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    Assermentation

    Couillard veut débarrasser le Québec des intégristes religieux

    19 décembre 2013 |Robert Dutrisac | Québec
    Philippe Couillard lors de son assermentation, mercredi, au Salon rouge de l’Assemblée nationale
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Philippe Couillard lors de son assermentation, mercredi, au Salon rouge de l’Assemblée nationale

    Tout en affirmant que tous les citoyens sont égaux quelle que soit leur date d’arrivée au pays, le chef libéral Philippe Couillard croit que les extrémistes et les intégristes religieux parmi eux doivent plier bagage.

     

    Dans un discours qui a suivi son assermentation comme député d’Outremont, Philippe Couillard a accusé le Parti québécois, avec la charte de la laïcité, de passer à côté du véritable enjeu, soit « la menace que représentent, chez nous, l’extrémisme et tous les intégrismes religieux ». Le chef libéral a servi un avertissement aux extrémistes et intégristes qui ont émigré au Québec. « À ceux qui viennent chez nous pour profiter de nos libertés et de notre démocratie pour ensuite s’y attaquer et ultimement les détruire, nous disons haut et fort : vous n’êtes pas les bienvenus chez nous, nous vous combattrons, nous vous poursuivrons sans relâche. »

     

    Terroristes

     

    Appelé à préciser en conférence de presse à quel groupe il faisait référence, Philippe Couillard a parlé des terroristes qui menaçaient la sécurité au pays, mais aussi de ces groupes dont « le comportement social » est inacceptable, comme cette secte juive orthodoxe Lev Tahor qui a quitté le Québec pour l’Ontario afin d’échapper à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

     

    Le Parti libéral proposera d’ailleurs des modifications à la Loi sur la protection de la jeunesse pour permettre une intervention rapide en pareil cas.

     

    Son discours de 25 minutes, qui devait le « définir », selon son expression, avait des accents électoraux. « Cette cérémonie nous place résolument sur les blocs de départ pour reconquérir la confiance des Québécois et des Québécoises et former le prochain gouvernement du Québec », a dit Philippe Couillard. Ses attaques les plus senties, il les a réservées à la charte péquiste — « inapplicable, illégale et inconstitutionnelle » —, accusant le gouvernement Marois d’avoir « choisi par pure démagogie de s’attaquer à nos libertés. On ne peut marchander les libertés ou les échanger pour des votes à contresens de nos traditions d’ouverture et d’inclusion ».

     

    Philippe Couillard entend convaincre les Québécois « de la profondeur des principes qui nous animent », en citant Thomas Jefferson sur les droits des minorités. Le chef libéral a toutefois pris ses distances du multiculturalisme canadien, dont le principe est inscrit dans la Constitution de 1982, lui préférant l’interculturalisme.

     

    Pour Philippe Couillard, « ce sont des gouvernements libéraux qui ont fait progresser le Canada dans le sens des intérêts du Québec. Et pour nous, il n’a jamais été question de choisir entre l’un et l’autre. Nous réclamons tout notre héritage, toute notre histoire. Nous sommes Québécois et Canadiens, notre patrie et notre pays ».

     

    Attachement canadien

     

    Le chef libéral a récusé la thèse de Jean-François Lisée qui veut que les Québécois soient de moins en moins attachés au Canada. « Il prend ses rêves pour des réalités », a-t-il dit, mentionnant qu’un sondage confirmait cet attachement. Un sondage Léger Marketing publié en novembre montrait que les deux tiers des Québécois retiraient de la fierté du drapeau canadien. Au Salon rouge, pour la cérémonie d’assermentation destinée au député de Viau, David Heurtel, l’unifolié figurait d’ailleurs avec le drapeau du Québec.

     

    « La prospérité, la fierté et les libertés » sont les trois mots qu’a choisis Philippe Couillard pour résumer le message libéral. « Nous pensons que la réussite du Québec, c’est la somme des réussites personnelles de millions de Québécois », a-t-il fait valoir.













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