Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Enquête auprès des ménages - De Courcy prend acte des problèmes de francisation

Le Québec, province à part

Le Québec se distingue du reste du Canada à plusieurs égards dans le premier volet de l’Enquête nationale sur les ménages. La province se révèle ainsi moins métissée : alors qu’un Canadien sur cinq est né à l’étranger, la proportion est d’un Québécois sur dix. De même, la composition des minorités visibles est différente au Québec qu’ailleurs au Canada. Les Sud-Asiatiques (1,5 million), les Chinois (1,3 million) et les Noirs (945 000) représentent 61,3 % de la population des minorités visibles du Canada. Au Québec - à Montréal, en fait -, ce sont les Noirs qui forment le plus fort contingent, suivis des Arabes et des Latino-Américains. Autre différence ? La religion. Les Québécois sont en effet plus nombreux à revendiquer une appartenance chrétienne (82 %) que les Canadiens (67 %). Ils sont 12 % à n’avoir aucune affiliation, contre 23,9 % au Canada.

Le Québec n’en a visiblement pas terminé avec la francisation de ses immigrants : plus de 200 000 d’entre eux (soit un sur cinq au total) ne parlent pas français, indiquent les dernières données de Statistique Canada, dévoilées mercredi par l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM).


Il ressort de cette étude que, parmi les immigrants vivant au Québec, 160 000 ont déclaré ne parler que l’anglais, et 43 000 ne maîtrisent aucune des deux langues officielles du Canada. Le Québec est autrement la terre d’accueil de 275 000 immigrants qui s’expriment uniquement en français.


À Québec, la ministre de l’Immigration et ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a dit voir dans les nouvelles données de Statistique Canada la preuve que le gouvernement doit modifier son approche en matière de francisation. « Il faut varier la façon de franciser les personnes », estime-t-elle. Le Parti québécois avait promis en campagne électorale d’intensifier les efforts de francisation des immigrants allophones.


« Nous ne couvrons au ministère de l’Immigration et avec tous les partenaires que 60 % des besoins en francisation. […] Dans le 40 % des personnes qui ne maîtrisent pas le français chez les immigrants, il y a beaucoup de femmes à la maison, isolées, avec des difficultés d’accès. Des mesures sont nécessaires et c’est attendu pour la fin juin », a-t-elle dit.

 

Pas juste les nouveaux


Parmi ces immigrants qui ne maîtrisent pas le français, environ 30 000 sont arrivés entre 2006 et 2011, selon les données de l’ENM. D’autres, établis depuis plus longtemps, peinent néanmoins toujours à apprendre le français : 35 000 immigrés dans les années 1990 ne parlent que l’anglais ou une langue étrangère.


Cette situation découle du fait que des immigrants arrivés il y a longtemps ont décidé à l’époque de s’orienter vers l’anglais et ont vécu leur vie dans cette langue, explique Jean-Pierre Corbeil, responsable du programme linguistique à Statistique Canada. Il fait toutefois valoir que la loi 101 a eu ses effets.


Chez les nouveaux arrivants allophones au Québec, beaucoup plus apprennent désormais le français avant l’anglais. Statistique Canada évalue cette situation en demandant aux immigrants laquelle des deux langues officielles du Canada ils ont apprise en premier.


Parmi les immigrants arrivés avant 1996, 33 % se tournaient alors vers l’anglais. Cette proportion n’est plus que de 20 %. Et l’inverse est vrai pour le français : en 1996, 46 % apprenaient le français d’abord et la proportion n’a pas cessé d’augmenter pour atteindre 58 % en 2011.


D'après La Presse canadienne

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel