L’effet PKP profite aux libéraux de Couillard

La légère remontée du PLQ de Philippe Couillard (notre photo) se fait au détriment de la CAQ de François Legault, qui a perdu quatre points chez les électeurs francophones.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La légère remontée du PLQ de Philippe Couillard (notre photo) se fait au détriment de la CAQ de François Legault, qui a perdu quatre points chez les électeurs francophones.

L’onde de choc créée par la profession de foi souverainiste de Pierre Karl Péladeau profite non pas au Parti québécois (PQ), mais plutôt au Parti libéral du Québec (PLQ), qui fait le plein d’appuis chez les électeurs fédéralistes francophones.

 

Dans la foulée de la candidature de M. Péladeau pour le PQ, les partis de Philippe Couillard et de Pauline Marois se trouvent désormais à égalité avec 37 % des intentions de vote, indique un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Devoir et du Globe and Mail. La Coalition avenir Québec (CAQ) suit avec 14 %, et Québec solidaire ferme la marche avec 9 % des intentions de vote.

 

L’issue du scrutin demeure incertaine après 10 jours de campagne, estime la firme de sondage. Les appuis au PQ n’ont pas bougé depuis le dernier sondage Léger, il y a une semaine. La légère remontée du PLQ se fait au détriment de la CAQ de François Legault, qui a perdu quatre points chez les électeurs francophones. Dans ce segment crucial de l’électorat québécois — parce que les anglophones se trouvent surtout dans l’ouest de Montréal et en Outaouais —, le PQ domine à 44 %, suivi du PLQ à 27 % et de la CAQ à 15 %.

 

Ce coup de sonde de Léger a été effectué auprès de 1205 répondants, de mardi à jeudi de cette semaine. L’enquête est non probabiliste, puisqu’elle a été menée sur Internet.

 

Il s’agit du premier sondage qui mesure l’effet de la candidature de l’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau pour le Parti québécois. Les nouvelles sont incertaines pour le PQ, bonnes pour le PLQ et mauvaises pour la CAQ. Les quatre points perdus depuis une semaine par François Legault sont allés directement au PLQ, perçu comme un rempart contre le projet souverainiste.

 

« On assiste à une polarisation de l’électorat entre fédéralistes et souverainistes,explique Christian Bourque, le vice-président exécutif de Léger Marketing. À court terme, ça bénéficie aux libéraux, mais il n’y a vraiment rien qui est joué. »

 

Retour de la souveraineté

 

L’entrée en scène de Pierre Karl Péladeau, dimanche dernier, a transformé la campagne électorale. L’actionnaire de contrôle de l’empire Québecor a affirmé qu’il saute dans l’arène d’abord et avant tout pour « faire du Québec un pays ». L’indépendance a été le thème dominant de la dernière semaine de campagne.

 

La volonté souverainiste clairement affichée de Pierre Karl Péladeau a toutefois fouetté à la fois les indépendantistes et les fédéralistes. Le Parti québécois a solidifié ses intentions de vote ; 79 % des péquistes affirment que leur appui est coulé dans le béton. Le problème du PQ — et la bénédiction du PLQ — c’est que la majorité des Québécois ne veut pas de référendum. Le Non l’aurait d’ailleurs emporté par une majorité sans équivoque de 59 % si une consultation sur l’indépendance du Québec avait eu lieu cette semaine.

 

« Les gens ne veulent pas entendre parler de souveraineté. Ils disent que le Parti québécois n’aurait pas un mandat pour faire l’indépendance s’il était élu », dit Christian Bourque.

 

« Les enjeux gagnants en campagne sont les enjeux de bon gouvernement », précise l’analyste de Léger Marketing.

 

De fait, la souveraineté est l’enjeu le moins populaire dans cette campagne électorale ; 69 % des répondants souhaitent en entendre parler le moins possible. La charte des valeurs est un sujet presque aussi peu populaire — 63 % des électeurs ne veulent pas en entendre parler. Ça ne veut pas dire que les électeurs sont contre la charte, ils y sont même favorables, mais ils n’ont pas besoin de se faire convaincre puisque leur opinion est faite, explique Christian Bourque.

