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    Livre: Couillard veut aider l'industrie, mais ne sait pas comment

    6 avril 2014 13h32 |Guillaume Bourgault-Côté | Québec
    Lévis —  Un futur gouvernement libéral dirigé par Philippe Couillard ne va pas réglementer le prix des livres. Mais le chef libéral se dit prêt à aider les libraires, sans savoir comment pour le moment.

    «[Le prix unique] n'est pas notre intention, a-t-il dit samedi. Ce n'est pas ça qui va régler les problèmes économiques du modèle d'affaires des libraires. Je crois beaucoup au livre québécois et à l'existence du libraire. Mais il faut les aider à développer un modèle d'affaires attrayant.» 

    Questionné par les médias, M. Couillard n'a pas été très explicite quant à savoir ce que les libéraux feraient. «On va rencontrer [les libraires] au départ. Ce sont des PME qui doivent se démarquer par le service de valeur ajoutée qu'ils donnent. On prend souvent la comparaison avec les grandes surfaces. Ce n’est pas la même expérience d'acheter un livre dans une grande surface qu'avec un libraire qui peut nous en parler, qui organise des conférences, des lectures… C'est toute une valeur ajoutée. On va les aider à faire la promotion de ça et à donner le goût aux gens d'aller les voir.»

    Mais «la fixation des prix, ce n'est pas du tout l'orientation qu'on privilégie», a-t-il ajouté.

    Le cadre financier du Parti libéral prévoit un gel des budgets de tous les ministères, sauf l’Éducation et la Santé. La plateforme du parti ne parle pas de culture, mais Philippe Couillard a promis de «continuer à supporter» le milieu. 

    Protocole de Kotto

    En décembre 2013, les libéraux avaient indiqué qu'ils refuseraient d'appuyer une loi qui limiterait à 10 % les rabais sur les nouveautés imprimées et numériques pendant neuf mois — signant du coup l'arrêt de mort d'un projet du ministre de la Culture, Maka Kotto.

    Selon la critique libérale en matière de Culture, Christine St-Pierre, le projet de M. Kotto n’apportait pas de mesures «concrètes et immédiates» pour sortir les librairies de la crise.

    Le ministre Kotto n'aura finalement jamais déposé le projet de loi dont il avait esquissé les contours le 2 décembre 2013. Au terme de la commission parlementaire sur le prix du livre, M. Kotto avait proposé de limiter les rabais possibles sur les nouveautés. Mais le protocole de Kotto prévoyait une révision de la loi après 36 mois, «pour décider du maintien ou non de la mesure». Les critères d’évaluation n’avaient pas été expliqués.












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