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    Indépendance du Québec - De timides premiers pas pour la Convergence

    Tous représentés au congrès, les partis souverainistes n’ont laissé planer que de minces espoirs d’unité

    27 mai 2013 |Lisa-Marie Gervais | Québec
    Bernard Landry au congrès de la Convergence nationale, dimanche.
    Photo: François Pesant Le Devoir Bernard Landry au congrès de la Convergence nationale, dimanche.
    Ce fut un modeste départ pour le congrès de la Convergence nationale qui, malgré un enthousiasme bien senti des militants souverainistes de la base, n’a pas semblé convaincre les représentants des partis politiques indépendantistes.


    Eux qui n’avaient pas toujours manifesté une ardeur débordante devant cette initiative ont fait acte de présence in extremis, à la clôture de l’événement, sans toutefois s’engager concrètement et en se contentant de laisser planer de minces espoirs.

    Élections primaires, candidatures uniques, instauration d’un scrutin proportionnel et stratégies de mobilisation… De nombreuses questions ont été discutées par les quelques centaines de participants qui s’étaient rassemblés toute la fin de semaine à l’UQAM. « Personne ne s’est avancé sur ce qui pourrait converger dans les plateformes, c’est vrai. On a commencé par les grands principes et par admettre que les indépendantistes ont le devoir de travailler ensemble pour la cause qui les unit. C’était le principal, et les moyens techniques par la suite seront précisés », a déclaré au Devoir l’ancien premier ministre Bernard Landry, pour expliquer les timides avancées.


    Il a reconnu que la présence des représentants des trois principaux partis politiques indépendantistes (Parti québécois, Québec solidaire et Option nationale) avait été obtenue à l’arraché. « C’est vrai, mais c’est le résultat qui compte. Il y a eu des inquiétudes, des doutes qui se sont dissipés à la toute fin de la rencontre. Il faut dire que moi, qui suis membre du PQ, j’ai joué mon rôle dans mon parti, les autres aussi, et tout le monde était là à la fin », a-t-il dit, expliquant qu’il est intervenu.


    Il y a urgence à faire un pays du Québec, et celui-ci « n’a plus le droit à l’erreur ». M. Landry a livré un discours d’espoir, rappelant que l’indépendance « n’est ni à gauche ni à droite, elle est en avant ».


    Lors d’un point de presse ensuite, il a même laissé entendre que la souveraineté n’était plus l’apanage du Parti québécois. « [L’indépendance], ça passe par la solidarité de tous ces millions d’indépendantistes qui, à travers un parti ou l’autre, font avancer cette cause », a-t-il dit aux médias. Non plus seulement par le PQ ? « C’est évident. Il y a d’autres partis indépendantistes que le PQ. Ce qui compte, c’est qu’il y ait convergence pour que les indépendantistes se soutiennent les uns les autres sur la mission fondamentale qu’est l’indépendance. »

     

    « Des ponts ont été jetés »


    Même si « on est loin du compte », le comédien et ancien député péquiste Pierre Curzi est reparti plus rassuré du congrès. « Je repars d’ici avec le sentiment d’une réelle convergence, en tout cas d’un éveil qui essaie de se défaire des cadres habituels sectaires et partisans et ça me redonne un peu d’air », a-t-il confié. Mais malgré une bonne base militante, rien ne peut se faire sans les partis politiques. « À partir du moment où les partis se sentent menacés par la société civile, qui est leurs électeurs, peut-être qu’eux-mêmes vont commencer à penser différemment ».


    L’éminent sociologue Guy Rocher se dit encore « inquiet », mais optimiste devant ce « nouveau départ ». Il ne faut toutefois pas s’attendre à un miracle, a-t-il déclaré au Devoir, devant le durcissement des trois partis indépendantistes ces derniers mois. « Qu’ils soient venus et qu’ils se soient engagés à discuter avec leurs membres des conclusions de ce congrès, c’est déjà beaucoup. »


    « Des ponts ont été jetés en fin de semaine », a soutenu Jocelyn Desjardins, coporte-parole de Nouveau Mouvement pour le Québec, qui a organisé le congrès de la Convergence nationale.


    Seul représentant du Parti québécois, le ministre délégué au Tourisme, Pascal Bérubé, a admis qu’il n’était pas censé venir parler au congrès et qu’il venait sur une base volontaire pour ensuite en instruire sa formation politique. Il a dit vouloir « poursuivre les échanges » entre les partis, rappelant que la discorde n’apporte rien de bon à la cause souverainiste. « Peut-on ne pas se taper dessus? », a-t-il lancé à la foule.


    Le président d’Option nationale, Jean-Martin Aussant, a pour sa part tenté un léger rapprochement en appelant à mettre la cause souverainiste avant les intérêts du parti lui-même. « Et il faut que cette collaboration se fasse entre partis clairement souverainistes, sinon c’est donner un chèque en blanc à ce qu’il résultera de ces élections-là comme gouvernement », a-t-il dit, rejetant le système électoral uninominal actuel.


    Andrés Fontecilla, porte-parole de Québec solidaire, s’est réjoui des discussions qui ont eu lieu au congrès, les qualifiant d’« avancées ». Il ne s’est toutefois pas empêché de décocher des flèches à l’endroit des péquistes et a rappelé que son parti n’allait faire aucun pacte électoral d’ici à de prochaines élections.


    Ce congrès qui se voulait le « plus important rassemblement indépendantiste non partisan depuis 1995 », a notamment réuni l’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois, l’ancien président de la CSQ Réjean Parent, et l’ex-ministre péquiste Joseph Facal.

     
     
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