 

À l’inverse, les enjeux les plus importants sont l’économie et la création d’emplois (pour 85 % des répondants), la santé (84 %), les finances publiques (77 %), l’éducation (73 %) et la corruption (49 %).

 

Candidats vedettes

 

Il y a une semaine, la majorité des sièges à l’Assemblée nationale paraissait accessible à Pauline Marois en raison de l’avance considérable du PQ auprès de l’électorat francophone. La remontée du PLQ chez les francophones vient « complexifier la lecture de la campagne », estime Christian Bourque.

 

Les résultats du sondage suggèrent que la CAQ de François Legault (qui détient 19 sièges) devra se contenter d’une poignée de députés. L’absence d’un bloc important d’élus autres que péquistes ou libéraux augmenterait la probabilité que le prochain gouvernement soit majoritaire, note Léger Marketing.

 

Personnage flamboyant, Pierre Karl Péladeau ne laisse personne indifférent. La proportion des électeurs qui ont une opinion favorable au magnat de la presse (42 %) est à peu près la même que ceux qui en ont une opinion défavorable (40 %).

 

L’autre candidat vedette de cette campagne, le Dr Gaétan Barrette — ancien caquiste devenu libéral — est moins populaire : 48 % des répondants ont une mauvaise opinion du candidat, qui était président de la Fédération des médecins spécialistes. « Ça devrait allumer un clignotant orange pour les libéraux », croit Christian Bourque. Le PLQ a envoyé le Dr Barrette au front dans la circonscription de La Pinière, sur la Rive-Sud de Montréal, pour déloger Fatima Houda-Pepin, ex-libérale devenue indépendante après un affrontement avec son chef Philippe Couillard au sujet de la charte de la laïcité.

 

Fait à noter, Pauline Marois est perçue comme le chef qui mène la meilleure campagne (31 %, comparé à 19 % pour Philippe Couillard et 10 % pour François Legault) et qui a présenté la meilleure équipe de nouveaux candidats.

 



154 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 15 mars 2014 01 h 52

    On est en campagne électorale.

    On est en en campagne electorale et non en referendum.Je ne voterais pas PLQ meme si j'etais federaliste pure et dure apres cette histoire de corruption,les alliances de M.Couillard avec Porter et apres le deficit budgetaire de pres de 35% laisse par le gouvernement de M.Charest.Je pense que mon vote irait plutot a la CAQ c'est tout dire.
    Mais je pense que Mme Marois mene en effet une bonne campagne et peut-etre certains electeurs,surtout francophones vont se reveiller et comprendre qu'il faut un gouvernement fort et majoritaire pequiste.La charte de la laicite est importante et l'integrite aussi,ce qu'un gouvernement liberal ne peut offrir.
    Si les quebecois priorisent l'economie,la sante et les emplois,il faut pour cela un budget equilibre,et on connait deja les mauvaises performances et la malhonnete du PLQ en ce domaine.Et qu'est-ce que les futures generations penseront de nous si on laisse une dette encore plus elevee,comme l'a fait le gouvernement Charest?

    • Jacques Patenaude - Abonné 15 mars 2014 08 h 29

      J'ai bien peur que le PQ ce soit piègé lui-même en croyant que le débat sur la charte l'avait assuré d'une majorité, Que PKP serait accueillit inconditionnellement et que personne ne verrait le côté cynique de déclencher des élections sans autre urgence que celle de conquérir une majorité facilement.

    • Denis Lussier - Inscrit 15 mars 2014 09 h 12

      Ne vous en déplaise, depuis que PKP s'est fait aller " la trappe " et selon ses paroles précises, nous sommes bien en campagne électorale RÉFÉRENDAIRE. Il faut être aveugle et borné pour prétendre le contraire. Il ne faut pas prendre ses rêves pour une réalité . Advienne que pourra et voudra, c'est ça la réalité et vérité. Denis Lussier

    • Cyril Dionne - Abonné 15 mars 2014 09 h 52

      Comme je suis d'accord avec Mme Derome.

