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    Coupes à l'aide sociale - La ministre Maltais ne reculera pas

    8 mars 2013 |Jessica Nadeau | Québec
    Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, s’avouait inquiète à la suite de sa rencontre avec la ministre Agnès Maltais. Selon elle, la ministre a avoué « qu’elle était bien consciente qu’avec le projet actuel de réforme [de l’aide sociale], il était possible qu’elle échappe des personnes ».
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, s’avouait inquiète à la suite de sa rencontre avec la ministre Agnès Maltais. Selon elle, la ministre a avoué « qu’elle était bien consciente qu’avec le projet actuel de réforme [de l’aide sociale], il était possible qu’elle échappe des personnes ».

    Québec — Agnès Maltais ne reculera pas au sujet des coupes à l’aide sociale. Après une journée de rencontres avec des groupes de défense des plus démunis et des groupes de femmes, la ministre de la Solidarité sociale dit être en mode écoute, mais persiste à vanter les mérites de sa réforme.


    « On est toujours extrêmement inquiets de la situation, s’est exclamée Amélie Châteauneuf, du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, à la suite de la rencontre avec la ministre Maltais, jeudi. Mme la ministre dit qu’elle était à l’écoute, qu’elle démontrait une ouverture et qu’elle était bien consciente qu’avec le projet actuel de réforme, il était possible qu’elle échappe des personnes. »


    Agnès Maltais ne s’est pourtant engagée à rien, n’offrant aucune garantie sur le recul demandé par les groupes de lutte contre la pauvreté.


    Ces derniers se disent prêts à collaborer avec la ministre sur toute la ligne pour aider les personnes à retourner sur le marché du travail, mais arguent que cela ne doit pas se faire au détriment des personnes les plus vulnérables de la société. Selon eux, Québec coupe 20 millions dans l’aide sociale pour les réinvestir dans les programmes d’employabilité, au lieu de tout simplement investir de nouvelles sommes.


    En point de presse, la ministre a affirmé avoir trouvé la rencontre très « instructive », réitérant qu’elle « n’échapperait personne », contrairement à ce que les groupes affirmaient quelques minutes plus tôt.


    Critiquée de toutes parts pour ces coupes, la ministre persiste et signe : « Je considère véritablement que ce n’est pas l’âge de 55 ans qui est une contrainte à l’emploi et que ce n’est pas d’avoir un enfant en bas âge qui est une contrainte à l’emploi. La contrainte, elle est ailleurs. […] Je veux remédier à cela. »


    Elle vante sa réforme, affirmant qu’elle allait « mettre sur pied ce qui n’a jamais été essayé avant » avec un programme structuré d’accompagnement « très fort » et des rencontres individuelles avec chaque personne pour mieux définir quelles sont les réelles contraintes à l’emploi.


    Collectif 8 mars


    Plus tôt jeudi matin, le Collectif 8 mars a rencontré la ministre Maltais et la première ministre Pauline Marois. Ces femmes ont également fait pression sur le gouvernement pour qu’il renonce à ces coupes qui fragilisent certains groupes de femmes. « On sait que les discussions continuent, mais nous avons demandé [à la ministre] qu’elle mette d’abord en place les mesures pour accompagner les personnes, et puis ensuite, on verra », a résumé Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.


    Le Collectif 8 mars avait plusieurs autres revendications, notamment sur les pensions alimentaires et une bonification du régime des rentes. « Le problème que l’on rencontre, c’est la politique de déficit zéro, a dénoncé Mme Conradi. Le fait de travailler à l’intérieur des contraintes budgétaires les empêche de s’engager à fond dans les demandes que nous faisons. Un moment donné, il faut sortir de ce carcan parce qu’on ne peut pas être à la fois d’accord avec nous sur quasiment tous les points et ensuite dire : mais c’est impossible, on ne peut pas aller plus loin. »


    Des manifestations sont prévues la semaine prochaine à Montréal et à Québec pour dénoncer les coupes du gouvernement Marois dans le programme d’aide sociale.













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