Charte des valeurs québécoises - L’inconfort des forces souverainistes explose

Reconnue pour son franc-parler, Maria Mourani n’a pas dérogé à ses habitudes dans le débat entourant la Charte des valeurs du Parti québécois (PQ). Elle a enchaîné les entrevues mercredi pour s’opposer farouchement à la proposition de Bernard Drainville, l’accusant dans le Journal de Montréal de « faire fausse route » en instaurant une « discrimination contre les femmes ».
Photo: Clément Allard - Le Devoir Reconnue pour son franc-parler, Maria Mourani n’a pas dérogé à ses habitudes dans le débat entourant la Charte des valeurs du Parti québécois (PQ). Elle a enchaîné les entrevues mercredi pour s’opposer farouchement à la proposition de Bernard Drainville, l’accusant dans le Journal de Montréal de « faire fausse route » en instaurant une « discrimination contre les femmes ».

Ottawa — L’inconfort provoqué au sein des forces souverainistes par la Charte des valeurs québécoises du gouvernement Marois s’est exacerbé, jeudi, au point de mener à une rupture chez les bloquistes à Ottawa. Et l’expulsion de Maria Mourani du caucus du Bloc québécois n’a rien fait pour calmer le jeu. Au contraire, quelques militants ont déchiré leur carte du parti, deux membres d’exécutif ont claqué la porte, et même l’ex-premier ministre Bernard Landry s’est porté à sa défense.

Reconnue pour son franc-parler, Maria Mourani n’a pas dérogé à ses habitudes dans le débat entourant la Charte des valeurs du Parti québécois (PQ). Elle a enchaîné les entrevues mercredi pour s’opposer farouchement à la proposition de Bernard Drainville, l’accusant dans le Journal de Montréal de « faire fausse route » en instaurant une « discrimination contre les femmes ». À RDI, elle a déploré que le PQ s’apprête à perdre des joueurs « qui ne veulent plus faire partie de ce mouvement-là parce qu’ils pensent que c’est un nationalisme ethnique ».

 

Pour son chef, Daniel Paillé, c’en était assez. Il a prévenu Mme Mourani qu’elle ne pourrait continuer à s’exprimer « de façon aussi virulente » ni à faire partie du collectif des Indépendantistes pour une laïcité inclusive (qui compte d’autres ex-bloquistes et ne défend l’interdiction de signes religieux qu’aux représentants de l’État en position d’autorité).

 

Mme Mourani a poursuivi ses sorties. « À un moment donné, j’ai conclu », a expliqué M. Paillé au Devoir hier. La décision était difficile, dit-il, mais les positions étaient « inconciliables ».

 

Dans la sphère bloquiste, on avance que M. Paillé n’avait d’autre choix que de riposter à ce refus de suivre la ligne de parti et de faire preuve de plus de réserve.

 

Mais les réactions n’ont pas tardé. Pour Bernard Landry, la direction du Bloc a commis une « erreur » en expulsant la députée, d’autant plus que la discipline de parti n’est pas véritablement en cause puisque le vote sur la Charte des valeurs québécoises ne se tient pas à la Chambre des communes. « C’est une émission d’opinion dans un débat démocratique important », a-t-il livré au Devoir.

 

« Je suis profondément attristé, a poursuivi l’ancien premier ministre. J’ai une immense sympathie pour cette femme. Ç’a été une militante exceptionnelle. Elle est elle-même un modèle d’intégration. Elle n’est pas née sur les rives du Saint-Laurent, mais sur les rives de la Méditerranée, et elle est devenue profondément québécoise. »

 

Bernard Landry ne partage aucunement les vues de Mme Mourani quand elle accuse le gouvernement Marois de sombrer dans le nationalisme ethnique. « Mais on peut diverger d’opinion. » Lui-même est en « accord total » avec le projet du gouvernement.

