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    Égalité hommes-femmes - Drainville veut contrer les reculs créés par les accommodements

    16 octobre 2013 |Robert Dutrisac | Québec
    Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, Bernard Drainville









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    Bernard Drainville promet que la Charte des valeurs québécoises, si le projet de loi qu’il présentera est adopté, permettra d’empêcher que des accommodements religieux fassent échec à l’égalité entre les femmes et les hommes.

     

    « C’est un fait qu’il y a eu des reculs de l’équité hommes-femmes à cause d’accommodements déraisonnables qui ont été accordées au cours des dernières années », a fait valoir mardi le ministre des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne dans un point de presse qui précédait sa conférence devant des étudiants de l’Université Laval.

     

    « On veut s’assurer que l’égalité hommes-femmes soit renforcée, a fait valoir Bernard Drainville. Ce que nous proposons avec la Charte, ça s’inscrit justement avec toutes ces batailles qui ont été menées par les femmes pour l’égalité. »

     

    Lettre ouverte de Janette Bertrand

     

    Le ministre réagissait ainsi à la lettre ouverte signée par Janette Bertrand et appuyée par près de 20 femmes, dont plusieurs personnalités. « Le principe de l’égalité entre les sexes me semble compromis au nom de la liberté de religion », écrit Janette Bertrand, qui donne son aval à l’adoption d’une charte des valeurs québécoises.

     

    « Je suis très content que des femmes d’une telle crédibilité, pour lesquelles j’ai beaucoup de respect, et même de l’admiration, prennent position dans le débat. Je pense que c’est une très bonne nouvelle », s’est réjoui Bernard Drainville.

     

    L’égalité entre les femmes et les hommes, c’est « une valeur en particulier à laquelle on accorde une importance prédominante [qui] devient une espèce de valeur sacrée », a-t-il dit devant près de 200 étudiants.

     

    Dans un discours d’une vingtaine de minutes, le ministre a exposé de façon pédagogique les éléments du projet de la Charte des valeurs pour ensuite répondre aux questions de l’auditoire pendant une demi-heure.

     

    À l’étudiant qui contestait la constitutionnalité du projet de Charte, Bernard Drainville a répliqué qu’il en avait assez que l’on brandisse l’épouvantail des tribunaux. « Ce sera aux élus de voter. Et après ça, les tribunaux feront leur travail. Que le Parlement se prononce. Moi, j’en ai un peu marre de me faire dire : les juges, les juges, les juges. Je respecte leur domaine de compétence, mais ils ne doivent pas remplacer le Parlement. Et en démocratie, c’est au Parlement de voter les lois. »

     

    Pas d’exclusion en santé

     

    Les échanges entre le ministre et les étudiants ont été d’une courtoisie sans faille, sauf avec un étudiant qui, sans se présenter au micro, est intervenu pour taxer d’« hypocrisie » le gouvernement péquiste. « Ce qui est dommage, Monsieur, c’est de m’avoir formé pendant 20 ans pour que je quitte le Québec à cause de votre politique. Il y en a des milliers qui vont le faire aussi, sans compter ceux qui ne viendront pas », a-t-il lancé en prenant congé sans demander son reste.

     

    Par ailleurs, Bernard Drainville a fermement démenti l’information de La Presse voulant que le gouvernement Marois envisage de permettre aux employés du réseau de la santé de se soustraire à l’interdiction porter des signes religieux. « Il n’y a jamais été question d’exclure [le secteur de] la santé de l’application de la Charte. Jamais. Il n’y a jamais eu de discussions là-dessus », a-t-il tranché. « Sincèrement, je ne sais pas d’où vient cette information. C’est quand même à moi à qui Mme Marois a demandé de s’occuper de la Charte », a plaidé le ministre.













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