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    Gaz de schiste: le projet de moratoire renaît

    Les élus adoptent à l’unanimité le principe du projet de loi pour prolonger l’interdit d’exploitation

    27 novembre 2013 |Jessica Nadeau | Québec
    Un puits d’exploration de la compagnie Talisman, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, en mars 2009.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Un puits d’exploration de la compagnie Talisman, à Saint-Édouard-de-Lotbinière, en mars 2009.

    Après des semaines de querelles parlementaires, les quatre partis siégeant à l’Assemblée nationale ont adopté, de façon unanime, le principe du projet de loi pour instaurer un moratoire sur l’exploitation des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent.

     

    « Je pense qu’il est devenu plus cohérent pour l’ensemble des parlementaires de dire : allons de l’avant avec les consultations. Qu’elles aient lieu avant ou après le vote, on s’entend pour dire que c’était un exercice purement parlementaire », s’est réjoui le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, au terme du vote mardi après-midi.

     

    Cela fait près d’un mois que le gouvernement tente de faire adopter le principe du projet de loi 37 interdisant certaines activités destinées à rechercher ou à exploiter du gaz naturel dans le schiste. Mais, jusqu’à mardi, il s’est heurté à l’opposition de la CAQ et du Parti libéral, qui souhaitaient que le gouvernement procède à des consultations particulières avant d’adopter le principe, comme c’est généralement le cas. Or le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, entendait procéder autrement, craignant que les oppositions ne lui refassent « le coup de la 43 », faisant référence au projet de loi sur les mines rejeté par les partis d’opposition à l’étape du principe après avoir mené de longues consultations.

     

    Pourparlers

     

    Refusant de céder à ce qu’il appelait du « chantage », le porte-parole libéral en matière d’Environnement, Gerry Sklavounos, appuyé par la CAQ, avait proposé une motion pour reporter le vote. Québec solidaire s’était abstenu, ce qui avait fait dire au gouvernement que l’opposition ne voulait pas de moratoire.

     

    Depuis, des pourparlers ont eu lieu entre les leaders des quatre partis. « Au début du mois, c’était juste une question de procédurite, affirme François Bonnardel, de la CAQ, avouant du coup qu’il y a eu de l’obstruction volontaire de la part de l’opposition pour faire entendre raison au gouvernement. On s’est entendus avec [le leader parlementaire du gouvernement, Stéphane] Bédard, sur le fait qu’on va adopter le principe. On prend votre parole, mais vous nous faites des consultations immédiatement. »

     

    Au Parti libéral, Gerry Sklavounos affirme que, devant « l’intransigeance » du gouvernement, il fallait faire « un bout de chemin pour tenter de faire fonctionner ce gouvernement ».

     

    Le gouvernement est donc revenu à la charge mardi et le principe du projet de loi a été adopté à l’unanimité. Visiblement fier, Stéphane Bédard s’est amusé un peu au Salon bleu. « Quel beau moment ! J’ai presque le goût de faire un “colleux” au leader de l’opposition [Pierre Moreau] pour lui dire que ce vote est formidable. »

     

    On avait beau avoir une entente informelle, la question des consultations a toutefois causé de nouvelles frictions sur les gens à inviter à venir témoigner en commission parlementaire. La question devrait être réglée par une nouvelle motion gouvernementale qui sera présentée aux parlementaires mercredi.













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