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    Gestion du gouvernement libéral - Révoltantes mines

    23 février 2013 |Antoine Robitaille | Québec
    On se serait attendu qu’un gouvernement qui nous serinait quotidiennement avec son « Plan nord » eût pris tous moyens afin que le Québec profite vraiment de son riche sous-sol.

    Pas du tout ! Alors qu’il chantait les louanges de ce territoire « trois fois plus grand que la France », le gouvernement Charest se traînait carrément les pieds dans le secteur le plus déterminant de son prétendu « Plan », les mines. Suffit de consulter le dernier rapport du Commissaire du développement durable Jean Cinq-Mars pour s’en convaincre.


    2009: dans un rapport qui a fait date, le vérificateur général (VG) Renaud Lachance avait conclu que les analyses fiscales et économiques du ministère des Ressources naturelles (MRN) ne permettaient même pas « d’établir de façon claire et objective si le Québec retire une compensation suffisante en contrepartie de l’exploitation de ses ressources naturelles ». Avantages fiscaux et crédits d’impôts en 2008 ? 137 millions. Revenus en droits miniers ? 98 millions. De 1997 à 2007, le nombre d’emplois associés au secteur avait baissé de 17 %. En avait-on eu pour notre argent ? Absolument pas. On payait les minières pour leur permettre de faire des profits.


    Le Commissaire au développement durable (qui relève du VG) a étudié ce qui a été accompli depuis les 15 recommandations formulées en 2009. « Les résultats sont décevants », constate-t-il. Des progrès satisfaisants n’ont été constatés que pour quatre recommandations sur 15.


    Alors que les dépenses d’exploration depuis 2007 ont bondi de 77 %, que la valeur de production des métaux s’est accrue de 54 % pour atteindre 6,1 milliards en 2011, rien ou presque n’a été fait pour que les Québécois en profitent. Pas d’analyse coût-bénéfices, alors que le VG l’avait exigé. Stratégies minérales en retard. Absence de système informatique au MRN pour suivre les dossiers miniers. Mécanisme déficient pour le contrôle de la restauration des sites souillés par les minières. Ce passif des sites dits « orphelins » était évalué à 264 millions en 2008. Aujourd’hui ? Il est de 1,2 milliards, écrit le Commissaire.


    Certes, en 2010, le gouvernement libéral avait fait passer les redevances de 12 à 16 %. Pour M. Cinq-Mars toutefois, l’effet global ne pourra être évalué qu’une fois les données de l’année financière 2012-2013 disponibles. Seule consolation : avec ce rapport, la ministre Martine Ouellet sera en position de force devant les minières, lors du Forum sur les redevances, prévu pour les 16 et 17 mars. Espérons qu’ensuite, le gouvernement Marois réussira à faire modifier le plus rapidement possible le régime minier ruineux pour les Québécois.

     
     
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