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    Sondage sur les droits de scolarité - Net appui des Québécois à l’indexation

    11 février 2013 |Jessica Nadeau | Québec
    De jeunes opposants à la hausse des droits de scolarité proposé par le gouvernement libéral de Jean Charest, lors d'une manifestation en mars 2012
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir De jeunes opposants à la hausse des droits de scolarité proposé par le gouvernement libéral de Jean Charest, lors d'une manifestation en mars 2012
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    La très grande majorité des Québécois sont favorables à une indexation des droits de scolarité universitaires, la position défendue ces dernières semaines par le gouvernement Marois, qui diffère néanmoins de celle votée par le conseil national du PQ en fin de semaine. Dans un sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette, 68 % des répondants se sont dits favorables à une indexation annuelle des droits de scolarité au coût de la vie.

    L’indexation est de loin l’option la plus appréciée des répondants, aucun autre scénario (de la gratuité à une hausse importante) ne réussissant à franchir la barre des 35 % d’appuis. Pour cette première question, les répondants étaient invités à dire s’ils étaient favorables ou non à chacune des options présentées.


    La préférence pour l’indexation se confirme lorsque les répondants sont invités à choisir parmi l’une ou l’autre des options. À cette étape, seulement 29 % de la population appuie les scénarios de la gratuité (18 %) ou du gel des droits de scolarité (11 %).


    Sans surprise, ce sont les jeunes de 18 à 24 ans qui sont les plus favorables à l’une ou l’autre de ces deux options. « La position des étudiants est relativement fragile parce qu’aussitôt qu’on arrive à un électeur qui a 25 ans ou plus, leurs appuis s’écroulent », explique Christian Bourque, vice-président à la recherche pour Léger Marketing.


    L’appui à une hausse des droits de scolarité (l’indexation ou une hausse plus importante que le coût de la vie) augmente généralement avec l’âge, culminant à 80 % pour l’une ou l’autre des deux options chez les 65 ans et plus.


    Tous groupes d’âge confondus, ce sont 17 % des répondants qui se disent favorables à une augmentation importante des droits de scolarité. Avec l’appui de 50 % des répondants, l’indexation est, encore une fois, clairement l’option préférée des Québécois.


    « Cela semble être un compromis acceptable pour ceux qui souhaitent une hausse plus importante et ceux qui sont, a priori, favorables au gel, ajoute Christian Bourque. La population se rallie autour de l’indexation. »


    Vers le sommet


    Ces chiffres font dire à l’analyste que le gouvernement est en position de force à deux semaines du Sommet. « On s’attend bien sûr à ce que le gouvernement fasse face à plusieurs vents contraires, mais, pourtant, au niveau de l’opinion publique, la position défendue par le gouvernement Marois de favoriser l’indexation est nettement la plus populaire au Québec. Donc c’est une indication que le gouvernement peut se sentir en confiance. »


    Pour lui, l’appui à la hausse de façon générale est perceptible depuis le printemps dernier. La seule différence, c’est dans la façon dont cette hausse est modulée. « Ça tasse l’option libérale dans un coin et ça tasse certainement l’option plus radicale de la gratuité scolaire dans l’autre coin, laissant toute la patinoire à la proposition gouvernementale prônant l’indexation. »


    À l’issue de son conseil national hier, le Parti québécois a voté pour défendre « le gel des droits de scolarité ou toute autre position permettant de diminuer l’endettement étudiant et de maintenir l’accessibilité aux études supérieures », obligeant le gouvernement à faire des contorsions sémantiques pour rester en accord avec son aile jeunesse et ses délégués, tout en maintenant sa position sur l’indexation, rendant la position gouvernementale un peu plus floue.


    Le sondage Léger Marketing-Le Devoir-The Gazette a été réalisé par Internet auprès de 1024 personnes âgées de 18 ans et plus, réparties dans toutes les régions du Québec, les 5 et 6 février. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de 3,1 %, et ce, dans 19 cas sur 20.













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