    • Maurice Turcot - Inscrit 15 mars 2014 10 h 14

      Parlons d'enjeu électoral... 59% de la population affirme ne pas vouloir de référendum et la CAQ et le PLQ promettent de ne pas en avoir un. Le PQ promet son livre blanc et de travailler pour créer les conditions gagnantes pour un éventuel référendum. Si l'idée n'est pas d'organiser un autre référendum, Mme Marois peut également faire la promesse de pas en avoir un dans le cadre d'un prochain mandat... A lire les commentaires ici, je trouve que plus souverainistes jouent sur les mots pour convaincre le reste de l'électorat qu'un vote pour le PQ n'est pas un vote pour la souveraineté. Ayez le courage de vos convictions!

    • Nicole Moreau - Inscrite 15 mars 2014 13 h 00

      il ne faut pas oublier, monsieur Patenaude, que les 2 principaux partis d'opposition, soit le PLQ et la CAQ, avaient garanti qu'ils voteraient contre le budget, et ce, avant même d'avoir vu le document rendu public par le ministre des finances.

      ceci doit expliquer, en grande partie, au moins, la décision de déclencher des élections

    • Nicole Bernier - Inscrite 15 mars 2014 13 h 11

      Quand je vous lis, madame Moreau, je me dis qu'Harper est le plus brillant des politiciens puisqu'il a toujours su créer les alliances nécessaires pour éviter de se faire bloquer en chambre, puisqu'il a su trouver les failles du système démocratique pour passer par-dessus l'opposition et il a su choisir les moments où il déclenchait les élections pour pouvoir gagner...

      Devant un tel constat, devant toutes les lamentations pour justifier les choix du PQ, je désespère du genre de leadership valorisé au Québec.

    • Nicole Moreau - Inscrite 15 mars 2014 15 h 17

      il ne faut pas oublier, madame Bernier, le résultat des élections de 2012, le PLQ a presque gagné l'élection et ce parti ne semble pas avoir tiré des leçons de l'ère Charest, un exemple à cet effet, c'est que pour Sam Hamad, c'est normal que l'UPAC le rencontre.

    • Nicole Moreau - Inscrite 15 mars 2014 15 h 21

      j'avoue que j'ai oublié de spécifier que le PLQ avait envie d'en découdre avec le PQ depuis le début et que la CAQ se cherchant un "modèle" a décidé d'embarquer dans un train critique par rapport à la gestion du PQ, d'où le fait que les 2 partis n'avaient aucunement envie - leur chef il est vrai, n'oublions pas la discipline de parti - de s'allier avec le PQ et rien ne sert de parler de QS, c'est clair, pour eux, le PQ est leur principal ennemi

    • Eric Valois - Inscrit 15 mars 2014 22 h 10

      Mme Dérome,

      Êtes-vous entrain de dire que PKP mentait quand il a brandi le poingt et dit qu'il vient en politique pour faire la séparation? La lettre des tenors est-elle l'oeuvre du PLQ?
      Cette fois-ci nous allons pas rentrer dans la cage à homards.

  • Carole Jean - Inscrite 15 mars 2014 02 h 58

    Une polarisation de type référendaire ferait détourner l’élection du 7 avril des vrais enjeux.


    Il est à souhaiter que les électeurs sauront faire la différence entre une élection générale et un référendum.

    N’en déplaise à M. Couillard, un ministre de la santé sous Jean Charest, le Québec a vécu presque 10 ans de corruption généralisée sous le régime libéral, avec des contrats dans l’industrie de la construction qui dépassaient 40 % de ce qu’il en coûtait en Ontario.

    Est-ce qu’on aurait créée la Commission Charbonneau qui a étalé tout ce système de magouilles pour réélire le parti qui l’a établi et toléré ? Si oui, ce serait à désespérer de notre population. Il faut nettoyer les écuries d'Augias, mais certainement pas avec le PLQ.

