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    Philippe Couillard embarrassé par la perquisition de l'UPAC au PLQ

    18 septembre 2013 08h56 |La Presse canadienne | Québec
    Philippe Couillard a dit qu'il allait assumer le passé et qu'il collaborerait à l'enquête. À sa connaissance, aucun député libéral n'a à ce jour été interrogé par la police en relation avec la perquisition, a-t-il dit.
    Photo: Pedro Ruiz - Archives Le Devoir Philippe Couillard a dit qu'il allait assumer le passé et qu'il collaborerait à l'enquête. À sa connaissance, aucun député libéral n'a à ce jour été interrogé par la police en relation avec la perquisition, a-t-il dit.
    Québec — La rentrée parlementaire des libéraux de Philippe Couillard a été entachée, mardi, par de nouveaux doutes surgis à propos des pratiques de financement en cours au Parti libéral du Québec (PLQ).

    Le chef libéral a confirmé que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) avait effectué une perquisition dans les locaux du parti à Montréal en juillet, et que des documents avaient alors été saisis par la police.

    «Le passé est là. On ne le refera pas. On va l'assumer. On va s'assurer que les gens aient à répondre de leurs actes», a dit M. Couillard, en ajoutant que la journée était «moins agréable que d'autres».

    Transparence

    Lui qui a fait de la transparence une des marques de commerce de son leadership a dû aussi expliquer pourquoi il avait choisi en juillet de ne pas rendre publique cette opération policière, ni d'en saisir son caucus. Seul l'exécutif du parti a été mis au courant.

    Pour justifier son choix, M. Couillard a fait valoir qu'il n'avait pas voulu perturber l'enquête policière. Il a aussi dit que de toute façon, tôt ou tard, l'information serait connue, d'autant plus si des accusations formelles sont portées.

    «Je veux la vérité, a-t-il dit. Je veux que si des personnes ont agi illégalement qu'elles en répondent.»

    Depuis, les membres du caucus libéral ont été interpellés, à l'interne, pour savoir s'ils avaient fait l'objet de questions de l'UPAC. À sa connaissance, à ce jour, aucun député libéral n'a été interrogé par la police en relation avec cette perquisition. Lui-même n'a pas été interrogé. Il a ajouté qu'il ignorait et ne voulait pas savoir si d'anciens députés ou ministres libéraux avaient été interrogés par la police.

    Il est difficile d'en savoir davantage sur le travail des policiers dans cette affaire, car le mandat de perquisition a été mis sous scellé afin que son contenu ne puisse pas être rendu public.

    À propos de la perquisition aux locaux du PLQ, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a noté que Philippe Couillard n'avait pas informé son caucus de cette intervention policière, alors qu'il «avait promis de la transparence» dans son parti lorsqu'il en est devenu le chef.

    Par Jocelyne Richer












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