Plan d’infrastructures - Bédard a réservé les sommes pour le SLR du futur pont Champlain
Stéphane Bédard a indiqué en conférence de presse que le gouvernement Marois s’est réservé une « provision » de 1,8 milliard, à laquelle s’ajoute une somme de 7,7 milliards pour des projets qui ne sont pas encore dans les cartons des ministères.
Il y a une semaine, le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault, annonçait qu’il avait opté pour un SLR sur le futur pont Champlain, qui doit être achevé en 2021. Il s’agit d’un projet dont le coût est évalué entre 1,5 et 2 milliards et pour lequel Québec compte sur l’aide d’Ottawa.
Ce PQI 2013-2023 est moins onéreux que celui que prévoyait réaliser le gouvernement Charest pour la même période, soit un total de 107 milliards. Pour les cinq prochaines années, la moyenne d’investissements annuels se situe à 9,5 milliards, contre 11 milliards pour le gouvernement précédent.
En novembre, Stéphane Bédard avait dévoilé un rapport, commandé à la firme SECOR-KPMG, qui montrait que l’explosion des coûts des projets, de l’ordre de 52 % pour le PQI 2011-2016, faisait en sorte que le financement de plusieurs projets déjà annoncés, d’une valeur globale de 5 milliards, n’était pas au rendez-vous. Le PQI 2013-2023 comprend tous les investissements en infrastructures du gouvernement, au lieu de 80 % comme c’était le cas auparavant. Il englobe désormais les investissements dans les édifices gouvernementaux, les ressources informationnelles et les centres de la petite enfance.
Approbation ministérielle
Stéphane Bédard présentera au printemps un projet de loi sur la planification et la gestion des infrastructures qui prévoit notamment la fusion de Société immobilière du Québec et d’Infrastructure Québec.
En outre, les projets d’infrastructures seront classés en trois catégories, selon qu’ils sont à l’étude, en planification ou en voie de réalisation. La gestion des projets sera uniformisée. Tous les projets de plus de 40 millions devront être approuvés par le conseil des ministres. Le plan annuel de gestion des investissements, qui comprendra la liste des projets et leur état d’avancement, sera déposé à l’Assemblée nationale. Les ministres « ne pourront pas, comme on a vu dans l’ère libérale, se promener un peu partout et annoncer n’importe quoi et son contraire pour tenter de séduire des populations », a affirmé Stéphane Bédard.
Entre-temps, la liste des projets retenus par le gouvernement Marois - et de ceux qu’il abandonne ou reporte - n’est pas disponible, ce que déplore la Coalition avenir Québec. Ils feront l’objet d’annonces ministérielles à venir. Chez les libéraux, on soutient que le gouvernement nuit à l’économie du Québec en la privant de 15 milliards d’investissements publics en dix ans.








