Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous

    PLQ - Philippe Couillard élu nouveau chef

    Le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, savourant sa victoire.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, savourant sa victoire.
    « Le PLQ est de retour! », a lancé triomphalement Philippe Couillard, nouveau chef du PLQ, dans son discours de victoire devant les quelque 3000 délégués réunis à l'auditorium de Verdun dimanche. Il a réussi à aller chercher 58,5 % des voix au premier tour, contre 22 % pour Pierre Moreau et 19,5 % pour Raymond Bachand.

    Le nouveau chef a lancé un message d'unité, invitant les militants à se réunir autour du parti. « Il y a une heure, nous étions trois candidats devant vous. Nous sommes maintenant le Parti libéral du Québec, unis comme parti, réunis comme militants. Nous ne formons qu'une seule équipe. Je vous dis à tous, j'ai besoin de vous. Je vous dis, donnons ensemble le signal du ralliement. »
     
    Estimant que le PLQ serait bientôt le choix des Québécois, il avoue qu'il y a du travail à faire pour y arriver et affirme en saisir « la pleine mesure ». Il veut faire du Parti libéral « un parti de débats parce que la lumière et l'espoir jaillissent des idées ». Sa mission comme nouveau chef sera de « rassembler les Québécois » autour d'un « parti irréprochable au plan éthique ».
     
    « Notre objectif est clair: nous allons constituer dans les meilleurs délais une alternative à ce gouvernement qui est en train d'affaiblir et de diviser le Québec. »
     
    Les candidats défaits ont souscrit au message d'unité de Philippe Couillard dans leur bref discours. Visiblement déçu de sa troisième place, lui que les sondages donnaient deuxième, Raymond Bachand s'est empressé de se rallier au nouveau chef. Il a invité les militants à « garder cette unité qu'on va refaire » au sein du parti et à « resserrer les rangs derrière le nouveau leader ».
     
    Pierre Moreau, qui a réussi à se hisser en deuxième place, semblait moins déçu, car sa défaite avait une petite allure de victoire. Parlant de Philippe Couillard comme d'un « grand chef » pour le parti, il s'est rapidement rallié lui aussi. « Nous allons gagner la prochaine élection », a-t-il lancé d'un ton convainquant.
     
    Débat constitutionnel

    Plus tôt en matinée, juste avant le vote, Philippe Couillard avait fait part de son intention d'ouvrir le débat constitutionnel. « Je ne peux pas concevoir que l'on puisse s'investir en politique québécoise et choisir le Canada sans le désir de voir le Québec réintégrer un jour la famille canadienne. On ne peut pas vouer à l'oubli un enjeu aussi fort sur le plan des symboles que l'absence de la signature du Québec au bas de la loi maîtresse du Canada. […] À nous, Québécois de toutes les origines, francophones et anglophones, de reprendre l'initiative de cette discussion, à nous de dire qui nous sommes, c'est dans l'intérêt du Québec autant que dans celui du Canada. »
     
    Disposant clairement du plus grand nombre d'appuis dans la salle, Philippe Couillard avait affirmé souhaiter former « le gouvernement le plus ouvert et le plus transparent de notre histoire ». Il a répété qu'il voulait faire du Parti libéral « un carrefour de nouvelles idées farouchement tourné vers l'avenir », et parlé des valeurs libérales avant de se permettre une envolée sur l'identité québécoise et canadienne. « Nous affirmerons notre nation par l'ouverture et non par le repli, la confiance et non par la méfiance […] Nous disons Québécois et c'est notre manière d'être Canadiens. »
     
    Les indécis à Moreau

    Le discours enflammé de Pierre Moreau dimanche matin a sans doute fait pencher la balance en sa faveur auprès des indécis ce qui lui a permis de se hisser en deuxième place. Des trois, il était clairement celui qui tenait le discours le plus mordant, s'attaquant sans relâche au gouvernement Marois qui a « saccagé » le projet du Plan Nord et qui « prend nos taxes pour faire la promotion de la souveraineté ».
     
    « Au moment de voter, demandez-vous lequel des trois candidats sera capable, dès mardi, d'affronter efficacement Pauline Marois ».
     
    Raymond Bachand, lui, avait parlé d'économie et d'intégrité. « Les citoyens du Québec méritent de reprendre confiance en leurs élus et ce sera clairement une de leurs exigences lors de la prochaine élection. Je prends devant vous l'engagement de tout mettre en œuvre pour que, dans l'avenir, les Québécois n'aient aucun doute, mais aucun doute, sur l'intégrité, l'éthique et la transparence du Parti libéral du Québec et de son chef. »
     
    Âgé de 55 ans, Philippe Couillard avait quitté le parti libéral en 2008, après plusieurs années comme ministre de la Santé et des Services sociaux dans le gouvernement Charest. Tout au long de la course à la chefferie, le neurochirurgien a dû se défendre de son passage comme médecin en Arabie saoudite et surtout de ses liens avec son ami Arthur Porter, accusé de fraude dans le dossier du centre universitaire de santé McGill (CUSM)
    Le nouveau chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, savourant sa victoire. L'ex-ministre des Finances Raymond Bachand s'est présenté comme le candidat de l'économie, de l'unité et de la stabilité. L'ex-ministre des Transports Pierre Moreau a été le seul des trois à revendiquer l'héritage de Jean Charest, et il a promis de relancer son projet-phare, le Plan Nord.












    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.