 

L’affaire a ébranlé des membres du parti. À Jonquière-Alma, deux membres de l’exécutif du Bloc ont claqué la porte, Émilie Lachance et Julie Sheinck (qui a aussi travaillé auprès d’Option nationale), selon ce qu’a révélé Radio-Canada.

 

Au moins deux militants ont en outre publié, sur Twitter, une photo de leur carte de membre déchirée. « Il y a un sentiment présentement que le Parti québécois et le Bloc demandent l’opinion des citoyens sur la Charte des valeurs, mais à condition que leurs députés, eux, gardent la ligne de parti et se disent “pour” sans poser plus de questions […] Je ne pense pas être le seul à être en beau fusil », a dit l’un d’eux au Devoir, Jérôme Boucher, blogueur au Huffington Post.

 

Le chef bloquiste a refusé de s’inquiéter de ces répercussions. Et il s’est défendu d’empêcher le débat. « On peut être en désaccord sur certains aspects. Mais de manière aussi virulente… On ne pourrait pas faire son rôle de député du Bloc québécois, qui est de faire valoir à Ottawa les intérêts du Québec sans compromis. »

 

Mme Mourani n’a pas accordé d’entrevue hier, réservant ses commentaires pour un point de presse aujourd’hui.

 

Le projet de Charte des valeurs ne fait pas l’unanimité au Canada, ni au Québec. « Je vous dirais qu’il divise les Québécois et qu’il divise aussi les indépendantistes. Ce n’est vraiment pas une bonne stratégie, parce que l’indépendance, on va la faire avec tout le monde », avait en outre défendu Mme Mourani.

 

Pas de division au PQ?

 

Du côté du Parti québécois, Pauline Marois a souligné que ses troupes sont unies. « Il y a eu un travail qui s’est fait par l’ensemble des membres du parti sur cet enjeu, et le caucus adhère complètement à ce qui est proposé », a déclaré la première ministre québécoise.

 

Le ministre Drainville a comme sa chef refusé de commenter le conflit bloquiste, mais il s’est défendu de faire dans le « nationalisme ethnique » en arguant que les péquistes sont « porteurs d’un nationalisme qui est ouvert à tous ».

 

Mais le chef libéral Philippe Couillard a plutôt reproché une sorte d’« absolutisme » au sein du mouvement souverainiste. « Mme Mourani vient de recevoir une bulle d’excommunication. »

 

La coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a de son côté déploré que le débat prenne une « mauvaise tournure », estimant que les opinions « tranchées » de Mme Mourani faisaient d’elle « une voix peut-être un peu dérangeante », mais « nécessaire » au Bloc. Elle craint aussi que le mouvement souverainiste ait l’air de bâillonner ses troupes.

 

Sur la scène fédérale, Justin Trudeau a aussi réitéré ses reproches des derniers jours. « Mme Marois a sous-estimé les Québécois », a écrit le chef libéral sur Twitter.

 

Le ministre de la Sécurité publique, le Québécois Steven Blaney, a quant à lui refusé pour une deuxième journée de commenter la Charte, tout comme ses collègues, qui se réfugient dans le mutisme.

 

Paillé et Mourani d’accord

 

M. Paillé et Mme Mourani ont beau avoir mis fin à leur union bloquiste, tous deux sont pourtant du même avis. Mardi, le chef du Bloc laissait lui-même entendre que la proposition péquiste allait peut-être trop loin, en rappelant la position du Bloc devant la commission Bouchard-Taylor proposant l’interdiction de symboles religieux pour les postes « qui représentent l’autorité de l’État ». Le parti disait même voir « mal la pertinence d’une interdiction globale ».

 

Mme Mourani est arrivée deuxième, derrière M. Paillé, lors de la course à la direction de 2011.

 

Dans la sphère bloquiste, on exclut que le différend découle d’un conflit de personnalités. Si l’on reconnaît que Mme Mourani a son franc-parler, on rappelle qu’elle était la seule députée à Montréal et l’une des personnes élues du parti aux Communes. Dans ce contexte, « tu fais des compromis », explique une source.

