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    François Legault mise sur un «beau risque»

    6 avril 2014 13h04 |Marco Bélair-Cirino | Québec
    François Legault dimanche en compagnie d'Isabelle Brais, sa conjointe.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir François Legault dimanche en compagnie d'Isabelle Brais, sa conjointe.

    Le « beau risque » pris par l’équipe de la Coalition avenir Québec paiera lundi soir, est persuadé François Legault.

    Il s’est dit « fier » dimanche avant-midi de l’anti-campagne menée par la CAQ au cours des 31 derniers jours. Pendant que le Parti québécois et le Parti libéral du Québec faisaient la tournée du Québec pour « en promettre un petit peu partout », la CAQ a pris un « beau risque » consistant à « dire la vérité » aux Québécois, a-t-il souligné au côté de candidats « ministrables » ; Gérard Deltell, Christian Dubé, Nathalie Roy, Stéphane Le Bouyonnec, Claire Samson et de Sylvie Roy.

    À 24 heures du scrutin, M. Legault ne ménage pas le chef du PLQ, Philippe Couillard. « Je sais qu’il aime beaucoup les rimes. Il lit beaucoup de poèmes. Faire le ménage rime avec courage, puis mettre fin au copinage », a-t-il affirmé lors d’un point de presse dans le Vieux-Port de Montréal.

    Il a accusé l’équipe libérale d’avoir mené une campagne de peur, d’abord sur le dos du programme du PQ, puis sur celui de la CAQ. « M. Couillard n’a pas de leçon à donner. Quand la seule entreprise que tu as créée c’est avec Arthur Porter, je me garderais une petite gêne », a dit M. Legault.

    En revanche, la CAQ a proposé le Projet Saint-Laurent, qui n’est « pas juste un projet économique, mais un projet qui va améliorer la qualité de vie des Québécois », a-t-il soutenu, invitant les électeurs à mettre fin une fois pour toutes au « déclin tranquille » du Québec.

    Le chef de la CAQ effectue un dernier blitz afin de rallier les électeurs indécis à son projet de « révolution du courage ». Il multiplie dimanche après-midi les bains de foule dans la Grande région de Montréal, « le 450 ». Après s’être arrêtée à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Chambly, en Montérégie, la caravane caquiste s’arrêtera à Terrebonne et à Saint-Esprit, dans Lanaudière. La région métropolitaine « peut faire la différence lundi » est d’avis M. Legault. « Concentrons-nous là où il y a le plus de comtés. »

    François Legault ne baisse pas la cadence puisqu’« il y a encore des gens qui décident vraiment à la dernière minute pour qui voter ». « Il y a beaucoup d’indécis encore. »

    Grand rassemblement

    Samedi soir, M. Legault a appelé les électeurs à accomplir la « révolution du courage » à ses côtés. « [Il faut] se retrousser les manches, se fixer des objectifs, et de les atteindre. […] J’invite tous les Québécois lundi à faire preuve d’audace, à se débarrasser de [leurs] peurs, à se débarrasser des vieux partis », a-t-il déclaré au cours du plus grand rassemblement — et l’un des plus survoltés — de la petite histoire de la CAQ.

    Devant un millier de sympathisants massés dans une salle de l’Hôtel de Mortagne à Boucherville, l’auteur du Projet Saint-Laurent a rappelé ses promesses de travailler « à temps plein » à relancer l’économie québécoise, de « faire le ménage », d’abolir les taxes santé et scolaire, et d’adopter une charte de la laïcité au cours des quatre prochaines années.

    « On a besoin au Québec d’un virage. Je vous propose un nom pour ce qui sera notre petite révolution : la révolution du courage… », a-t-il affirmé avant de devoir interrompre son allocution près d’une minute en raison des applaudissements enthousiastes et des « Go Legault ! Go Legault ! » frénétiques.

    « Du courage, on va en avoir de besoin pour dire " non " aux groupes d’intérêts et aux lobbys. En fait, du courage, on va en avoir besoin pour dire " non " à ceux qui veulent défendre le statu quo. On veut avancer ! » a lancé le comptable agréé, qui avait davantage l’allure samedi soir d’une vedette rock.

    M. Legault dit avoir vécu un moment émouvant samedi soir sur la Rive-Sud de Montréal. « C’était émouvant de voir toutes ces personnes qui y croient. Maintenant, j’espère que tous les Québécois vont y croire », a-t-il dit aux journalistes dimanche.

    Vague arc-en-ciel

    Une « vague arc-en-ciel » se profile à l’horizon, soutient le chef de la CAQ. « On a eu, au Québec, une Révolution tranquille. Les Québécois sont capables de faire des révolutions sans qu’il y ait du sang. On va faire ça d’une façon correcte. La modernisation de l’État aurait dû est faite depuis longtemps. »

    François Legault appelle les électeurs coincés entre « le référendum du PQ et le PLQ usé » à se « décoincer » et à se ranger derrière la CAQ. Galvanisé par les derniers sondages, il a appelé samedi les électeurs à ne pas se laisser « embarquer [dans la] cage à homards » de son adversaire libéral, Philippe Couillard, à l’avant-veille du scrutin. « Est-ce que Monsieur Couillard a d’autres choses à dire que de faire peur au monde sur un référendum ? »

    Selon un sondage Léger Marketing-QMI, la CAQ est créditée de 23 % des intentions de vote, comparativement à 29 % pour le Parti québécois et à 38 % pour le Parti libéral du Québec. Mais, d’après un coup de sonde Angus Reid, la CAQ obtient 25 % des appuis, talonnant le PQ (27 %) et le PLQ (39 %). « Je ne me contente pas de ça. […] D’ailleurs, ce sont des sondages qui sont très vieux, qui datent du 2 et 3 avril. Donc, ça a beaucoup évolué [depuis] », a fait valoir M. Legault.

    Le chef caquiste s’accroche à la « tendance » tracée par les derniers sondages — montrant un bond de 15 à 23 % dans les intentions de vote en 10 jours — afin de continuer à rêver à l’élection d’un gouvernement de la CAQ lundi soir. « Si la tendance se maintient, il n’y aura pas grand monde de coincé lundi. […] On pourrait et on va surprendre », a-t-il ajouté, avant d’esquisser un large sourire. « Il n’y a rien qui va être capable de contrer la machine des Québécois. » Même pas la machine péquiste ou libérale.













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