Les pauvres financeront la lutte contre la pauvreté, dit Landry
Le Parti québécois accuse le gouvernement Charest de «faire peur au monde» avec le plan d'action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, plan dont Le Devoir révèle le contenu depuis lundi. Pas de panique, répond Québec, puisque, précise-t-on deux jours après la publication des premiers éléments du plan, il s'agirait en fait d'un «document de travail». Or aucune information publiée n'a été démentie.
«Le gouvernement sème l'inquiétude chez les personnes les plus vulnérables du Québec», a lancé hier le député péquiste et critique en matière de lutte contre la pauvreté, Camil Bouchard, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.
Le chef de l'opposition, Bernard Landry, a critiqué la création d'une réserve de 800 millions de dollars afin, notamment, d'indexer les prestations d'aide sociale, un fonds qui serait financé en partie par l'abolition d'allocations destinées à certains assistés sociaux aptes au travail et l'application de pénalités au chèque mensuel de ceux qui ne déploient pas suffisamment d'efforts pour décrocher un emploi. «On fait peur au monde et on pousse l'insulte à son comble parce qu'on s'apprête à autofinancer les mesures de lutte à la pauvreté par les pauvres eux-mêmes», a-t-il lancé.
Pour la première fois depuis le début de la semaine, le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard est sorti de son mutisme en répondant que le plan dont Le Devoir a obtenu copie est un «document de travail». D'autres médias ont pourtant obtenu des réponses claires auprès du cabinet voulant que ce plan était celui qui devait être publié.
«Tant qu'un document de travail n'est pas adopté par un gouvernement, tant qu'un document n'est pas approuvé par l'ensemble d'un gouvernement, il n'y a pas de plan final», a affirmé Claude Béchard. «Nous allons tout faire pour faire en sorte que l'accès à l'emploi soit là, qu'on valorise le travail, qu'on valorise l'effort», a-t-il ajouté, résumant ainsi la philosophie libérale. M. Béchard a rappelé que le PQ, lorsqu'il était au pouvoir, avait refusé d'indexer les prestations d'aide sociale pendant quatre ans et aboli la gratuité des médicaments pour les assistés sociaux.
«Le gouvernement sème l'inquiétude chez les personnes les plus vulnérables du Québec», a lancé hier le député péquiste et critique en matière de lutte contre la pauvreté, Camil Bouchard, lors de la période des questions à l'Assemblée nationale.
Le chef de l'opposition, Bernard Landry, a critiqué la création d'une réserve de 800 millions de dollars afin, notamment, d'indexer les prestations d'aide sociale, un fonds qui serait financé en partie par l'abolition d'allocations destinées à certains assistés sociaux aptes au travail et l'application de pénalités au chèque mensuel de ceux qui ne déploient pas suffisamment d'efforts pour décrocher un emploi. «On fait peur au monde et on pousse l'insulte à son comble parce qu'on s'apprête à autofinancer les mesures de lutte à la pauvreté par les pauvres eux-mêmes», a-t-il lancé.
Pour la première fois depuis le début de la semaine, le ministre de l'Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard est sorti de son mutisme en répondant que le plan dont Le Devoir a obtenu copie est un «document de travail». D'autres médias ont pourtant obtenu des réponses claires auprès du cabinet voulant que ce plan était celui qui devait être publié.
«Tant qu'un document de travail n'est pas adopté par un gouvernement, tant qu'un document n'est pas approuvé par l'ensemble d'un gouvernement, il n'y a pas de plan final», a affirmé Claude Béchard. «Nous allons tout faire pour faire en sorte que l'accès à l'emploi soit là, qu'on valorise le travail, qu'on valorise l'effort», a-t-il ajouté, résumant ainsi la philosophie libérale. M. Béchard a rappelé que le PQ, lorsqu'il était au pouvoir, avait refusé d'indexer les prestations d'aide sociale pendant quatre ans et aboli la gratuité des médicaments pour les assistés sociaux.
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