 

Élue dans une circonscription multiculturelle à Ahuntsic, Mme Mourani aurait peut-être fait le calcul qu’il valait mieux partir pour tenter de sauver ses appuis électoraux, a avancé cette même source.

170 commentaires
  • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 13 septembre 2013 00 h 26

    M. Drainville s'est défendu...

    ... de faire dans le nationalisme ethnique. Reste qu'il est for inquiet de rien de moins que l'islamisation de la société Québécoise, selon une entrevue qu'il a donnée hier à Radio-Canada:

    https://soundcloud.com/thomasgerbet/bernard-drainville-sur-l

    Mais il est dorénavant interdit de parler de x...

    • Gilles Théberge - Abonné 13 septembre 2013 08 h 03

      Vous ne pouvez nier la place grandissante que tentent de prendre les religions dans une foule d'Institutions.

      C'est de bonne guerre quand on s'oppose au gouvernement que de mettre l'accent sur l'Islam. N'est-ce pas la plus facile à identifier et sur laquelle au demeurant on voudrait faire porter la totalité de la crise qui se développe présentement.

      Mais il y a cependant une croissance importante et continue d'autres types de confessions religieuses notamment chrétiennes, qui rêvent d'investir l'espace public et d'y exercer une influence grandissante.

      C'est pourquoi il importe de bien considérer l'ensemble des aspects de cette crise. Et je conclus que se limiter à faire une critique partisane, n'élève ni le débat ni ceux qui s'en servent de cette fin...

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 13 septembre 2013 08 h 57

      Bonjour M. Théberge. En fait, oui, je peux le nier jusqu'à ce qu'on m'en fasse la démonstration, et qu'on me démontre que ce soit une particularité de notre époque, et que l'on me démontre en quoi le religieux influe sur la mission et le service qu'offrent ces institutions.

      Ensuite, je mettais l'accent sur l'Islam parce-qu'ici comme en France, même si officiellement le gouvernement et ses représentants disent que toutes les religions sont visées, par la suite informellement ils parlent du péril musulman. Incohérence distraite ou hypocrisie?

      Ensuite vous mentionnez les sectes chrétiennes. Vous avez bien raison. Mais comme au sein du gouvernement Harper, celles-ci peuvent très bien opérer sans signe «ostentatoire».

      Enfin, rien de partisan dans mon désaccord: les discours de M. Drainville et du gouvernement Marois me troublent profondément, ne vous en déplaise. Que je m'oppose à une décision du gouvernement ou que je ne partage pas votre opinion voudrait dire que j'agis par partisannerie et sans conviction sincère? Expliquez-moi.

    • Hélène Paulette - Abonnée 13 septembre 2013 15 h 15

      Nous ne vivons pas en vase clos et il est évident que l'Islam intégriste se politise puisqu'il y a des partis religieux bien subventionnés par les Émirats qui, d'ailleurs, ne se limitent pas au Proche-Orient et financent ici même au Québec.

    • jean Gilbert - Inscrit 14 septembre 2013 20 h 19

      Tout le monde sait très bien qu’un ‘nationalisme ethnique’ c’est basé sur l’hérédité et la généalogie et que cela a mené à l’extermination de plusieurs minorités au cours d l'histoire … ce qui n’est pas du tout le nationalisme prôné au Québec. Ce sont des propos inacceptables ...

      Au Québec c’est un ‘nationalisme culturel et linguistique’ qui permet à quiconque voulant s’intégrer, peu importe son origine ethnique, de faire partie de la nation pourvu qu’il adhère aux lois, à la langue et aux valeurs communes … dont l’égalité entre les hommes et les femmes ...

      C'est cette dernière valeur qui ne correspond pas aux valeurs de nos intégristes religieux, peu importe la religion dont on parle ...

  • Gaetane Derome - Abonnée 13 septembre 2013 00 h 34

    Le travail du Bloc Quebecois.

