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Lettre - La gauche, la droite, le centre

11 mai 2013 | Claude Guay - Sherbrooke, le 6 mai 2013 | Québec

Je m’interroge sur le texte intitulé Les moyens de la droite, les fins de la gauche (Le Devoir, 6 mai 2013, page A 7). J’aimerais y ajouter ce qui suit.


Entre la gauche et la droite - peu importe ce que ces mots veulent dire pour chacun de nous -, il y a le centre. Il convient donc de se demander ce que c’est que ce centre autour duquel on se positionne.


En ce qui me concerne, je crois fermement que ce centre, c’est l’être humain, non pas l’un de ces idéaux - tels que la liberté ou le bonheur - qui ne seront jamais atteints, mais l’être, l’existence ou, si l’on veut être plus précis, le bien-être de chaque être humain. Il s’agit donc simplement pour chacun de nous d’être et, si possible, d’être bien. Il n’y a rien de plus concret et de plus réel que cette indiscutable existence que chacun de nous aimerait pouvoir assumer à sa façon. L’être humain est le centre, l’être humain doit être la mesure de toute chose. Or, il est bien rare qu’il le soit vraiment.


Ce qu’on peut, par exemple, reprocher et bien souvent à la gauche comme à la droite, c’est de s’imaginer qu’il n’y a qu’une seule façon d’être bien et de vouloir plier l’échine de chaque être humain à cette unique façon d’exister. Les conservateurs pensent retrouver le paradis dans le passé et les socialistes s’imaginent que le paradis est pour demain. Mais le paradis et l’enfer, c’est ici et maintenant qu’ils se trouvent. Je les crée moi-même : le paradis en donnant à l’autre le droit d’exister à sa façon, l’enfer en voulant à tout prix soumettre l’autre à ma seule loi.


Dieu sait comme il est facile de mépriser celui qui n’est pas comme nous, de provoquer sa colère et son exaspération, d’en faire un ennemi pour toutes sortes de raisons sans importance. Ah, si au moins Dieu existait ! Peut-être pourrait-Il nous faire voir et comprendre notre insondable bêtise humaine.

 
 
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