chef d’Option nationale, le débat aurait pu prendre «une plus belle tournure». Selon lui, la réponse que fournissent les partis indépendantistes aux fédéralistes lorsqu’ils se font accuser de vouloir un référendum n’est pas la bonne.

    «Ce qui devrait être répondu n’est pas: “non, ne vous inquiétez pas, les Québécois ne sont pas prêts”, parce qu’on joue leur jeu en faisant ça. Ce qu’il faudrait dire, c’est: “Oui! Oui nous allons cheminer vers l’indépendance du Québec, parce que ce serait une bonne chose, on pourrait mieux protéger l’environnement, davantage investir dans nos secteurs stratégiques à nous, mieux gérer nos impôts, renouveler la démocratie, protéger la langue et la culture. Et vous, en ne voulant pas faire ça, vous privez le Québec des moyens qu’il a pour se développer.”»

    Pour l’instant, reconnaît-il, son équipe est engagée dans une phase de construction et elle a commencé à tranquillement «jeter les bases d’une option indépendantiste assumée qui va faire son chemin».

    Par Catherine Gignac et Anne Laguë












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