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Québec solidaire propose son chantier économique: le Plan vert

4 mai 2013 14h49 | Jessica Nadeau | Québec
Pour Françoise David, son parti peut prouver qu'il n'est pas seulement axé sur des politiques de justice sociale, mais qu'il possède un programme économique et de création d'emplois.
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir Pour Françoise David, son parti peut prouver qu'il n'est pas seulement axé sur des politiques de justice sociale, mais qu'il possède un programme économique et de création d'emplois.
Relire: Québec solidaire défend sa pertinence en économie

Jean Charest a eu son Plan Nord, François Legault son Plan Saint-Laurent. Québec solidaire (QS), qui veut redéfinir son discours économique pour gagner en crédibilité, propose à son tour son Plan vert, un chantier d'économie qui se base sur l'électrification des transports.

Le Plan vert de Québec solidaire, c'est un projet économique de dix milliards de dollars sur cinq ans qui vise à «sortir le Québec du pétrole» tout en permettant la création de 166 000 emplois. Il est question d'investissements d'un milliard par année pour les cinq prochaines années en transport collectif, avec notamment un lien haute vitesse entre Québec et Montréal.

La formation de Françoise David et d'Amir Khadir compte également lancer un vaste chantier d'efficacité énergétique en améliorant l'isolation et la performance des bâtiments publics. QS souhaite aussi redonner un «rôle central» à la Caisse de dépôt et placement du Québec, afin de stimuler les coopératives et entreprises collectives et «consolider les services publics» pour assurer de bons emplois aux femmes qui sont majoritaires dans ces secteurs d'emplois.

Les dix milliards nécessaires à ces réalisations seront puisés à même les impôts perçus chez les grandes entreprises. «Il faut mettre fin à la culture des subventions massives aux grandes entreprises privées», a soutenu le député de Mercier, Amir Khadir, en conférence de presse samedi matin, en marge du congrès de QS qui se tient toute la fin de semaine à l'UQAM. «Même François Legault en est venu à la conclusion qu'il fallait couper dans la crème.»

Outre la lutte à l'évasion fiscale, c'est surtout dans les redevances minières que QS entend aller chercher des revenus supplémentaires, deux milliards de plus pour le gouvernement en redevances sur cinq ans. Est-ce que ça ne fera pas fuir les minières? «Ça, c'est du chantage!», s'exclame Françoise David. Amir Khadir parle même d'une «réappropriation de nos ressources naturelles», avec une participation majoritaire de l'état dans certaines entreprises minières, voire même une nationalisation de certains métaux.

Pour la députée de Gouin, ce Plan vert est tout à fait réaliste. «Ce n'est pas irréconciliable du tout [avec la réalité] sauf pour certains économistes de droite, pour l'Institut économique de Montréal, le conseil du patronat et les chambres de commerce […] Ils sont en désaccord avec nos propositions, mais pas parce que nos propositions sont déraisonnables ou qu'on risque de perdre des emplois, mais tout simplement parce qu'on atteint au profit excessif d'un certain nombre de grandes entreprises et de multinationales, de banques et de mines.»
 
 
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