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    L’indépendance du Québec est avantageuse financièrement, selon ON

    27 mars 2014 |La Presse canadienne | Québec
    Sol Zanetti a pris la tête d’Option nationale en octobre dernier.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Sol Zanetti a pris la tête d’Option nationale en octobre dernier.




     

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    À son tour, Option nationale a dévoilé son cadre financier mercredi, qui prévoit que même en augmentant les sommes consacrées à certains services sociaux et en prenant à sa charge une partie de la dette fédérale, un Québec indépendant dégagerait des surplus.

     

    En entrevue, le chef du parti indépendantiste, Sol Zanetti, a martelé que non seulement le Québec avait les moyens d’être indépendant, mais que cela était même avantageux financièrement pour lui.

     

    Option nationale compte réaliser l’indépendance du Québec dans un premier mandat, autour de la troisième année, le temps de rédiger la Constitution.

     

    Excédent d’un milliard

     

    Selon ses calculs, même en prenant à sa charge 18,2 % de la dette fédérale, même en établissant la gratuité scolaire, et même sans accroître le fardeau fiscal des Québécois, un Québec indépendant parviendrait à dégager un excédent de 1,08 milliard dès la première année suivant son indépendance.

     

    Il croit possible d’atteindre l’équilibre budgétaire, le « déficit zéro », en 2015. « Les conventions internationales qui gèrent les processus d’indépendance des pays disent qu’on ne serait pas obligé de prendre la dette fédérale. D’ailleurs, ça a été réitéré dans le cas de l’Écosse. Cela dit, nous, bons joueurs, on pense qu’il serait légitime qu’on en prenne une certaine partie, tout en négociant afin d’avoir une partie équivalente des actifs financiers du Canada qui y correspondent, ainsi que les actifs en infrastructures qui sont sur notre territoire », a expliqué M. Zanetti.

     

    « On a voulu démontrer que même sans augmenter le fardeau fiscal des contribuables, on est capable d’avoir des projets sociaux audacieux — comme la gratuité scolaire balisée. Et avec l’indépendance du Québec, on serait capable de dégager une marge de manoeuvre et, en plus, d’augmenter notre contribution au Fonds des générations », a-t-il avancé.

     

    Le chef d’Option nationale qualifie son cadre financier d’« extrêmement conservateur » et qui « ne gonfle pas » les perspectives de croissance économique, comme le fait le plan du Parti libéral du Québec (PLQ), selon lui.

     

    M. Zanetti affirme que le Québec pourrait réaliser maintes économies en éliminant les dédoublements et chevauchements avec le gouvernement fédéral — en transports et en santé, entre autres. Cette seule élimination des dédoublements permettrait au Québec d’épargner 2,3 milliards par année, selon Option nationale.

     

    Il ajouterait, comme économie, la récupération de la part du Québec dans certains investissements du gouvernement fédéral — dans les sables bitumineux, par exemple.

     

    Selon lui, une somme de 375 millions pourrait être économisée seulement grâce à la déclaration de revenus unique.

     

    116 candidats

     

    Option nationale présente des candidats dans 116 des 125 circonscriptions électorales du Québec en vue du scrutin du 7 avril. Lors du scrutin du 4 septembre 2012, le parti avait récolté 1,89 % du suffrage exprimé, soit 82 539 votes. Il avait alors 120 candidats.

     

    Son chef se présente cette fois-ci dans la circonscription de Jean-Lesage, à Québec, qui comprend notamment Limoilou. Il s’agit de l’une des circonscriptions où Option nationale avait le mieux fait lors de l’élection de 2012, y récoltant 3,96 % du suffrage exprimé, soit 1289 votes.













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