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    QS veut sortir le Québec du pétrole

    Le plan de développement économique des Solidaires vise l’horizon 2030

    18 mars 2014 |Mélanie Loisel | Québec
    Interrogé à cette occasion sur l'avenir de la filière éolienne, le député Amir Khadir a reproché au gouvernement libéral de l'époque d'avoir engagé le Québec à acheter des surplus de producteurs privés qui ont développé le secteur éolien avec l'argent des contribuables.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Interrogé à cette occasion sur l'avenir de la filière éolienne, le député Amir Khadir a reproché au gouvernement libéral de l'époque d'avoir engagé le Québec à acheter des surplus de producteurs privés qui ont développé le secteur éolien avec l'argent des contribuables.
    20 milliards

    Somme que Québec solidaire souhaite investir dans les transports collectifs et la rénovation éco-énergétique.







     

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    sur les élections

    Québec solidaire (QS) propose un « remède de cheval » pour sortir le Québec du pétrole d’ici à 2030.

     

    Dans son plan en trois étapes, les solidaires suggèrent d’abord d’investir 20 milliards de dollars dans les transports collectifs et la rénovation éco-énergétique en vue de créer 160 000 emplois d’ici cinq ans. Avec cet investissement qui représente environ 1,6 % du PIB, QS espère être en mesure de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 % par rapport au niveau de 1990.

     

    Est-ce réaliste ? Pierre-Olivier Pineau, professeur de gestion à HEC Montréal et expert de la question énergétique, soutient que c’est la bonne voie à emprunter. Il juge que le plan des solidaires est « crédible » bien qu’il ne tienne pas compte du marché du carbone qui s’ouvrira au secteur des transports en 2015.

     

    Moins d’automobiles

     

    Pour diminuer les GES de 40 %, M. Pineau explique qu’il faudrait retirer au minimum quatre automobiles sur dix de la circulation.

     

    Mais comment faire pour forcer les Québécois à remiser leur voiture ? « Tout le noeud du problème est là », affirme-t-il. « En misant sur le transport collectif et l’autopartage, Québec solidaire reconnaît la nécessité de développer des alternatives au pétrole. Au moins, il ne fait pas l’erreur de présenter l’électrification des transports comme une solution d’ici 2020. »

     

    En effet, QS propose avant tout d’améliorer et de développer des infrastructures de transport en commun dans les principaux centres urbains. Sur l’enveloppe de 20 milliards proposés, 5 milliards serviraient à améliorer les services à Montréal et 5 autres milliards à Québec. Le reste de l’argent irait aux villes de Trois-Rivières, de Gatineau, de Sherbrooke, de Saguenay et aux banlieues de la grande région métropolitaine.

     

    QS soutient que ces investissements, qui seraient faits à partir d’un emprunt, permettraient de construire de nouvelles stations de métro, des tramways, des lignes d’autobus supplémentaires, des trains de banlieue et des voies réservées. « C’est là où Québec solidaire se leurre », affirme M. Pineau. « D’ici 2020, il peut oublier de nouvelles stations de métro ou de tramway. Dans le meilleur des cas, si on mettait toutes les énergies nécessaires, on pourrait faire une station de plus, mais quand on regarde la cacophonie pour avoir une voie réservée sur le boulevard Pie-IX à Montréal, c’est illusoire de penser qu’on en aura. »

     

    En améliorant les transports en commun, QS croit tout de même que les gens délaisseront tranquillement leur automobile d’autant plus que les ménages feraient des économies de 1053 $ par année en diminuant leur consommation d’essence.

     

    À partir de 2020, QS affirme d’ailleurs qu’un autre investissement de 12 milliards de dollars serait nécessaire pour développer un réseau de transport interurbain électrique pour desservir les plus petites villes du Québec.

     

    Électrification des transports

     

    Pour sortir du pétrole, QS compte énormément sur l’électrification des transports qui permettrait, selon ses calculs, au gouvernement du Québec d’avoir des revenus supplémentaires de 920 millions de dollars. Au lieu d’acheter du pétrole de l’étranger, le Québec consommerait plus d’électricité qu’il produit lui-même. Mais par le fait, il faudrait produire davantage d’électricité. Or, QS s’oppose à tout nouveau projet comme celui de la Romaine.

     

    Il miserait plutôt sur les nouvelles sources d’énergies renouvelables, comme l’éolien. Mais avant d’en arriver là, QS veut lutter contre le gaspillage d’énergie. Et pour ce faire, il miserait sur la construction et la rénovation des bâtiments énergivores pour éviter de « chauffer le dehors. »













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