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    ​Des personnalités souverainistes appuient la candidature de PKP

    11 mars 2014 18h55 |La Presse canadienne | Québec
    Bernard Landry a affirmé que le geste de Pierre Karl Péladeau ramène le Parti québécois à l'époque de René Lévesque, alors qu'il formait une coalition provenant de divers horizons.
    Photo: François Pesant - Le Devoir Bernard Landry a affirmé que le geste de Pierre Karl Péladeau ramène le Parti québécois à l'époque de René Lévesque, alors qu'il formait une coalition provenant de divers horizons.
    Un groupe de 12 personnalités souverainistes, dont les anciens premiers ministres Jacques Parizeau et Bernard Landry, l'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe et deux ex-présidents de la CSN, Gérald Larose et Marc Laviolette, saluent l'entrée en politique de Pierre Karl Péladeau.

    Dans une lettre remise aux médias mardi après-midi, les signataires font valoir que c'est dans l'engagement au service de l'intérêt public que s'incarne la démocratie.

    Ils ajoutent que la vie politique, «souvent ingrate, toujours exigeante [...] rebute nombre de citoyens qui auraient pourtant une contribution de grande valeur à offrir au Québec».

    En entrevue à La Presse canadienne, Bernard Landry a affirmé que le geste de M. Péladeau ramène le Parti québécois à l'époque de René Lévesque, alors qu'il formait une coalition provenant de divers horizons.

    «Un espèce d'arc-en-ciel où il y avait aussi bien Robert Burns qui venait de la CSN, que Guy Joron qui était lui-même millionnaire», a dit celui qui était ministre péquiste à cette époque.

    Des inquiétudes légitimes, mais...

    Les signataires reconnaissent que les inquiétudes soulevées quant à l'indépendance des médias d'information qui appartiennent à la famille Québecor sont «bien légitimes».

    Ils soutiennent toutefois qu'on ne peut exiger de Pierre Karl Péladeau qu'il vende ses parts d'une entreprise fondée par son père, ce qui leur «semble excessif». D'après eux, «un tel scénario déboucherait sans doute sur la perte de contrôle, par le Québec, d'un fleuron de notre industrie culturelle et par le fait même, du siège social d'une entreprise à l'importance vitale».

    En entrevue, Gérald Larose a soutenu qu'il fallait «s'assurer que tout ça reste au Québec. Vendre à ce moment-ci, c'est un problème. Vaut mieux s'en remettre aux institutions qui sont déjà en mesure de tout baliser», a-t-il déclaré.

    Des garanties

    Les signataires estiment que le fait que M. Péladeau ait quitté toutes ses fonctions, se soit engagé à placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard et à respecter les lignes directrices du code d'éthique de l'Assemblée nationale représentent des garanties suffisantes.

    Pourtant, le Parti québécois trouvait de telles garanties insuffisantes à l'époque où il avait exigé que les ministres libéraux David Whissell et Pierre Arcand se départissent de leurs actions, le premier dans une entreprise familiale d'asphaltage et le second dans une entreprise d'affichage. À cette époque, les ténors péquistes de l'opposition, dont la première ministre Pauline Marois, soutenaient qu'une fiducie sans droit de regard ne fournissait pas les garanties d'indépendance suffisantes.

    «On se place à un moment de l'histoire qui est différent quand même», a soutenu en entrevue une autre des signataires, l'ex-députée bloquiste et ex-présidente de la Fédération des femmes du Québec Viviane Barbot. «Quand c'est arrivé avec M. Whissell, lui il travaillait directement dans un dossier qui concernait son entreprise. C'est important de le mentionner», a-t-elle indiqué.

    Les signataires ajoutent de plus que les dirigeants des médias concernés ont réaffirmé leur indépendance vis-à-vis des acteurs politiques et se disent confiants quant à l'objectivité des professionnels de l'information de Québecor.

    Les autres signataires du texte sont les ex-ministres péquistes Lise Payette, Jean Garon et Louise Harel, l'ex-députée Lisette Lapointe, ainsi que les anciens maires de Montréal et Québec, Jean Doré et Jean-Paul L'Allier.

    Gérald Larose s'est bien défendu de vouloir ainsi venir à la rescousse de Mme Marois, alors que la candidature de Pierre Karl Péladeau s'est avérée beaucoup plus controversée que les stratèges du PQ semblaient l'avoir évalué au préalable.

    «On veut faire contrepoids, tout simplement, à une banalisation d'un engagement qui est exemplaire dans ce cas-ci», a dit l'ancien président de la CSN.

    Pierre Saint-Arnaud, La Presse canadienne
    Bernard Landry a affirmé que le geste de Pierre Karl Péladeau ramène le Parti québécois à l'époque de René Lévesque, alors qu'il formait une coalition provenant de divers horizons. L'ex-premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, est au nombre des signataires de la lettre d'appui à la candidature de Pierre Karl Péladeau.
     
     
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