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    Le PQ renie l’héritage de René Lévesque, dit Couillard

    12 septembre 2013 | Robert Dutrisac | Québec
    Philippe Couillard
    Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Philippe Couillard

    Québec — Vingt-quatre heures après le dévoilement de la Charte des valeurs québécoises, Philippe Couillard a accusé le gouvernement péquiste de renier l’héritage de René Lévesque.

     

    « C’est la Charte de la chicane », a déclaré la chef libéral, qui était flanqué des députées Christine St-Pierre et Maryse Gaudreault. « Il est également clair que le Parti québécois, depuis hier [mardi], tourne le dos à l’héritage de René Lévesque, héritage d’ouverture, de démocratie qui a caractérisé ce grand Québécois. »

     

    Philippe Couillard s’oppose catégoriquement à l’interdiction faite aux employés de l’État de porter des signes religieux dits ostentatoires, une atteinte aux libertés individuelles « qui n’a pas beaucoup de précédents » au Québec, selon lui. Aucun compromis n’est envisageable. Mais comme les autres éléments de la Charte trouvent grâce à ses yeux, il demande au gouvernement de scinder le projet de loi pour que puissent être adoptées, à l’unanimité, les dispositions sur la neutralité religieuse de l’État, les balises encadrant les accommodements raisonnables, la réception des services publics à visage découvert et la préservation du patrimoine religieux comme le crucifix à l’Assemblée nationale.

     

    Ces éléments font consensus, croit-il et le gouvernement Marois doit « réaliser que les Québécois, partout, n’aiment pas la chicane, surtout la chicane entre Québécois ». Il estime que le gouvernement péquiste a « créé de toutes pièces une pseudocrise » avec un document qui « semble avoir été écrit par des organisateurs électoraux à l’affût des sondages et de l’endroit où il faut toucher le nerf sensible pour gagner des points ».

     

    « Personne ne parle de ces questions, personne n’est inquiet de ces questions, a soutenu Philippe Couillard. Ça ne fonctionnera pas parce que j’ai la conviction que les Québécois ne sont pas là, ils ne sont pas de cette école revancharde, faible, apeurée. »

     

    Le gouvernement se veut rassurant

     

    Au lendemain du dévoilement du document de réflexion sur la Charte, la première ministre Pauline Marois a qualifié le projet de « parfaitement équilibré ». Elle a dit souhaiter que le « débat se fasse le plus sereinement possible ».

     

    La ministre responsable de la Condition féminine, Agnès Maltais, s’est réjouie que « le combat de l’égalité hommes-femmes, maintenant, [soit] inscrit dans une charte ». Elle a indiqué qu’il y a « toutes sortes de mécanismes » qui permettront d’éviter que des fonctionnaires qui insistent pour porter le voile soient congédiées.

     

    Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne s’est dit « tanné » qu’au Canada anglais, on parle d’extrémisme pour qualifier la Charte.

     

    Enfin, le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a soutenu que les juristes de son ministère sont « très confiants des assises juridiques qui sous-tendent le document » d’orientation. « Vous risquez d’entendre des opinions de tous les genres ; c’est souvent le cas dans le milieu juridique », a-t-il toutefois prévenu.

     
     
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