Commission Charbonneau – Sauriol a tenté de convaincre Zampino de briguer la mairie de Montréal
Rosaire Sauriol appréciait tellement l'instinct politique et les compétences de Frank Zampino qu'il a cherché à le convaincre de se présenter à la mairie de Montréal.
Au début 2007, le président du comité exécutif a été convié à une réunion sur son propre avenir politique à laquelle prenaient part M. Sauriol, vice-président de Dessau à l'époque, son organisateur politique de la première heure, Bernard Trépanier, l'ex-chef de cabinet du maire, feu Martial Filion, et le communicateur Jean Battah, un stratège d'Union Montréal.
Les quatre collaborateurs et amis de M. Zampino entretenaient l'espoir qu'il se présente lors des élections de novembre 2009. «Ils sont partis déçus de cette rencontre», a dit M. Zampino, mercredi à la commission Charbonneau.
Après plus de 20 ans en politique active, le maire de Saint-Léonard réfléchissait déjà à la possibilité de réorienter sa carrière dans le privé. «Je voulais passer à autre chose. J'avais fait le tour du jardin», a-t-il expliqué.
La juge France Charbonneau s'est étonnée que le maire Gérald Tremblay n'ait pas été convié à cette rencontre de réflexion qui le concernait au premier chef. Le témoin a hésité avant de répondre qu'il est toujours resté loyal au maire.
Le commissaire Renaud Lachance s'est demandé pourquoi Rosaire Sauriol, un membre en bonne et due forme du cartel des ingénieurs, assistait à cette rencontre. Est-ce qu'il vous a mentionné que le stratagème de collusion tomberait si preniez votre retraite? Est-ce que l'organisation derrière vous risquait de tomber ? lui a demandé M. Lachance.
«Ben non», a laissé tomber M. Zampino. «On tente par du ouï-dire de m'impliquer dans ce système [de collusion]», s'est-il objecté. «On peut faire toutes les insinuations qu'on veut que M. Sauriol est là comme chef d'entreprise, mais il est là comme mon ami. Nous avons tous droit d'avoir des amis avec qui ont peut partager certaines choses sans arrière-pensées», a-t-il enchaîné.
M. Zampino a arrêté sa décision de prendre sa retraite durant le congé des Fêtes, à la fin 2007. Il en a fait part à son ami Sauriol lors de leur séjour ensemble sur le Touch, en février 2008.
Le maire a été mis dans le coup quelques jours avant que M. Zampino annonce sa démission du comité exécutif, le 20 mai 2008, dans la foulée du scandale des compteurs d'eau. De nombreuses irrégularités ont marqué l'octroi d'un contrat de 356 millions au consortium formé de Dessau et Simard Beaudry (propriété de Tony Accurso).
Les services du retraité de la politique ont été convoités par Paolo Catania (Construction F. Catania), les firmes de génie-conseil CIMA+ et BPR et les cabinets de comptabilité Samson Bélair et Raymond, Chabot, Grant, Thornton.
En janvier 2009, M. Zampino a finalement accepté une offre de son ami Rosaire Sauriol pour devenir vice-président de Dessau. «On ne peut pas l'envisager sous l'angle d'une récompense pour vous?», a demandé Sonia LeBel, procureure en chef de la commission. «Je prends offense, s'est objecté M. Zampino. Ce n'était pas un retour d'ascenseur.»
M. Zampino a quitté ses nouvelles fonctions en avril 2009, après la «tempête médiatique» provoquée par ses séjours sur le bateau de Tony Accurso, en janvier 2007 et en février 2008.
Détails à venir
Au début 2007, le président du comité exécutif a été convié à une réunion sur son propre avenir politique à laquelle prenaient part M. Sauriol, vice-président de Dessau à l'époque, son organisateur politique de la première heure, Bernard Trépanier, l'ex-chef de cabinet du maire, feu Martial Filion, et le communicateur Jean Battah, un stratège d'Union Montréal.
Les quatre collaborateurs et amis de M. Zampino entretenaient l'espoir qu'il se présente lors des élections de novembre 2009. «Ils sont partis déçus de cette rencontre», a dit M. Zampino, mercredi à la commission Charbonneau.
Après plus de 20 ans en politique active, le maire de Saint-Léonard réfléchissait déjà à la possibilité de réorienter sa carrière dans le privé. «Je voulais passer à autre chose. J'avais fait le tour du jardin», a-t-il expliqué.
La juge France Charbonneau s'est étonnée que le maire Gérald Tremblay n'ait pas été convié à cette rencontre de réflexion qui le concernait au premier chef. Le témoin a hésité avant de répondre qu'il est toujours resté loyal au maire.
Le commissaire Renaud Lachance s'est demandé pourquoi Rosaire Sauriol, un membre en bonne et due forme du cartel des ingénieurs, assistait à cette rencontre. Est-ce qu'il vous a mentionné que le stratagème de collusion tomberait si preniez votre retraite? Est-ce que l'organisation derrière vous risquait de tomber ? lui a demandé M. Lachance.
«Ben non», a laissé tomber M. Zampino. «On tente par du ouï-dire de m'impliquer dans ce système [de collusion]», s'est-il objecté. «On peut faire toutes les insinuations qu'on veut que M. Sauriol est là comme chef d'entreprise, mais il est là comme mon ami. Nous avons tous droit d'avoir des amis avec qui ont peut partager certaines choses sans arrière-pensées», a-t-il enchaîné.
M. Zampino a arrêté sa décision de prendre sa retraite durant le congé des Fêtes, à la fin 2007. Il en a fait part à son ami Sauriol lors de leur séjour ensemble sur le Touch, en février 2008.
Le maire a été mis dans le coup quelques jours avant que M. Zampino annonce sa démission du comité exécutif, le 20 mai 2008, dans la foulée du scandale des compteurs d'eau. De nombreuses irrégularités ont marqué l'octroi d'un contrat de 356 millions au consortium formé de Dessau et Simard Beaudry (propriété de Tony Accurso).
Les services du retraité de la politique ont été convoités par Paolo Catania (Construction F. Catania), les firmes de génie-conseil CIMA+ et BPR et les cabinets de comptabilité Samson Bélair et Raymond, Chabot, Grant, Thornton.
En janvier 2009, M. Zampino a finalement accepté une offre de son ami Rosaire Sauriol pour devenir vice-président de Dessau. «On ne peut pas l'envisager sous l'angle d'une récompense pour vous?», a demandé Sonia LeBel, procureure en chef de la commission. «Je prends offense, s'est objecté M. Zampino. Ce n'était pas un retour d'ascenseur.»
M. Zampino a quitté ses nouvelles fonctions en avril 2009, après la «tempête médiatique» provoquée par ses séjours sur le bateau de Tony Accurso, en janvier 2007 et en février 2008.
Détails à venir








