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    Couillard doit se défendre sur son projet d'adhésion à la Constitution

    19 mars 2013 17h55 | La Presse canadienne | Québec
    Lundi, Philippe Couillard, qui n'a pas encore de siège au Salon bleu, a évoqué la possibilité de se contenter de l'approbation de l'Assemblée nationale, avant de ratifier la Constitution.
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Lundi, Philippe Couillard, qui n'a pas encore de siège au Salon bleu, a évoqué la possibilité de se contenter de l'approbation de l'Assemblée nationale, avant de ratifier la Constitution.
    Québec — Le retour du nouveau chef libéral Philippe Couillard à l'Assemblée nationale a été dominé, mardi, par les attaques du Parti québécois sur son projet de ratification de la Constitution canadienne.

    M. Couillard, qui n'a pas encore de siège à l'Assemblée nationale, présidait son premier caucus deux jours après son élection à la tête du Parti libéral du Québec.

    Mais les péquistes ont croisé le tir pour dénoncer son projet d'adhésion à la Constitution canadienne, parce que le nouveau chef libéral a évoqué la possibilité de ne pas le soumettre à la population par référendum.

    Rappelant que M. Couillard rompt avec le statu quo constitutionnel mis de l'avant jusqu'ici par son parti, la première ministre Pauline Marois a exprimé son étonnement, lors d'une conférence de presse portant sur l'économie sociale.

    «Il a l'air de vouloir régler ça en un coup de cuiller à pot alors que dans son parti on dit depuis des mois, des années, que le fruit n'est pas mûr, a-t-elle dit. Honnêtement, je ne pense pas qu'on puisse régler cette question sans qu'il y ait une consultation de la population.»

    Improvisation

    Plus tôt, deux de ses ministres ont accusé M. Couillard de faire preuve d'improvisation et de mépris avec sa proposition.

    Le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier, a déclaré que M. Couillard doit préciser quelles sont les conditions qu'il fixerait à l'adhésion du Québec.

    «Est-ce qu'il va partir des revendications traditionnelles du Québec? Est-ce qu'il va plutôt s'inspirer de Meech ou de Charlottetown? On ne le sait pas. Alors, on sera témoin de cette improvisation du nouveau leader du Parti libéral», a-t-il dit.

    Le ministre des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, a quant à lui estimé que le projet de ratification de M. Couillard devrait obligatoirement être soumis aux Québécois par référendum.

    «En affirmant qu'il n'est pas nécessaire de consulter les Québécois avant de signer la Constitution canadienne, nous, on pense que Philippe Couillard fait preuve de mépris envers la démocratie», a-t-il dit.

    Couillard ne s'avance pas


    Lundi, M. Couillard a évoqué la possibilité de se contenter de l'approbation de l'Assemblée nationale, avant de ratifier la Constitution.

    En se rendant à sa première réunion avec ses députés, M. Couillard a refusé de s'avancer sur son projet constitutionnel, répétant qu'il est encore trop tôt pour donner les précisions réclamées par les péquistes.

    «Le seul échéancier sur lequel on travaille actuellement, c'est de dire qu'on veut avoir la discussion au PLQ, a-t-il dit. Pourquoi? Parce que les questions d'identité, bien sûr, arrivent en priorité après les questions économiques.»

    Les deux ex-adversaires de M. Couillard, Pierre Moreau et Raymond Bachand, sont apparus à ses côtés pour rencontrer la presse.

    Bachand reste en poste


    Précédemment, M. Bachand avait répondu aux questions des journalistes en assurant qu'il siégera jusqu'à la fin de son mandat et qu'il conservera ses fonctions de porte-parole en matière de finances.

    Alors qu'il avait attaqué durement M. Couillard sur ses liens avec le controversé Arthur Porter, recherché pour fraude et abus de confiance, M. Bachand s'est montré satisfait par les explications de son nouveau chef, qui nie toute implication dans des malversations.

    «Tout ce qui avait à être dit sur ça a été dit, il a fourni de larges explications et je suis satisfait, a-t-il dit. Je pense que la page est tournée et on regarde l'avenir, tout le monde.»

    M. Bachand s'est aussi rangé derrière le projet d'adhésion à la Constitution de son chef, bien qu'avant l'élection de M. Couillard, dimanche, il jugeait inutile de s'attaquer à ce dossier.

    «Il y a aura des discussions à faire mais bien sûr je suis membre du parti», a-t-il dit.
     
     
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