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    Les jeunes libéraux suggèrent de fermer les bars à 5h30

    10 août 2013 14h58 |Jessica Nadeau | Québec
    Présent au congrès de la Commission-Jeunesse de son parti, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a refusé de se prononcer sur le sujet, disant vouloir laisser les jeunes débattre de la question.
    Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Présent au congrès de la Commission-Jeunesse de son parti, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a refusé de se prononcer sur le sujet, disant vouloir laisser les jeunes débattre de la question.
    Saint-Augustin-de-Desmaures — Les jeunes libéraux veulent prolonger l'heure d'ouverture des bars jusqu'à 5h30 les soirs de fin de semaine, et ce, dans le but de favoriser le tourisme. C'est l'une des résolutions qui sera étudiée dimanche par les quelque 400 jeunes réunis en congrès jusqu'à dimanche à Saint-Augustin-de-Desmaures.

    Le chef Philippe Couillard a refusé de se prononcer sur le sujet, disant vouloir laisser les jeunes débattre de la question. «Ça fait au moins partie d'une des préoccupations que la jeunesse a, laissons-les s'exprimer, en discuter en discuter et on reviendra là-dessus », a répondu le chef libéral et ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, esquivant les nombreuses questions des journalistes sur le sujet.

    Dans le cahier des résolutions du 31e congrès des jeunes libéraux, on peut y lire que « la Commission-Jeunesse du PLQ demande au Parti libéral du Québec qu'il s'engage, dès son retour au gouvernement, à augmenter de 3h à 5h30 les vendredis et samedis soir l'heure de fermeture des bars, tavernes, boîtes de nuit et autres débits de boissons afin de rentabiliser davantage l'industrie du divertissement nocturne, dans un souci de développement du tourisme ».

    Selon la commission politique jeune de Montréal, qui est à l'origine de cette résolution, les heures de fermeture pourraient être modulées en fonction des quartiers et de l'achalandage pour prendre en considération les périodes de forte affluence touristique.

    «L'industrie du divertissement nocturne est de moins en moins associée à un monde immoral, dangereux et marginal, comme elle était perçue par le passé. Au contraire, cette industrie est dorénavant considérée comme légitime et profitable. De plus, elle améliore l'image de la ville dans un environnement urbain, animé et cosmopolite.»

    Les jeunes libéraux de Montréal rappellent que la métropole «se positionne comme une destination touristique majeure» et proposent de s'inspirer des villes de New York et de Londres, où l'État gère et encadre l'industrie du divertissement nocturne par le biais d'organismes parapublics.

    «Les villes telles New York et Londres, où l'industrie du divertissement nocturne est supervisée et encouragée par l'État, sont, depuis l'adoption desdites mesures, plus sécuritaires», peut-on lire dans le document présenté aux participants samedi matin.

    En coulisses, certains jeunes semblaient étonnés par cette proposition. «Il faudrait peut-être réviser les filtres pour choisir les propositions étudiées», affirmait un jeune libéral à son confrère qui rigolait à la lecture de cette proposition.

    Santé publique

    À l'entrée du congrès, le député libéral Robert Poeti, porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, n'était pas contre. «L'idée est intéressante», dit-il, ajoutant qu'il faudrait parler avec les propriétaires et associations de bars. «Ce n'est pas quelque chose que je réfute et à laquelle je dis non d'emblée, pas du tout. Je pense qu'il faut le regarder, c'est intéressant.»

    Son collègue Yves Bolduc, responsable de la santé, semblait moins enthousiaste à l'idée, rappelant les impacts de la consommation excessive d'alcool sur la santé publique. «Il faut quand même faire attention parce que si les heures des bars se perdurent dans le temps, les gens sortent plus longtemps, ils ont plus de chances de consommer de l'alcool. Ce sont des discussions qui doivent avoir lieu, mais il faut rappeler aux Québécois qu'il faut quand même avoir une discipline de ce côté-là: consommation raisonnable.»

    Il estime que la majorité des Québécois ont une bonne culture de consommation d'alcool, mais cible notamment «une consommation chez les jeunes de façon très importante les fins de semaine».

    Il refuse de se prononcer de façon plus implicite, affirmant que ce n'était pas la place pour le faire à ce moment-ci. «Dans un congrès, les jeunes apportent de nouvelles idées et on regarde les idées, ce qui ne veut pas dire qu'elles vont être acceptées. On n'a pas, aujourd'hui, à se positionner là-dessus. On va écouter.»

    Couillard se prononce sur les CPE

    Le chef du parti s'est prononcé sur un certain nombre de propositions, se disant pour la réforme fiscale proposée par les jeunes libéraux — qui s'intéressent, cette année, à la justice sociale et à l'égalité des chances. «Les propositions sur la fiscalité sont très intéressantes, a soutenu Philippe Couillard en point de presse. Ce n'est quand même pas normal que les gens qui ont des revenus moyens se trouvent à avoir moins d'argent dans leurs poches quand ils augmentent de salaire. Ça ne marche pas, on ne peut pas faire progresser une société comme ça.»

    Le nouveau chef se dit également favorable à l'idée de favoriser l'accès des populations les plus défavorisées à des places en CPE, tel que proposé par l'aile jeunesse du Parti libéral. Il adhère au principe de revoir le mode d'attribution des permis pour en octroyer davantage dans les quartiers défavorisés. Il émet toutefois de grosses réserves sur l'idée d'attribuer les places selon un principe basé sur le revenu des parents plutôt que sur la date d'inscription à la liste d'attente. «On n'ira pas demander le revenu des gens sur les listes d'attente, on verra les détails de cette discussion demain, mais il y a des questions de confidentialité qui s'appliquent.»

    Privatiser la SAQ?

    Les jeunes libéraux veulent également privatiser la Société des alcools du Québec (SAQ). La commission politique jeune de la Montérégie propose de «vendre progressivement la totalité des actifs de la Société des alcools du Québec sur le marché». Les jeunes rappellent que la présence d'un monopole d'État remonte à près d'une centaine d'années, à l'époque de la prohibition, et croient qu'il est temps de passer au privé puisque «la SAQ garde les consommateurs captifs d'une marge bénéficiaire brute atteignant 53,2 % en 2011-2012 sur ses produits».
     
     
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