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    Les militaires profitent de leur statut pour obtenir le droit à l'école anglaise, dit De Courcy

    21 mars 2013 14h23 |La Presse canadienne | Québec
    La ministre Diane De Courcy.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir La ministre Diane De Courcy.
    Québec — Des centaines de militaires francophones basés au Québec profitent de leur statut pour permettre à leurs enfants et leurs descendants d'intégrer le réseau scolaire anglophone, a soutenu jeudi la ministre Diane De Courcy.

    Alors que les parents fortunés «achètent» à leurs enfants le droit d'étudier en anglais avec les «écoles passerelles», les militaires, selon la ministre responsable de la Charte de la langue française, utilisent leur fonction pour obtenir ce même droit constitutionnel.

    Mme De Courcy veut fermer le robinet avec son projet de loi 14 qui revoit les dispositions de la loi 101 mais se bute à une opposition farouche de la Coalition avenir Québec (CAQ), déterminée à défendre l'exemption accordée aux militaires par le gouvernement de René Lévesque il y a 36 ans.

    En 1977, l'exemption légale visait à protéger le droit des enfants de militaires anglophones en séjour au Québec de poursuivre leurs études dans leur langue maternelle.

    Or, d'après les données fournies par la ministre en commission parlementaire mercredi soir, cette concession de la loi 101 a été «détournée» au fil des ans puisque ce sont aujourd'hui des parents francophones qui se prévalent de l'exemption.

    Depuis octobre 2010, 376 demandes ont été déposées pour convertir l'exemption temporaire en droit permanent. Une fois obtenu, le droit s'applique aux frères et soeurs de l'enfant ainsi qu'à ses descendants.












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