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    Enbridge

    Un Québec indépendant pourrait imposer ses exigences, dit Marois

    7 mars 2014 16h15 |La Presse canadienne | Québec
    Blainville — La chef péquiste Pauline Marois a évoqué l'indépendance du Québec, vendredi, comme seul moyen pour garantir que le projet d'oléoduc d'Enbridge respectera les exigences de son gouvernement.

    Mme Marois a relevé des différences significatives entre les conditions fixées par Québec et celles de l'Office national de l'énergie (ONE), pour que le projet aille de l'avant.

    La chef péquiste a affirmé que des démarches seront tentées pour obtenir des engagements de la part de l'entreprise albertaine, mais elle a souligné que les autorités québécoises n'ont aucun pouvoir sur ce projet.

    Selon la première ministre sortante, cette situation serait différente si le Québec était indépendant puisqu'il pourrait imposer ses exigences, ce qui n'est pas le cas.

    «Nous allons bien sûr faire des démarches pour demander à Enbridge, si les conditions que nous souhaitions ne sont pas là, mais là c'est un bel exemple du fait que c'est l'ONE qui a l'autorité sur Enbridge pour qu'elle puisse ou non inverser le pipeline, a-t-elle dit. Dans un État indépendant, et libre, et souverain, c'est nous qui poserions les conditions.»

    L'ONE a donné son feu vert, jeudi, à l'inversion du flux et à l'augmentation de la capacité de transport de l'oléoduc 9B d'Enbridge, qui va du sud de l'Ontario à Montréal.

    Lors d'une conférence de presse à Blainville, où elle a présenté une candidate péquiste à la prochaine élection, Mme Marois a affirmé que ses observations sur la décision de l'ONE sont préliminaires.

    «Pour l'instant, à première vue, il y aurait des différences sur certains aspects, qui sont des différences assez significatives, a-t-elle dit. Nous étions d'accord avec l'inversion à certaines conditions. Ces conditions on les analyse.»

    Mme Marois a évoqué des conditions comme les garanties financières en cas d'accident ou encore les tests de résistance qui devraient être faits sur l'oléoduc.

    «Si Enbridge n'accepte pas ça, quels sont les autres moyens qui sont à notre disposition? Pour l'instant, ce qu'on me dit, c'est que c'est l'Office national de l'énergie qui a l'autorité sur cette question», a-t-elle dit.












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