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    ​«Rien n'est joué», estime Pauline Marois

    5 avril 2014 12h31 |Robert Dutrisac | Québec
    <em>«Je maintiens le cap. J’ai des militants profondément engagés»</em>, a soutenu Pauline Marois samedi matin.
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir «Je maintiens le cap. J’ai des militants profondément engagés», a soutenu Pauline Marois samedi matin.
    Drummondville — Malgré le glissement de son parti que confirme un dernier sondage, Pauline Marois affirme, à deux jours du scrutin, que les jeux ne sont pas encore faits.

    «Rien n’est joué, tout est possible pour lundi», a déclaré, samedi matin, la chef du Parti québécois dans un bref point de presse qui précédait sa participation à un brunch de militants dans la circonscription de Johnson, représentée par le député et ministre sortant, Yves-François Blanchet.

    Au PQ, on fonde espoir sur l’avance, bien qu’elle se soit amincie depuis le début de la campagne, que détient toujours le parti chez les francophones ainsi que sur la force et la motivation de ses militants appelés, selon l’expression consacrée, à «faire sortir le vote»

    «Je leur fais confiance», a-t-elle dit. «Je maintiens le cap. J’ai des militants profondément engagés.»

    Selon un sondage Léger Marketing-Le Journal de Montréal, le Parti libéral du Québec trône avec 38 % des intentions de vote, alors que le PQ suit avec 29 % des appuis et que la Coalition avenir Québec, qui a connu une forte progression depuis le déclenchement des élections, reçoit 23 % des appuis. Toutefois, dans l’électorat francophone, le PQ domine avec 35 % des intentions de vote, 6 points de plus que les libéraux et 8 points de plus que les caquistes.

    Si un bon coup de sa campagne, selon ses dires, fut de réunir une équipe «doublement plus solide que celle que j’avais déjà», son mauvais coup fut d’évoquer les contours d’un Québec indépendant.

    Pendant les deux jours qui ont suivi l’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau, la chef péquiste a conjecturé sur le passeport, les frontières et la monnaie commune dans un Québec souverain. «Je ne répondrais pas aux questions sur la souveraineté étant donné que l’enjeu, ça demeure le choix d’un gouvernement», a-t-elle indiqué.

    Critique des libéraux

    La chef péquiste s’est dite «très inquiète» devant la perspective que l’équipe libérale de Philippe Couillard, ou encore celle de François Legault, puisse former le prochain gouvernement. 

    Lors d’une assemblée de militants, vendredi en soirée, dans la circonscription de Richmond, Pauline Marois s’est montrée cinglante à l’endroit des libéraux de Philippe Couillard. «Les libéraux méritent quatre ans de plus dans l’opposition, au minimum!», a-t-elle lancé devant une centaine de partisans. «Avec les libéraux, la culture, oubliez ça. Et pour la langue française, ce serait catastrophique, néfaste.»

    «Un des premiers devoirs d’un premier ministre, c’est de protéger le français, une langue minoritaire au Canada, en Amérique du Nord. Philippe Couillard, il a montré qu’il ne pouvait pas occuper la fonction de premier ministre du Québec», a poursuivi Pauline Marois.

    La chef péquiste estime que le prochain scrutin revêt une importance historique pour la nation québécoise. «Très sérieusement, il y a des moments de l’histoire où une nation doit refuser de courber l’échine et doit se tenir debout», a-t-elle lancé. 

    Seul le PQ peut arrêter les libéraux, a-t-elle plaidé. «La seule façon d’empêcher le pire, c’est de voter pour le Parti québécois.»












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