Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

La CAQ veut imposer un régime minceur à Montréal

13 mai 2013 13h40 | Jeanne Corriveau | Québec
François Legault suggère d’imposer un régime minceur aux structures de la ville de Montréal.
Photo : Annik MH De Carufel - Archives Le Devoir François Legault suggère d’imposer un régime minceur aux structures de la ville de Montréal.
Voir la carte des nouveaux arrondissements suggérés par la CAQ
Profitant de la tenue d’élections municipales en novembre prochain, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, suggère d’imposer un régime minceur aux structures de la ville de Montréal. Sa réforme de la gouvernance présentée lundi matin propose de faire passer de 103 à 61 le nombre d’élus montréalais et de 19 à 12 le nombre d’arrondissements.

Montréal est devenue «ingouvernable», estime François Legault : «Avec toute la bonne volonté du monde, le prochain maire de Montréal ne pourra pas régler tous les problèmes de Montréal. Il y a une certaine urgence d’agir.» Des élections auront lieu à l’automne. Selon lui, il faut saisir cette occasion pour permettre à Montréal de prendre «un nouveau départ». «Je ne pense que Montréal peut continuer de souffrir d’un problème de gouvernance pendant quatre ans», a-t-il fait valoir en conférence de presse.

Le chef de la CAQ suggère donc de réduire le nombre d’élus à 61, au lieu de 103, et de fusionner certains arrondissements de manière à ce qu’ils ne soient plus que 12 au lendemain des élections du 3 novembre.

Ainsi la population pour chacun des arrondissements oscillerait entre 80 000 et 171 000 habitants. À titre d’exemple, un arrondissement peu populeux comme Outremont (24846 habitants) serait fusionné au Plateau Mont-Royal alors que Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles et Anjou seraient réunis. Les frontières de six arrondissements demeureraient inchangées, parmi lesquels Ville-Marie, Rosemont-La Petite-Patrie et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension.

La CAQ propose aussi de remplacer les maires d’arrondissement élus au suffrage universel par des présidents d’arrondissement désignés par leurs pairs, comme c’était le cas au moment des fusions de 2002. «Avoir 19 maires, ça donne l’impression d’avoir beaucoup de gouvernance, beaucoup de patrons, a expliqué François Legault. Pour quelqu’un qui veut circuler de l’autoroute Métropolitaine au centre-ville, c’est compliqué. Il y a des maires d’arrondissements — qu’on ne nommera pas — qui peuvent s’arranger pour que ce soit presque impossible de passer du nord au sud.»

Après les élections, la personne ayant accédé à la mairie de Montréal pourra aussi revoir le partage des pouvoirs entre la ville-centre et les arrondissements. «Il y a beaucoup d’éparpillement, il y a beaucoup de contrats et d’achats qui sont faits dans les différents arrondissements, a dit le chef de la CAQ. Le fait que certains achats soient concentrés à la ville-centre, je pense que ça amène une meilleure gestion, plus d’efficacité et moins de pouvoirs à des petits groupes locaux.»

Pour voir sa réforme de la gouvernance voir le jour, l’Assemblée nationale devra adopter un projet de loi rapidement, estime M. Legault. À cet effet, la CAQ a consulté le ministre responsable de la Métropole, Jean-François Lisée, le porte-parole du Parti libéral du Québec pour la Métropole, Pierre Arcand, de même que les trois principaux candidats à la mairie de Montréal, soit Louise Harel, Richard Bergeron et Denis Coderre. «On pense que, de manière générale, notre proposition est bien reçue», a indiqué le porte-parole de la CAQ pour la région de Montréal, Stéphane Le Bouyonnec.

Ce n’est pas la première fois que François Legault aborde le thème de la gouvernance à Montréal. Dans le cadre de la campagne électorale provinciale de l’automne 2012, le chef de la CAQ avait suggéré de réduire à 50 le nombre d’élus à Montréal. L’ex-maire Gérald Tremblay avait réservé un accueil glacial à cette proposition, estimant qu’il s’agissait d’un «faux débat» et qu’éliminer des postes d’élus ne ferait qu’augmenter le nombre d’attachés politiques.

La Chambre de commerce approuve

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) s’est réjouie des propositions faites par la CAQ. «Le statu quo est intenable. Les comparaisons avec d’autres grandes villes canadiennes, Toronto, Calgary, Ottawa ou Québec, nous mènent invariablement à une même conclusion : il y a trop d’élus et les pouvoirs entre les services centraux et locaux sont déséquilibrés à Montréal. La métropole n’a plus le loisir d’attendre pour enclencher les changements requis», a commenté le président de la CCMM, Michel Leblanc, qui demande aux partis politiques à Québec d’engager un débat sur la gouvernance de Montréal.
François Legault suggère d’imposer un régime minceur aux structures de la ville de Montréal. La CAQ a présenté une carte des arrondissements «révisés». <br />
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel