Paillé plaide en faveur d'une entente électorale entre souverainistes
Québec — Le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, a plaidé lundi pour que les partis souverainistes concluent une entente électorale en vue de la formation d'un gouvernement majoritaire à Québec au prochain scrutin.
M. Paillé a refusé d'élaborer sur la formule qui devrait être retenue par le Parti québécois (PQ), Québec solidaire (QS) ou Option nationale (ON).
Le chef souverainiste, qui constate que plusieurs jeunes militants du Bloc sont aussi membres d'ON, a affirmé que le résultat de la prochaine élection québécoise sera déterminant pour l'avenir de son propre parti.
En fin de semaine, la première ministre Pauline Marois a évoqué le sabordage du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), en 1968, au profit du Parti québécois.
Mme Marois a affirmé que l'histoire méritait de se répéter, ce qui a fait bondir ses adversaires souverainistes d'ON et de QS.
En entrevue à La Presse canadienne, M. Paillé a affirmé que le contexte actuel est bien différent de celui qui a mené le RIN à se saborder.
Selon M. Paillé, le Parti québécois demeure le mieux placé pour former un gouvernement majoritaire et amorcer une démarche référendaire, mais il croit qu'une entente électorale avec QS et ON est souhaitable pour y parvenir.
«J'espère qu'ils vont s'entendre au niveau électoral pour faire quelque chose ensemble», a-t-il dit.
Sans se prononcer sur la formule, M. Paillé a évoqué des «conventions à l'intérieur de chacune des circonscriptions», des «comtés libérés» ou un «gouvernement de coalition», de manière à favoriser l'élection d'un gouvernement souverainiste.
Par Alexandre Robillard
Par Alexandre Robillard