    Côté économie, peut-on demander au chef libéral, un médecin, qu’elles sont ses compétences en économie ? Quelle est son expérience des « affaires » ?
    Peut-on aussi le questionner sur le fouillis du CHUM à Montréal qu’il a laissé derrière lui quand il était le ministre de la santé de Jean Charest. Le recteur de l’Université de Montréal a même écrit un livre sur le scandale du CHUM. Pourquoi n’en parle-t-on pas ? Le titre du livre est « Le CHUM, une tragédie québécoise » :
    http://www.amazon.ca/CHUM-tragédie-qu&eacut
    Une « tragédie », faudrait quand même en parler !

    Parlant de tragédie nationale sous le PLQ, pourrait-on parler des pertes catastrophiques de 40 milliards$ de la Caisse de dépôt en 2008 ? Pourquoi le gouvernement Charest avait-il modifié le mandat de la Caisse pour qu’elle puisse se lancer dans la spéculation boursière ? Pourquoi le gouvernement libéral n’a fait aucune enquête publique sur ces pertes catastrophiques pour les retraités ? Est-ce que les journalistes pourraient poser ce genre de questions plutôt que de courir après M. P. K. Péladeau ? Sinon, pourquoi pas ?

    De même, pourquoi le Québec a perdu le siège social de la Cie Alcan sous les libéraux ? Pourquoi le Québec a perdu la Bourse de Montréal au profit de celle de Toronto ?

    • Jean-Marc Simard - Abonné 15 mars 2014 08 h 18

      Vous avez raison...Pourquoi ne pas poser les vraies questions sur les vraies affaires ? Les journalistes seraient-ils plus commères que journalistes ?

    • Claude Champagne - Inscrit 15 mars 2014 10 h 16

      Cela fait une semaine qu'ont le dit, les vraies questions. C'est le coup de la "Brinks" revisité.

    • Xavier Martel - Inscrit 15 mars 2014 10 h 32

      "Corruption généralisée"..

      À voir comment ça se développe, les commentateurs disent au contraire que la Commission Charbonneau, ce sera un peu comme l'éléphant qui accouhe d'une souris. Une grosse bulle soufflé par les anti-libéraux qui se dégonfle peu à peu. Les criminels comme Accurso font face à la justice, c'est l'UPAC (création des Libéraux) qui donne des résultats.

      Le problème d'éthique est celui du PQ, l'éthique intellectuelle. Incapable de préciser l'intention de faire un référendum dans le prochain mandat, sous-estimation déroutante des conflits d'intérêts possibles avec l'arrivée de PKP et surtout, cela traîne depuis des mois, mépris de l'intelligence des Québécois avec ce projet de charte fondé sur des faux arguments et qui rassemble des intégristes comme Louise Mailloux. Le baptême est un viol, selon elle, ayoye... c'est épouvantable dire de telles choses. Ou est la morale au PQ, les manières?

    • Paolo Mitriou - Inscrit 15 mars 2014 14 h 54

      Nous ne sommes même plus dans une dualité gauche-droite ou fédéraliste-souverainiste. Il s'est ajouté une nouvelle couche dans nos préoccupations premières (ou primaires ou même primitives). Avec la complicité complètement délirante des médias, qui sont ceux qui orientent pour vrai la direction de cette campagne électorale, il s'est rajouté une nouvelle dualité; celle des pro et des anti Péladeau. Comment s'y retrouver? L'électeur souverainiste social-démocrate qui n'aime pas PKP est désorienté autant que celui qui aime PKP mais qui est fédéraliste de centre-droite. Ça complique singulièrement le positionnement personnel et plus le positionnement est compliqué moins les gens savent pour qui voter et plus grand sera le nombre d'abstentionnistes. Nos campagnes électorales déraillent de plus en plus.

    • Eric Valois - Inscrit 15 mars 2014 22 h 17

      Mme Jean,

      Il y a cette phrase que Jean Charest a toujours eu pour Madame Marois à chaque fois qu'elle a essayé de parler de corruption:"on ne lance pas de pierres quand on vit dans une maison de verre". Comprenez-vous qu'est-ce que ça veut dire? Le PQ tout comme le PLQ ont des squelettes dans leur placard respectif.