    Il me semble que le travail du Bloc Quebecois a Ottawa c'est de defendre l'interet de la majorite des Quebecois(es).Ce n'est pas de s'allier aux partis federalistes.Si Mme Mourani n'est plus capable de faire ce travail,elle n'y a plus sa place..Mais je suis quelque peu decue par cette divergeance parmis les membres du Bloc.

    • J-F Garneau - Inscrit 13 septembre 2013 07 h 49

      En quoi son opinion dans le débat actuel "l'allie aux partis fédéralistes"?

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 13 septembre 2013 09 h 04

      M. Garneau, parce-que:

      «If you're not with us, you're against us»...

    • André Michaud - Inscrit 13 septembre 2013 11 h 36

      Mme Mourani semble une femmes de conviction, pas une suiveuse de troupeau, c'est tout à son honneur.

      Pour elle la liberté individuelle des femmes n'est pas négociable. Et pas question de faire des femmes musulmanes des boucs émissaires pour avoir les votes de gens qui pensent comme à Hérouxville.

      L'état est déjà laique et les deux chartes reconnaissent l'égalité des sexes..

      On a pas besoin d'une autre charte plus ethnocentriste, mais de balises à certains accomodements ; fêtes religieuses, lieu de culte au travail, pas de voile intégral...

    • Cyril Dionne - Abonné 13 septembre 2013 16 h 49

      Pour tous nos scribes des partis Libéral et de Québec solidaire ici dans ce forum, Mme Mourani a seulement fait un calcul politique. Sa base dans le comté d'Athunsic, est essentiellement composée de différentes ethnies non-européennes, farouchement opposées à la Charte des valeurs québécoises puisque celles-ci veulent continuer à vivre dans le passé. Faut-il rappeler à ces chers messieurs que Mme Mourani a presqu'été battue dans son comté lors de la dernière élection de mai 2011.

      Alors, le discours et la position multiculturaliste de Mme Mourani avec la laïcité ouverte ou inclusive (même chose) est très populaire avec sa base électorale puisque celle-ci favorise le communautarisme et n'a aucune intention de s'adapter et de s'intégrer dans la société québécoise. Il semble qu'ils sont profondément attachés à des vestiges religieux millénaires et du même coup, vigoureusement opposés à nos valeurs fondamentales. Ils ne veulent pas de l'égalité homme-femme et pour eux, l'État n'est que l'extension de leurs croyances religieuses. Ils n'aiment pas la liberté, la démocratie et surtout le libre arbitre dans la sphère publique et privée puisque ceux-ci vont à l'encontre de leurs dogmes religieux respectifs. Et ici, on ne mentionnera pas leur position quasi homophobe.

      Et vous savez, selon un nouveau sondage effectué au Canada à la fin du mois d'août 2013 (Forum Research), plus de 42% de l'ensemble des Canadiens approuve la démarche du projet de la Charte des valeurs québécoise. En Ontario, c'est 50%.

      http://news.nationalpost.com/2013/08/26/almost-hal

    • Gaetane Derome - Abonnée 13 septembre 2013 17 h 34

      @M.Michaud
      "Pour elle la liberte individuelle des femmes..".Monsieur,nos grands-meres et nos meres ont travaille fort pour cette liberte.Moi-meme,quand j'ai fait mes etudes nous etions minoritaires.Il ne faut pas revenir en arriere,les filles d'aujourd'hui,leurs filles meritent cette liberte.Je vous invite a lire la lettre suivante:
      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 13 septembre 2013 19 h 56

      «Mme Mourani a seulement fait un calcul politique...»

      Vous avez pas honte, M. Dionne?

    • Cyril Dionne - Abonné 13 septembre 2013 22 h 20

      @ Jean-Christophe Leblond

      Bien oui, c'était bel et bien un calcul politique de la part de Maria Mourani. Et ce sont des excuses qu'on aimerait bien avoir de la part de celle-ci.

