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    Prolongement de la ligne bleue du métro: pas d'estimation et d'échéancier

    20 septembre 2013 14h10 |La Presse canadienne | Québec
    Québec estime que ce nouveau segment de la ligne bleue sera utilisé par environ 84 000 personnes quotidiennement et qu'il permettra des économies annuelles de 52 millions $ «grâce à des gains de temps».
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Québec estime que ce nouveau segment de la ligne bleue sera utilisé par environ 84 000 personnes quotidiennement et qu'il permettra des économies annuelles de 52 millions $ «grâce à des gains de temps».
    Le gouvernement Marois a beau vouloir prolonger la ligne bleue du métro de Montréal vers l'est, en plus d'avoir des ambitions similaires pour la ligne jaune à Longueuil, il se dit toutefois dans l'impossibilité d'estimer les coûts de ces projets ainsi que d'en dévoiler l'échéancier.

    Loin de confirmer une première pelletée de terre, le ministre des Transports et des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, a plutôt annoncé, vendredi matin, la mise en place d'un bureau de projet, qui aura le mandat d'évaluer les modes de réalisation ainsi que de financement de ces ambitieux projets.

    Doté d'un budget de 38,8 millions $, ce bureau de projet étalera ses travaux sur deux ans, même si quelque 110 rapports d'analyse sur le sujet ont déjà été soumis au gouvernement provincial, selon des responsables de l'Agence métropolitaine de transport.

    «Tout le monde voudrait que je parte avec ma pelle pour aller creuser, mais la prochaine étape pour ça, c'est le bureau de projet, a dit M. Gaudreault. Quand on aura les études, nous aurons le détail et l'échéancier.»

    Ultimement, la ligne bleue serait prolongée de 6,6, kilomètres vers l'est de la métropole et cinq stations de métro seraient ajoutées afin d'offrir le service jusqu'à l'arrondissement Anjou.

    Le coût du projet pourrait bien atteindre au moins 1,5 milliard $, puisque M. Gaudreault a rappelé que la construction d'un kilomètre de tunnel oscille entre 250 et 300 millions $.

    Le ministre a dit qu'il aimerait que le métro puisse se rendre plus loin dans l'est de Montréal dès le début des années 2020.

    M. Gaudreault a également esquivé les questions en ce qui a trait au dossier du financement du projet. «C'est un défi très grand auquel nous sommes confrontés comme société», a-t-il reconnu.

    Selon M. Gaudreault, les recommandations des consultations sur la politique québécoise de mobilité durable permettront d'identifier de nouvelles sources de revenus pour le transport collectif.

    Ce dernier a également souligné qu'un chantier sur les transports avait été mis en place avec les municipalités afin d'identifier de potentielles sources de financement pour ce genre de projet.

    De son côté, le président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport, Nicolas Girard, a défendu la stratégie mise de l'avant par le gouvernement Marois.

    «Annoncer à ce stade-ci un projet final, c'est ce qui a été fait dans le dossier du train de l'Est avec les résultats qu'on connaît», a souligné l'ex-député péquiste, présent à l'annonce.

    Ce projet de train de banlieue de l'AMT, lancé à l'époque du gouvernement libéral de Jean Charest, a défrayé la manchette à plusieurs reprises en raison des nombreux dépassements de coûts.

    Selon le gouvernement Marois, le nouveau segment de la ligne bleue sera utilisé par environ 84 000 personnes quotidiennement et il permettra des économies annuelles de 52 millions $ «grâce à des gains de temps».

    Lors de la dernière campagne électorale, le Parti québécois avait fait du prolongement de la ligne bleue une de ses priorités en matière de transport en commun.

    Alors que le gouvernement Marois est minoritaire, le ministre Gaudreault a rappelé qu'il ne s'agissait pas d'une annonce afin de courtiser les électeurs, mais plutôt le respect d'un engagement pris lors de la dernière campagne électorale.

    L'annonce de vendredi survient au premier jour de la campagne électorale municipale et alors que se déroule la journée «En ville sans ma voiture!».

    Le ministre responsable de Montréal, Jean-François Lisée, sa collègue responsable de la Montérégie, Marie Malavoy, ainsi que celle en charge de Laval, Nicole Léger, étaient sur place, en compagnie d'élus locaux.


     
     
     
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