  • Yves Côté - Abonné 15 mars 2014 04 h 10

    L'indépendance...

    Les Québécois ne seront d'accord pour examiner l'éventualité de l'indépendance que lorsqu'un projet clair, novateur et motivant de pays libre leur sera présenté noir sur blanc.
    Les Québécois forment d'abord un peuple pragmatique; l'union des forces indépendantistes historiques et de la volonté populaire ne se fera que sur du concret. Jamais sur de grands principes, bien qu'il restera nécessaire de s'y conformer, ni sur quelque théorie bienfaisante que cela soit.
    A mon avis, quiconque avance les yeux ouverts dans cette société particulière ne peut que le constater : signer des chèques en blanc à des politiciens n'est plus à leur ordre du jour. Les Québécois ne sont pas plus peureux que les autres, ils sont simplement plus réalistes, moins doctrinaires, que beaucoup...
    Ma crainte est que l'ambition personnelle de Madame Marois et l'aveuglement du PQ dans sa certitude et sa précipitation à tenir seul tenir le bon bout pour sauver les Québécois d'eux-mêmes, n'ait pour conséquence de rendre définitivement cynique un bon nombre de nous qui est déjà trop convaincu que nous tournons en rond, depuis 1995, avec l'indépendance.
    Les Québécois ont pourtant au moins autant changer que le Québec lui-même depuis les années 60-70 ?
    Largement instruits, nettement moins supersticieux, moins éprouvés par l'urgence à ne pas crever de faim, dorénavant expérimentés de nombreuses gestion gouvernementales souverainstes, plus sensibles qu'avant aux politiques et événements intenationaux, nourris collectivement et pour certains individuellement de succès industriels, culturels, économiques, etc. mondiaux, la peur a définitivement quittée leur camp. C'est bien ce que le Printemps Erable nous a démontré, hors de tout doute possible.
    Et cela, au contraire malheureusement de Madame Marois et le PQ nous montrent l'avoir fait, le Canada et les Canadiens l'ont parfaitement bien et définitivement compris et intégrés à leurs diverses stratégies électorales...
    Vive le Québec libre !

    • Clermont Domingue - Abonné 15 mars 2014 11 h 36

      Monsieur Côté,puissiez-vous avoir raison. Je le souhaite de tout coeur. Si tel est le cas, les autres voudront se joindre à notre "Nous" parce qu'ils nous verront comme un peuple fort et déterminé. Vive le Québec libre! Clermont Domingue.

    • Pascal Normandin - Inscrit 15 mars 2014 12 h 13

      Bonjour monsieur Côté

      J'ose croire toutefois que nous ne sommes pas les personnages d'un vulgaire western, et qu'il n'y a pas, d'un côté, les Bons, et de l'autre, les Méchants... Absolument d'accord, il y a aveuglement, et certainement dans chaque camp, incluant chez les Robins des Bois Solidaires.

      Les programmes politiques sont bafoués, l'argent est flambé, sur un CHUM ici, non, un CHUM plutôt là; une cimenterie ici (tiens, pourquoi pas exactement où on avait "sauvé" la belle Gaspésia...); des médecins spécialistes qui négocient leur propre rémunération entre eux; des frais de scolarité gelés... à l'indexation; une taxe santé abolie... pour quelqu'uns triés au volet - mais étonnamment, pas ceux qui paient de l'impôt, et tutti quanti.

      La meilleure analyse reste probablement celle d'Yvon Deschamps : ce que les Québecois veulent, c'est... un Québec indépendant... dans un Canada uni"...

      On peut en rire, ou en pleurer.

      Ça ne changera pas au 3e référendum, et probablement pas non plus au 4e, le cas échéant...

      On peut en rire, ou en pleurer, selon son camp...

      D'ici là, concentrons-nous sur "les vraies affaires" : l'effet PFK.

