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Le libéral Guy Ouellette se retrouve sur la sellette

30 avril 2013 19h06 | La Presse canadienne | Québec
Le député libéral Guy Oullette s'est retrouvé dans l'embarras, mardi, quelques heures seulement après le début du témoignage de M. Cloutier devant la commission présidée par France Charbonneau sur les malversations dans le secteur de la construction.<br />
Photo : Le député libéral Guy Oullette s'est retrouvé dans l'embarras, mardi, quelques heures seulement après le début du témoignage de M. Cloutier devant la commission présidée par France Charbonneau sur les malversations dans le secteur de la construction.
Le témoignage de Gilles Cloutier
Québec — Un député libéral s'est retrouvé sur la sellette, mardi, à la suite du témoignage devant la Commission Charbonneau d'un organisateur électoral spécialiste des scrutins clés en main et du contournement des lois.

Guy Ouellette, un ancien policier, a affirmé que Gilles Cloutier a travaillé brièvement à sa campagne électorale de 2007, dans la circonscription de Chomedey.

M. Ouellette a été avare de commentaires. Il s'est contenté de répéter qu'après l'annonce de sa candidature par l'ex-premier ministre Jean Charest, M. Cloutier lui avait été référé par une personne qu'il a refusé d'identifier.

«Après avoir été annoncé comme candidat par M. Charest, le 24 février, on m'a référé un organisateur», a-t-il dit lors d'un point de presse avant une réunion des députés libéraux.

«Je n'ai pas à protéger personne», a-t-il ajouté ensuite.

À Montréal, la commission sur la construction présidée par France Charbonneau a commencé à entendre M. Cloutier qui, à titre de responsable du développement des affaires pour deux firmes de génie-conseil, a organisé des élections clés en main dans plusieurs municipalités, en retour d'une part des contrats municipaux pour les entreprises.

M. Cloutier a expliqué en détail comment il utilisait des prête-noms pour financer des partis politiques ainsi que d'autres stratagèmes pour contourner la loi électorale.

Douze jours

À l'Assemblée nationale, M. Ouellette a affirmé aux journalistes qu'il avait congédié M. Cloutier après une collaboration de seulement 12 jours, sans préciser les motifs.

«Lors de son départ, j'ai référé aux autorités compétentes le pourquoi du comment pourquoi (sic) il n'a été à mon service seulement que 12 jours», a-t-il dit.

Là encore, M. Ouellette n'a pas voulu indiquer de qui il parlait. Le député a affirmé qu'il réserve cette information à la Commission Charbonneau si nécessaire.

«Je vais laisser la commission faire son travail, si j'ai à témoigner devant la commission. Les autorités compétentes sont au courant de toute l'information par rapport à cette journée», a-t-il dit.

Devant la commission, M. Cloutier a déclaré que M. Ouellette avait appris que le Bureau de la concurrence enquêtait sur lui.

M. Cloutier a appris le motif de son congédiement notamment du directeur de cabinet de l'ex-ministre libérale Michelle Courchesne, responsable de la région de Laval à ce moment.
 
 
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