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Impasse dans le financement du SLR sur le pont Champlain

Ottawa refuse d’injecter plus de fonds

27 avril 2013 | La Presse canadienne | Québec
«Le travail et les discussions se poursuivent avec le gouvernement fédéral, a indiqué M. Gaudreault. Moi, je suis toujours dans un scénario où il est impensable qu’aujourd’hui, au XXIe siècle, on ne puisse pas construire un pont de remplacement en incluant le transport collectif, et ce pont est de compétence fédérale.»
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir «Le travail et les discussions se poursuivent avec le gouvernement fédéral, a indiqué M. Gaudreault. Moi, je suis toujours dans un scénario où il est impensable qu’aujourd’hui, au XXIe siècle, on ne puisse pas construire un pont de remplacement en incluant le transport collectif, et ce pont est de compétence fédérale.»

L’impasse demeure complète entre Ottawa et Québec quant au financement d’un système de transport léger sur rail (SLR) sur le futur pont Champlain.


Le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, a clairement répété vendredi à Montréal, lors de son discours au Forum stratégique sur les réseaux de transport, qu’il n’y aurait pas de nouvelles sommes mises de côté pour financer ce projet. « Il y a une enveloppe disponible, a déclaré le ministre. On ne peut pas faire deux enveloppes. Il y a des enveloppes, le choix appartiendra aux gens qui ont des choix à faire. »


Son homologue québécois Sylvain Gaudreault, qui se trouvait dans la salle, a quand même réitéré par la suite son intention d’obtenir des sommes additionnelles. « Le travail et les discussions se poursuivent avec le gouvernement fédéral, a indiqué M. Gaudreault. Moi, je suis toujours dans un scénario où il est impensable qu’aujourd’hui, au XXIe siècle, on ne puisse pas construire un pont de remplacement en incluant le transport collectif, et ce pont est de compétence fédérale. »

 

Enveloppes vides


La semaine dernière, en annonçant la décision d’implanter un SLR, M. Gaudreault avait ajouté que les enveloppes existantes seraient pratiquement vidées si elles étaient utilisées pour le SLR, ce qui ne laisserait plus rien pour les autres projets d’infrastructures municipaux. Il avait fait valoir qu’Ottawa avait financé des projets de transport collectif similaires en Ontario et en Colombie-Britannique.


Le ministre Lebel a cependant répliqué que ces deux provinces avaient justement décidé d’utiliser les enveloppes existantes pour leurs projets. « Dans l’enveloppe de Chantiers Canada précédente, 68 % de l’enveloppe de l’Ontario sont allés en transport en commun, 51 % en Colombie-Britannique, et au Québec, moins de 10 %, a fait valoir le ministre fédéral. Je comprends les orientations du gouvernement actuel. Mais ce sont vraiment des choix qui doivent être faits dans les enveloppes qui sont en place. »


M. Lebel a ajouté que le Québec pouvait également puiser dans l’enveloppe de la taxe sur l’essence, dont une portion a été cédée par le gouvernement fédéral, notamment pour des projets de transport collectif.


Par ailleurs, devant les participants du Forum, Denis Lebel a justifié sa décision de ramener de 24 à 18 mois la durée du processus d’évaluation environnementale. « Je suis tout à fait à l’aise d’entendre 400 opinions différentes quand vient le temps de faire un grand projet. Mais entendre 1200 fois la même, ça ne m’intéresse pas pantoute », a-t-il déclaré, allant jusqu’à reprocher à certains groupes de faire de l’obstruction volontaire.

 
 
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