  • claude dulac - Inscrit 15 mars 2014 04 h 16

    effet comté par comté

    Il reste au PQ a récupérer une partie des votes d'ON, de QS et de la CAQ.

    Parler,sortir convaincre. la méthode 1976

    • Gilbert Talbot - Abonné 15 mars 2014 10 h 11

      Le PQ a une très fausse idée des électeurs de QS et l'article ici n'en parle même pas. Premièrement, contrairement aux préjugés souvent relayés dans les commentaires, QS est un parti souverainiste, alors que les fédéralistes francophones se retrouvent plutôt à la CAQ. Le % de vote pour QS augmente et se rapproche du % de vote de la CAQ, qui lui est en descente. Le PQ ne peut plus espérer que le vote stratégique va lui amener les votes de QS au final. Avec l'adhésion de PKP, le PQ a sacrifié le vote de gauche au profit du vote de droite. Dès lors, il faut plutôt envisager l'inverse soit, que des péquistes de gauche votent pour QS. Conclusion, il faut s'attendre désormais à un gouvernement minoritaire péquiste ou libéral, une diminution des comtés de la CAQ et une augmentation des comtés de QS.

    • Gilles Théberge - Abonné 15 mars 2014 10 h 50

      Essayez de convaincre les partisant de QS du fait qu'avant de choisir la couleur des murs, il faut d'abord avoir une maison.

      Bonne chance...

    • Nicole-Patricia Roy - Abonnée 15 mars 2014 11 h 34

      Si on ajoute les votes de QS, de ON et du PV qui totalisent 10%, le PQ serait élu. Oui il faut convaincre les gens qu'il faut un gouvernement intègre et responsable qui va gouverner le Québec durant 4 ans et qui le fera avancer sur plusieurs dossiers. J'espère que les gens y réfléchiront à deux fois avant de mettre un X sur un parti politique qui n'a aucune chance de gouverner. Le 7 avril, on choisit un gouvernement, pas un parti politique avec lequel on est d'accord avec le programme. Il faut d'abord penser au résultat collectif plutôt qu'à ses seules convictions personnelles.

    • Yves Côté - Abonné 15 mars 2014 14 h 14

      Madame Roy, essayez de convaincre Mdame Maroy et les instances décisionnelles du PQ d'avoir un minimum d'ouverture pour les indépendantistes qui refusent les méthodes fortes et contraire à l'union de nos forces et vous pourrez, comme nous tous, vous réjouir de la solidarité générale pour le projet d'indépendance.
      Tant que la Dame de béton et son parti useront de procédés qui naviguent sans cesse entre le tordage de bras intellectuel, la diaboisation de la pratique religieuse et le chantage au désastre libéral, votre addition de votes restera un voeux pieux.
      D'ailleurs, tant que le projet d'indépendance ne sera pas un projet suffisamment englobant pour les Québécois, tous les Québécois et pas que ceux et celles-là qui, comme moi, sont indépendantistes depuis toujours, cette indépendance politique restera sans aucun doute un beau rêve.
      Un pays neuf qui tient à naître de la démocratie, doit avoir l'ambition minimum de donner à tous l'espoir d'un monde meilleur. Et pas qu'aux convaincus...
      A mon humble avis, cette réalité fondamentale devrait guider les pas de Madame Marois plutôt que celle de faire du spectacle avec des noms. Les stratégies de représentants de commerce, j'en ai bien peur, ne donneront plus jamais au Québec les mêmes résultats qu'auparavant avec les électeurs.
      Vive les Québécois libres Madame !

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 15 mars 2014 18 h 38

      «Essayez de convaincre les partisant de QS du fait qu'avant de choisir la couleur des murs, il faut d'abord avoir une maison.» -Gilles Théberge

      Essayez plutôt de les convaincre qu'il faut voter pour ceux qui foutent le feu à la maison en leur promettant de la leur donner un jour (peut-être).

  • Clermont Domingue - Abonné 15 mars 2014 05 h 12

    Wilfrid et Francoise...

