Les revenus de Loto-Québec plafonnent

Loto-Québec mise sur la cure de rajeunissement du Casino de Montréal, au coût de 305 millions, pour relancer la maison de jeu.
Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Loto-Québec mise sur la cure de rajeunissement du Casino de Montréal, au coût de 305 millions, pour relancer la maison de jeu.

Les revenus de Loto-Québec sont au neutre, en raison notamment de la rude concurrence dans plusieurs jeux de hasard, au moment où le gouvernement Marois demande un effort supplémentaire à la société d’État pour atteindre l’équilibre budgétaire.


Loto-Québec a versé un dividende de 1,2 milliard dans les coffres de l’État lors de l’exercice qui s’est terminé le 31 mars dernier, en très légère baisse de 0,2 % par rapport à l’année précédente, indique le rapport annuel de la société, déposé vendredi à l’Assemblée nationale. Les revenus totaux issus des loteries, des casinos, des appareils de loterie vidéo et des bingos se sont élevés à 3,6 milliards, en baisse de 1,2 %.


Loto-Québec doit redoubler d’ardeur pour augmenter ses revenus, parce que le gouvernement Marois a demandé à la société d’État de verser 50 millions de plus dans les coffres de l’État dès cette année, et 90 millions l’an prochain. Tous les ministères et organismes gouvernementaux doivent participer pour venir à bout du déficit, a décrété le ministre des Finances, Nicolas Marceau.


Les casinos


Loto-Québec mise sur la cure de rajeunissement du Casino de Montréal, au coût de 305 millions, pour relancer la maison de jeu. « Enfin, on aura un casino tout neuf cet automne après quatre ans de travaux. On pense que ça va aider de façon considérable », a dit Jean-Pierre Roy, directeur des relations de presse à la société d’État.


Les inconvénients liés aux travaux de rénovation du Casino de Montréal ont contribué en bonne partie à la baisse de 2,9 % des revenus des maisons de jeu, selon Loto-Québec. L’offre prochaine d’alcool aux tables de jeu doit cependant faire augmenter les revenus des quatre casinos québécois, selon la société d’État.


Le remplacement des 11 683 appareils de loterie vidéo par des machines plus attrayantes fait aussi partie des plans pour contrer la baisse de popularité de ce jeu, dont les revenus ont diminué de 2,5 % par rapport à l’an dernier. La moitié des appareils ont été remplacés, surtout à Montréal et dans les couronnes nord et sud. Tous les appareils, situés dans 1870 établissements (surtout des bars), auront été remplacés à l’automne.


Du côté des bingos, comme l’a rapporté Le Devoir cette semaine, le nouveau jeu Kinzo, plus dynamique et axé sur le multimédia, aide à relancer l’intérêt pour cette industrie à la clientèle vieillissante. Les revenus du bingo (dont le Kinzo) ont augmenté de 8,8 %, en raison de l’ouverture de nouvelles salles de Kinzo. Une vingtaine de ces salles auront pignon sur rue d’ici un an, selon Loto-Québec.

1 commentaire
  • Leclerc Éric - Inscrit 16 juin 2013 20 h 09

    Les québécois auraient-ils enfin compris que tout est joué d'avance?

    En 1970 lorsque le gouvernement libéral de Robert Bourassa a décidé de légaliser le jeu partout au Québec, il a eu l'idée géniale de créer Loto-Québec.

    À cette époque le salaire hebdomadaire moyen au Québec étant ce qu'il était, il était alléchant d'acheter un ou plusieurs billets dans l'espoir de gagner une somme moyenne ou plus importante, et créer des slogans du style "Un jour ce sera ton tour!" etc.

    Forcé d'admettre que tout est statistiquement calculé à partir des gros lots proposés qui font exploser la vente des billets, jusqu'aux campagnes publicitaires qui ciblent de plus en plus les jeunes (clientèle visée par Loto-Québec), puisque même les salles de bingo reliées au réseau de jeu en ligne de Loto-Québec affichent des baisses marquées.

    Tout n'est que hasard!