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    Lisette Lapointe se sent exclue de son ancien parti

    13 juin 2013 10h08 |Jessica Nadeau | Québec
    L’ancienne députée péquiste Lisette Lapointe comprend mal l'attitude de son ancien parti.
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir L’ancienne députée péquiste Lisette Lapointe comprend mal l'attitude de son ancien parti.
    Québec — L'ancienne députée péquiste Lisette Lapointe se sent exclue par le gouvernement Marois qui n'a pas daigné lui réserver un siège du bon côté dans la tribune du gouvernement à l'Assemblée nationale où elle venait appuyer le dépôt d'une pétition des citoyens de Saint-Adolphe-d'Howard par le député péquiste d'Argenteuil, Roland Richer.

    En matinée mercredi, Lisette Lapointe affirmait que le gouvernement avait refusé de lui réserver un siège dans les tribunes gouvernementales et qu'on l'avait plutôt placé du côté de l'opposition, ce qui l'avait piqué au vif et l'avait obligé à téléphoner au président de la Chambre, Jacques Chagnon, qui l'avait alors placé sur sa propre liste d'invités à la tribune pour la période de questions.

    Au cabinet du whip, on a réagi dans les heures qui ont suivi – billet à l'appui - pour démontrer que bien que son siège se situait effectivement face à l'opposition, il s'agissait d'un siège qui appartenait bel et bien à la tribune ministérielle.

    Fait pour le moins inusité, le gouvernement a choisi de remplir d'abord les sièges ministériels du côté de l'opposition alors que les sièges du côté gouvernemental étaient pratiquement vides. « Elle n'était probablement pas satisfaite d'être face à l'opposition […]. Rendu là, c'est un débat sur la qualité des sièges et leur vue de l'Assemblée nationale », a déclaré Sébastien Marcil au bureau du whip.

    « On voulait que je m'installe dans la galerie de l'opposition pour ne pas faire face au gouvernement, a dénoncé pour sa part la femme de l'ancien premier ministre, Jacques Parizeau plus tôt en matinée. Je pense que c'est la première fois que ça arrive, c'est complètement ridicule. »

    Affront ultime, Lisette Lapointe affirme qu'on lui a clairement laissé entendre, du côté péquiste, qu'elle n'était pas la bienvenue si la délégation porteuse de la pétition avait la possibilité de rencontrer le ministre de l'Environnement pour défendre sa cause après la période de questions.

    Après le conseil des ministres mercredi après-midi, le ministre Yves-François Blanchet a confirmé qu'il allait rencontrer le maire de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard dans les Laurentides pour discuter du projet de ligne électrique qui doit passer au-dessus des sommets et des lacs dans ce coin de villégiature. Mais le ministre de l'Environnement n'a pas voulu dire si Mme Lapointe ferait partie de la délégation, tel qu'elle l'avait demandé. « Si elle est là, elle fera partie de la rencontre et si elle n'est pas là, ça ne me dérangera pas pantoute», a-t-il lancé d'un ton narquois. Son attachée de presse, Catherine Salvail, a confirmé par la suite que l'ancienne députée péquiste n'avait pas assisté à la réunion, mais elle était dans l'incapacité de dire si une directive avait été émise de la part du gouvernement pour tenir Lisette Lapointe à l'écart.

    « Je ne comprends pas, je ne viens pas là comme personne politique, je viens comme citoyenne, s'est désolée Lisette Lapointe en matinée. C'est un peu mesquin. C'est vrai qu'on a démissionné à quelques-uns, c'est vrai que ça leur a déplu, mais que deux ans plus tard, on continue comme ça, je trouve que c'est un côté bien laid de la politique. »













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