    Sir Wilfrid Laurier disait:*Les Canadiens francais n'ont pas d'idée, ils ont des sentiments*et Francoise nous dit de voter avec notre tète...
    Moi, je crois que la volonté se situe à la fois dans la tète et le coeur.Serons-nous capables,un jour, de faire en sorte que la peur cesse de gouverner notre agir?
    Couillard part avec un bloc solide:les non-francophones.Ils vont gagner si nous restons divisés;car eux,ils sont majoritaires dans le Canada.Pourquoi souhaiteraient-ils changer de statut?Courage, mes frères et soeurs. unissons-nous.
    Clermont Domingue

    • Jean Richard - Abonné 15 mars 2014 09 h 55

      Les non-francophones – Ils

      Je suis francophone, mais ce « Ils » m'exaspère. Au quotidien, je croise, pour employer votre langage, plus de « Ils » que de « Nous », mais en traduisant dans ma langue, le français je le répète, je croise une forte majorité de « Nous » avec qui je suis solidaire.

      La pire division qui soit, celle qui fera des perdants, c'est celle du « Ils » non-francophones et du « Nous » francophones. Cette division ne fera qu'accentuer la fragilité du français que ces « Nous » prétendent défendre.

    • Martin Pelletier - Inscrit 15 mars 2014 10 h 41

      C'est plutot: "La province de Québec n'a pas d'opinion, mon cher Henri, juste des émotions"

      Sur Barette, la province de Québec voit juste; elle ne l'aime vraiment pas le gros monsieur.

    • Robert Raymond - Inscrit 15 mars 2014 10 h 48

      M. Richard, quand les anglophones votent à 98% dans le même sens, aux élections ou à un référendum comme dans le comté de Darcy McGee où le non l'a emporté avec un score ahurissant de 96.4% (Il devait y avoir quelques francos égarés dans ce comté), je pense qu'on peut se permettre de dire ''ILS''. Et dire qu'on taxe les francophones Québécois de racisme et d'intolérance. Vous nous demandez encore de plier l'échine, et d'être gênés d'exister et d'être ce que nous sommes.

    • Gilles Parent - Inscrit 15 mars 2014 12 h 47

      Combien je partage votre point de vue Jean Richard ! Plein de journalistes sont d'origine asiatique, africaine, moyen-orientale, plein de médecins, d'infirmières sont venus au Québec et y contribuent généreusement. Ils sont NOUS !!! Nous sommes ILS. Nous n'arrivevons nulle part en affirmant ce que Jacques Parizeau avait si bêtement affirmé publiquement en 1995. Pourtant il reste l'un des plus grands québécois. Mais là, il fut con.

    • Paolo Mitriou - Inscrit 15 mars 2014 15 h 33

      Il y a de quoi être exaspérés quand ces "Ils" votent en bloc du même côté sans savoir pourquoi dans bien des cas. Les minorités québécoises imposent trop souvent leur volonté et leur pouvoir à une majorité claire de francophones. Je connais très peu de peuples qui accepteraient de se laisser dicter une ligne de conduite et de se laisser imposer un pouvoir qu'ils ne veulent pas par des minorités qui souvent ne parlent ni français, ni anglais et votent par esprit de clocher ou par peur de perdre le pays qu'ils ont choisi. Le pays qu'ils ont choisi c'est le Canada et il serait temps qu'ils se rendent compte qu'il y a une énorme différence entre le Québec et le Canada. S'ils sont incapables de s'adapter et de suivre la majorité qui les accueille avec respect et s'ils songent à quitter le Québec je me dis qu'ils devraient songer moins et agir plus avant que la majorité devienne trop frustrée d'être trop souvent privée de son pouvoir.

    • Sylvain Auclair - Abonné 17 mars 2014 10 h 52

      Monsieur Parent,
      Niez-vous que certains groupes ethniques aient voté en 95 de manière monolithique?

      Rappelons-nous de deux choses:
      M. Parizeau a parlé DE votes ethniques, pas DES votes ethniques;
      il s'adressait aux militants du Parti Québécois, pas à la population du Québec en général, d'où le «nous».