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    Interrogatoire de Couillard par l'UPAC - Paradis doute de la «coïncidence»

    20 septembre 2013 |Robert Dutrisac | Québec
    Le député libéral de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis
    Photo: La Presse canadienne (photo) Adrian Wyld Le député libéral de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis

    Québec — Après le néophyte Robert Poëti, c’est au tour du vénérable député libéral Pierre Paradis d’exprimer des doutes sur la coïncidence entre la rentrée parlementaire - assombrie - des libéraux, et la révélation que l’Unité permanente anticollusion (UPAC) a procédé en juillet à une perquisition à la permanence du parti, puis l’interrogatoire du chef Philippe Couillard effectué mercredi à son domicile par des policiers de la Sûreté du Québec.

     

    « Pourquoi c’est arrivé au début de la session parlementaire ? Ça serait arrivé avant et ça aurait pu arriver un peu plus tard, a supputé jeudi Pierre Paradis, qui, en 30 ans de vie politique, en a vu de ces drôles de coïncidences. Je me pose la même question que vous me posez. Et je n’ai pas de réponse à vous donner. »

     

    Pierre Paradis n’est pas prêt à affirmer que l’UPAC poursuivait d’autres objectifs que de mener son enquête. Mais il a des doutes. « En politique, vous avez un doute sur tout. Vous devez même douter de vous-même parfois », a-t-il dit, sourire en coin.

     

    Mercredi, le député de Marguerite-Bourgeoys, Robert Poëti, un ancien policier de la SQ, laissait entendre qu’alors que s’amorce la rentrée parlementaire, l’interrogatoire de Philippe Couillard qui suivait la perquisition ébruitée n’était pas le fruit du hasard.

     

    Si les policiers de la SQ ont interrogé Philippe Couillard, l’ancien chef libéral et premier ministre Jean Charest, lui, n’a pas été inquiété. À son bureau chez McCarthy Tétrault, on a confirmé au Devoir que les policiers ne l’avaient pas rencontré, ni qu’ils avaient demandé à le rencontrer.

     

    Pierre Paradis ne craint pas que l’enquête menée par l’UPAC menace la survie du PLQ ; le parti n’en est pas à sa première « crisette », estime le député. « Le Parti libéral transcende les différentes décennies au Québec. C’est un parti qui a duré parce que les valeurs du parti sont solides. Ce sont des valeurs de droit et de liberté individuelle. C’est un parti qui est attaché au Canada. Ces valeurs-là font en sorte qu’à travers les crisettes, on peut traverser - et on n’en connaît pas l’ampleur -, on survit toujours », a-t-il avancé.

     

    La crédibilité de l’UPAC

     

    Jeudi, le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a accusé les libéraux de miner la crédibilité de l’UPAC avec leurs allusions. « Est-ce qu’on doit comprendre que parce que tout à coup, le Parti libéral est sous la loupe de l’UPAC, cette structure que ce parti se targue d’avoir mise en place n’a plus la crédibilité requise pour faire son travail ? »,s’est insurgé le ministre.

     

    « Si c’est le cas, qu’on pose la question directement, qu’on le dise et qu’on cesse ces sous-entendus malsains qui, je pense, minent la crédibilité de l’UPAC », a-t-il poursuivi.

     

    Son collègue, Pascal Bérubé, ministre délégué au Tourisme, s’était découvert un intérêt pour la question. Il a dit souhaiter que Robert Poëti précise sa pensée quand il évoque que « l’agenda de l’UPAC serait soumis à des impératifs politiques ». Ce sont des accusations « extrêmement graves », croit le ministre.

     
     
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