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    Une candidature vedette mal accueillie par les syndicats

    10 mars 2014 |Éric Desrosiers | Québec




     

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    sur les élections

    L’annonce de la candidature de Pierre Karl Péladeau aux élections générales sous la bannière du Parti québécois est plutôt mal reçue par les syndicats et suscite une réaction de réserve et de prudence de la part du Conseil du patronat du Québec (CPQ).

     

    La réaction la plus tranchée est venue de la Fédération des travailleurs du Québec, pour laquelle l’homme d’affaires a probablement été « l’un des pires employeurs que le Québec ait connus. Est-il besoin de rappeler M. Péladeau traîne avec lui un record de 14 lockouts ?, a dit par communiqué la centrale syndicale dimanche. Il ne s’agit pas d’un actif positif pour le PQ. »

     

    La réception n’est guère plus enthousiaste du côté de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). « On ne peut pas dire que ce soit une surprise, puisque la rumeur courait depuis longtemps et que les opinions souverainistes de M. Péladeau sont bien connues, a d’abord observé au Devoir son président, Jacques Létourneau. D’un autre côté, on se dit qu’un homme comme lui aurait probablement plus eu sa place dans des partis plus à droite, comme le Parti libéral ou la CAQ. »

     

    Chose certaine, poursuit le chef syndical, il faudra « le garder à l’oeil, surtout s’il se retrouve ministre ». Président de la centrale syndicale qui représentait notamment le personnel de la rédaction durant le lockout au Journal de Montréal, Jacques Létourneau rappelle que Pierre Karl Péladeau réclamait à l’époque qu’on assouplisse le Code du travail alors que les trois principaux partis à l’Assemblée nationale en concluaient, au contraire, qu’il avait besoin d’être resserré.

     

    Le chef de la CSN ne croit pas, par ailleurs, qu’il faille obliger M. Péladeau à vendre ses parts dans son entreprise. « Ce ne serait pas la première fois qu’un politicien a des intérêts dans un secteur économique. »

     

    Garant de succès ?

     

    Se disant tenu par un certain devoir de neutralité, le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, n’a pas voulu commenter la nouvelle. « Je dirai seulement qu’il est important pour toutes les formations politiques d’avoir des gens de la communauté d’affaires qui s’impliquent, a-t-il déclaré au Devoir. Pas parce qu’ils sont nécessairement meilleurs que les autres, mais parce qu’ils peuvent apporter un point de vue dont il faut tenir compte. »

     

    Il note, par contre, que « le fait d’avoir eu du succès en affaires n’est d’aucune façon une garantie qu’on en aura aussi en politique ».

     
     
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