Marois annonce des investissements de plus de 800 millions pour le développement du Nord
La première ministre Pauline Marois s'est rendue tout juste sous le 50e parallèle, à Chibougamau, mardi, en compagnie de plusieurs membres de son cabinet afin de dévoiler les grandes orientations de son gouvernement relativement au développement nordique.
Pauline Marois a présenté sa version 2.0 du Plan Nord de Jean Charest, un plan qui ressemble beaucoup à celui de son prédécesseur, qu'elle a beaucoup critiqué avec la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, alors que le PQ formait l'opposition officielle.
«Le Plan Nord, non seulement nous l'avons critiqué, mais nous avons pris le temps d'y réfléchir», s'est-elle défendue en point de presse au club de golf de Chibougamau. Si vous prenez chacun des éléments, vous constaterez que c'est fort différent. »
Le gouvernement veut «mieux coordonner» le développement du Nord par le biais du secrétariat nordique qui aura pignon sur rue dans trois municipalités nordiques et qui fera le lien entre les différents ministères. «L'ensemble des députés concernés par le Nord sont présent», a soutenu la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, qui n'a pas mentionné son collègue de l'Environnement, dont l'absence a été remarquée par des représentants des groupes écologistes. Faisant écho aux craintes de certains sur l'absence de cibles de conservation, Pauline Marois a voulu clarifier les choses. «Nous renouvelons nos engagements de 50% de conservation» a-t-elle affirmé avec un grand sourire.
Mais c'est sur les infrastructures que le gouvernement Marois a mis l'accent, avec des investissements de 866 millions de dollars pour les routes et autres travaux d'aqueduc, dont 61 millions pour des logements à loyer modique. Quelque 200 millions seront destinés aux municipalités pour des projets rendus nécessaires par le développement.
Copie du Plan Nord
Manque de précision
D'autres détails suivront dans notre édition de mercredi.
Avec La Presse canadienne
Pauline Marois a présenté sa version 2.0 du Plan Nord de Jean Charest, un plan qui ressemble beaucoup à celui de son prédécesseur, qu'elle a beaucoup critiqué avec la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, alors que le PQ formait l'opposition officielle.
«Le Plan Nord, non seulement nous l'avons critiqué, mais nous avons pris le temps d'y réfléchir», s'est-elle défendue en point de presse au club de golf de Chibougamau. Si vous prenez chacun des éléments, vous constaterez que c'est fort différent. »
Le gouvernement veut «mieux coordonner» le développement du Nord par le biais du secrétariat nordique qui aura pignon sur rue dans trois municipalités nordiques et qui fera le lien entre les différents ministères. «L'ensemble des députés concernés par le Nord sont présent», a soutenu la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, qui n'a pas mentionné son collègue de l'Environnement, dont l'absence a été remarquée par des représentants des groupes écologistes. Faisant écho aux craintes de certains sur l'absence de cibles de conservation, Pauline Marois a voulu clarifier les choses. «Nous renouvelons nos engagements de 50% de conservation» a-t-elle affirmé avec un grand sourire.
Mais c'est sur les infrastructures que le gouvernement Marois a mis l'accent, avec des investissements de 866 millions de dollars pour les routes et autres travaux d'aqueduc, dont 61 millions pour des logements à loyer modique. Quelque 200 millions seront destinés aux municipalités pour des projets rendus nécessaires par le développement.
Copie du Plan Nord
À Québec, le chef parlementaire libéral Jean-Marc Fournier a estimé que les péquistes ont tout simplement copié leur Plan Nord, le projet phare de l'ex-premier ministre Jean Charest.
«Honnêtement, c'est pas mal beaucoup du copier-coller, a-t-il dit. Malheureusement le copier-coller ils ont réussi même à le manquer: il y a 75 logements sociaux de moins que ce qui était prévu sous le gouvernement précédent.»
M. Fournier a raillé les critiques des péquistes, qui qualifiaient le projet des libéraux de plan de marketing.
«On nous a inventé n'importe quoi pour dire que ce que le gouvernement faisait, à l'égard du Plan Nord, ce n'est n'était pas bon», a-t-il dit.
Le vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture, François Gendron, a soutenu que le Plan Nord des péquistes n'était pas qu'exclusivement économique, contrairement à celui de M. Charest, à qui il a fait allusion.
«Il y a une dimension sociale, il y a une dimension logement, il y a une dimension de respect du territoire et des gens qui l'habitent, a-t-il dit. Je ne veux pas faire de philosophie, mais je connais quelqu'un qui a malheureusement perdu la dernière campagne électorale parce qu'il avait mis l'accent: nous nous sommes l'économie. Point, c'est fini. Je suis pour l'économie à mort, mais il n'y a pas que l'économie dans une société.»
Manque de précision
Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a affirmé que le projet avancé par Mme Marois manque de précision quant à la manière dont les investissements privés seront sollicités.
«On a quelqu'un qui vient annoncer plein d'investissements, 800 millions d'argent public, des routes que nous allons payer, a-t-il dit. Si on se fie à ce qu'elle disait en campagne électorale, Mme Marois, ça devait être elle qui ferait payer les méchantes entreprises, on n'a rien vu de ça ce matin.»
Malgré les critiques de groupes écologistes, le ministre de l'Environnement, Yves-François Blanchet, a assuré que le plan de Mme Marois prévoit la protection de 50% du territoire nordique, tout comme celui des libéraux.
«Notre 50% à nous, ce sera des endroits qui sont pertinents à protéger, qui ont une valeur en termes de biodiversité et non pas le 50% qui resterait hypothétiquement une fois qu'un certain nombre de soi-disant intérêts économiques auraient fait leurs choix», a-t-il dit.
M. Blanchet n'a cependant pas précisé quel était son échéancier pour décréter les zones où le développement économique serait totalement exclu.
Avec La Presse canadienne







