Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Québec solidaire défend sa pertinence en économie

    4 mai 2013 |Jessica Nadeau | Québec
    Françoise David s’est adressée aux militants en ouverture du congrès de Québec solidaire vendredi.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Françoise David s’est adressée aux militants en ouverture du congrès de Québec solidaire vendredi.
    Québec solidaire veut gagner en crédibilité avec un nouveau discours économique. C’est le principal défi que se lance la formation souverainiste de gauche en vue des prochaines élections générales.

    « Soyons clairs, les gens nous trouvent sympathiques, ils aiment le grand justicier Khadir, ils ne détestent pas madame David, mais au-delà de la justice sociale, les gens se demandent : est-ce qu’ils ont des propositions pour l’économie ? Que comptent-ils faire pour créer des emplois et pour les régions ? », a soutenu Françoise David devant les quelque 300 militants réunis à l’Université du Québec à Montréal pour l’ouverture du congrès de Québec solidaire, vendredi soir.


    Le message qu’elle a envoyé à ses militants est clair : elle veut sortir QS de l’image de « pelleteux de nuages » qui lui colle à la peau.


    « Il faut mieux faire connaître nos idées, qui sont audacieuses et de gauche, mais qui sont faisables et réalisables, qui ont été appliquées avec succès ailleurs. Il faut le dire aux gens, les convaincre que c’est possible et il faut le faire d’ici les prochaines élections, en particulier sur le terrain de l’économie. »


    À 11 % dans les sondages, Françoise David estime qu’il reste beaucoup de travail à faire d’ici les prochaines élections.


    Car malgré la descente du Parti québécois dans les sondages, l’arrivée de Philippe Couillard comme nouveau chef du Parti libéral du Québec inquiète même QS. « Comme François Legault à l’époque, tant qu’ils ne sont pas à l’Assemblée nationale, ils montent dans les sondages. Les gens se disent : ça n’a pas marché avec le Parti québécois, il y a un nouveau au Parti libéral, on l’essaie-tu ? »


    Le problème, dit Françoise David, c’est que « les vieilles recettes, ça donne toujours les mêmes résultats, même en changeant de chef ». Et le résultat, ce sont ces partis qui, à l’exception de Québec solidaire qui « résistait à l’envahisseur », sont tous cités à la commission Charbonneau.


    D’ici dimanche midi, les militants devront se pencher sur plusieurs questions, dont celle des alliances avec les forces souverainistes. Et malgré les nombreuses critiques qu’elle porte envers le Parti québécois, Françoise David encourage ses membres à « garder entrouverte » la porte. Parce que, après tout, « on ne sait jamais ».













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.