Québec donne un coup de barre à l'OQLF: la présidente Louise Marchand quitte son poste
OQLF : De Courcy évoque des clarifications
Buonanotte: la plainte originale ne portait pas sur l’italien
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Office québécois de la langue française – La mauvaise cible, l'éditorial de Bernard Descôteaux
Le gouvernement Marois a donné vendredi matin un solide coup de barre à l'Office québécois de la langue française. Celui-ci entraîne le départ de la présidente et directrice générale de Louise Marchand, qui quitte son poste dans la foulée de la controverse du «pastagate» et des «excès de zèle» de certaines inspections menées par l'OQLF.
C'est la ministre Diane de Courcy — responsable du dossier linguistique dans le gouvernement Marois — qui a annoncé ce départ vendredi matin en conférence de presse. La ministre a mis de l'avant le besoin d'un véritable «changement de culture» au sein de l'OQLF. Jacques Beauchemin, sous-ministre associé à la langue française et responsable de l’application de la politique linguistique, assurera l’intérim à compter d’aujourd’hui.
Différents cas d'inspections particulièrement pointilleuses menées par l'OQLF ont mis l'organisme dans l'embarras dans les dernières semaines. Le restaurant Buonanotte s'est notamment fait reprocher l'emploi sur son menu de mots italiens — ce qui est permis par la loi 101. Le Devoir révélait samedi dernier que la plainte qui avait été déposée contre ce restaurateur ne concernait pourtant pas l'usage de l'italien, mais plutôt celui de l'anglais.
Mme de Courcy avait demandé une révision du processus de traitement des plaintes de l'OQLF. Le rapport d'étape dévoilé vendredi matin parle de «s'assurer que le mécanisme de plainte permette de faire appliquer rigoureusement la loi, sans créer d'irritants».
«La vérification s’est avérée nécessaire en raison de certains résultats d’enquêtes qui ont été sévèrement critiqués. Ces épisodes ont eu des effets qui ne sont pas souhaitables pour les commerçants, pour le personnel de l’Office, pour la population et pour le Québec en général», indique la ministre dans un communiqué.
Le rapport dévoilé «fait état de la nécessité pour l’Office de se recentrer sur sa mission et d’adopter une approche ferme au regard des objectifs à atteindre, mais souple au regard des moyens à mettre en œuvre.»
Trois points sont soulignés:
– Le personnel de l’OQLF doit pouvoir compter sur des outils qui facilitent l’application de la loi et la communication avec les entreprises;
– L’approche avec les entreprises doit inclure un accompagnement tout au long du processus d’enquête découlant d’une plainte;
– Des consignes communes doivent faciliter la réalisation de la mission de l’OQLF qui vise une plus grande et une meilleure francisation.
La ministre a aussi annoncé la «création d’un poste de répondant à la qualité des services lorsqu’il y a litige entre le représentant de l’OQLF et celui de l’entreprise», et «l'élaboration d’un guide de procédures et d’interprétation dans le but de faciliter l’interprétation de la Charte et de ses règlements».
Mme Marchand était en poste depuis janvier 2011. Elle avait succédé à France Boucher, dont le mandat avait aussi été controversé. Avant cela, Mme Marchand avait été présidente de la Commission de l'équité salariale.
C'est la ministre Diane de Courcy — responsable du dossier linguistique dans le gouvernement Marois — qui a annoncé ce départ vendredi matin en conférence de presse. La ministre a mis de l'avant le besoin d'un véritable «changement de culture» au sein de l'OQLF. Jacques Beauchemin, sous-ministre associé à la langue française et responsable de l’application de la politique linguistique, assurera l’intérim à compter d’aujourd’hui.
Différents cas d'inspections particulièrement pointilleuses menées par l'OQLF ont mis l'organisme dans l'embarras dans les dernières semaines. Le restaurant Buonanotte s'est notamment fait reprocher l'emploi sur son menu de mots italiens — ce qui est permis par la loi 101. Le Devoir révélait samedi dernier que la plainte qui avait été déposée contre ce restaurateur ne concernait pourtant pas l'usage de l'italien, mais plutôt celui de l'anglais.
Mme de Courcy avait demandé une révision du processus de traitement des plaintes de l'OQLF. Le rapport d'étape dévoilé vendredi matin parle de «s'assurer que le mécanisme de plainte permette de faire appliquer rigoureusement la loi, sans créer d'irritants».
«La vérification s’est avérée nécessaire en raison de certains résultats d’enquêtes qui ont été sévèrement critiqués. Ces épisodes ont eu des effets qui ne sont pas souhaitables pour les commerçants, pour le personnel de l’Office, pour la population et pour le Québec en général», indique la ministre dans un communiqué.
Le rapport dévoilé «fait état de la nécessité pour l’Office de se recentrer sur sa mission et d’adopter une approche ferme au regard des objectifs à atteindre, mais souple au regard des moyens à mettre en œuvre.»
Trois points sont soulignés:
– Le personnel de l’OQLF doit pouvoir compter sur des outils qui facilitent l’application de la loi et la communication avec les entreprises;
– L’approche avec les entreprises doit inclure un accompagnement tout au long du processus d’enquête découlant d’une plainte;
– Des consignes communes doivent faciliter la réalisation de la mission de l’OQLF qui vise une plus grande et une meilleure francisation.
La ministre a aussi annoncé la «création d’un poste de répondant à la qualité des services lorsqu’il y a litige entre le représentant de l’OQLF et celui de l’entreprise», et «l'élaboration d’un guide de procédures et d’interprétation dans le but de faciliter l’interprétation de la Charte et de ses règlements».
Mme Marchand était en poste depuis janvier 2011. Elle avait succédé à France Boucher, dont le mandat avait aussi été controversé. Avant cela, Mme Marchand avait été présidente de la Commission de l'équité salariale.