      Accusé les Québécois de nationalisme ethnique revient à la même équation que d'intimider les opinions de la majorité des québécois par l'utilisation excessive de la rectitude politique en brandissant le spectre du racisme lorsque ceux-ci expriment une opinion contraire à celles véhiculées par le lobby multiculturaliste et communautariste. Si vous n'êtes pas d'accord avec ma réponse, vous n'avez qu'à consulter les récents sondages qui démontrent, sans l'ombre d'un doute, que les gens partout au Canada, que ce soit en Ontario ou ailleurs, en ont ras-le-bol de faire passer pour xénophobe lorsqu'ils ne sont pas d'accord avec les grands prêtres du multiculturalisme.

      42% pour le Canada entier et 50% pour l'Ontario. Que voulez-vous de plus ?

      Encore une fois, quand on travaille pour ces mêmes communautés à travers d'une nuance politique, on a tendance à ne pas voir les choses comme elles le sont. Comme ceux qui sont payés pour livrer le message d'un communautarisme rétrograde d'une autre époque.

      Solidairement et pédagogiquement vôtre.

  • Raouf Naggar - Abonné 13 septembre 2013 00 h 49

    Quel gâchis

    C'est bien triste de voir le PQ et le Bloc saboter un sujet si important avec autant de maladresses et se mettre à dos de précieux militants. J'espère que la qualité de savoir se raviser, observée depuis la dernière élection, refera surface rapidement.

  • Benoît Gagnon - Inscrit 13 septembre 2013 00 h 51

    Journalisme politique

    "Au moins deux militants ont en outre publié, sur Twitter, une photo de leur carte de membre déchirée."

    Depuis quand utilise-t-on l'avis de deux personnes (qui pourraient être n'importe qui, aussi bien des personnes ne faisant même pas partie du Bloc...) sur Twits-heure pour étayer un argumentaire dans un journal?

    • Gilles Théberge - Abonné 13 septembre 2013 08 h 06

      Ça peut-être soit de la manipulation, soit la dérive d'une réaction intempestive. Mais dans tous les cas, c'est triste.

      On est pas sorti de l'auberge!

    • Marc Blanchard - Inscrit 13 septembre 2013 09 h 14

      Twitter n'est pas une source fiable.

    • Fred Plamondon - Inscrit 13 septembre 2013 09 h 25

      Il faut quand même faire la distinction entre un texte argumentatif et une description des événements.

      L'auteur ne défend pas une opinion, il rapporte un certains nombre de faits et laisse le soin aux lecteurs de les interpréter.

  • Mario Leroux - Inscrit 13 septembre 2013 01 h 48

    Division

    Voilà ce que je disais....ça explose.Pauline je le répète depuis 3 jours vous êtes Déconnectée de la réalité.La chicane est débutée oui les déchirements,la division des souverainistes et ce n'est qu'un début....aux sceptiques eh bien vous verrez la suite.Dommage pour le Québec!

    • Mario Gauthier - Inscrit 13 septembre 2013 10 h 32

      "Déconnecté de la réalité"

      La réalité n'est toujours placé sous le signe du concensus et de l'unanimité.

      Au lieu de penser que tous s'entredéchireront ou de proner "le confort et l'indifférence", il vaudrait mieux considérer, à mon humble avis, que si ce projet de loi - qui me semble tout à fait en phase avec un fait de société qui est inévitable - génère une polémique, c'est quelque chose d'essentiel.

      Les débats sont sensés être au coeur de la démocratie, non?

      Je suis donc un "sceptique" et j'attendrai la suite...avec intérêt.

    • Laurier Boivin - Inscrit 13 septembre 2013 13 h 46

      Vous allez voir samedi à Montréal lors de la manifestation contre la charte, organisée par on ne sait qui, que le mot que vous employez soit "explosion" pourrait ne pas seulement être une métafore. En effet,je spupçonne certaines personnes de vouloir répéter les manifestations du printemps dernier. Il ne faudrait pas que le monde entier pense que le Québec est à feu et à sang encore une fois.