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    Redevances - Les libéraux pressent le PQ d’adopter une nouvelle loi sur les mines

    6 février 2013 |Robert Dutrisac | Québec
    Les minières étrangères hésiteront à investir au Québec tant que la nouvelle loi ne sera pas connue, affirment les libéraux.
    Photo: Agence France-Presse (photo) David Boily Les minières étrangères hésiteront à investir au Québec tant que la nouvelle loi ne sera pas connue, affirment les libéraux.
    Lac-Beauport — Comme l’économie est sa priorité, l’opposition libérale est prête à collaborer à l’adoption, dès la présente session, d’une loi sur les mines et d’un régime de redevances sur le minerai et les hydrocarbures.

    « Tant que nous n’aurons pas un cadre clair, des redevances précises, de la prévisibilité pour les investisseurs, ça ne sert à rien d’aller à Davos pour dire aux gens d’investir ici. Ils ne mettront pas des milliards sans savoir quelles conditions entourent ça », a affirmé le chef libéral intérimaire, Jean-Marc Fournier, en marge du caucus présessionnel des députés de l’opposition officielle.


    Il a sommé le gouvernement Marois de déposer d’ici le 1er avril prochain le projet de loi sur les mines et le nouveau régime de redevances de façon à ce qu’ils soient adoptés au terme de la présente session parlementaire en juin.


    « On est dans une paralysie totale », a avancé Jean-Marc Fournier, dans « une position de moratoire » parce que le gouvernement péquiste « est condamné, avec ses dettes électorales, à vouloir satisfaire une fraction de son vote à gauche, qui est plutôt pour la décroissance ».

     

    Économie et langue


    Le gouvernement libéral avait présenté un projet de loi sur les mines qui avait fait l’objet de multiples amendements de la part de l’opposition péquiste et n’avait pu être adopté. Malgré tout ce travail parlementaire, Jean-Marc Fournier a dit qu’il n’avait « aucune idée » des intentions du gouvernement Marois en la matière. Il a rappelé que le modèle australien, préconisé par les péquistes alors qu’ils étaient dans l’opposition, avait été remis en question par une étude de Pricewaterhouse que le gouvernement Marois a refusé de rendre publique.


    Selon le chef libéral, il faut donner la parole aux élus locaux en ce qui a trait à l’acceptabilité sociale et prévoir qu’une part des retombées soit réservée aux économies locales.


    Si elle souhaite l’adoption rapide d’une loi sur les mines, l’opposition officielle, par contre, s’oppose en bloc au projet de loi 14 qui renforce la place du français au Québec, une pièce maîtresse du programme législatif du gouvernement. Remontant aux années 70, Jean-Marc Fournier croit que ce projet de loi est « basé sur une fausse perception », alors que 85 % des immigrants choisissaient l’anglais à l’époque et qu’aujourd’hui, la proportion est inversée.


    ***

    Une course en mal de ferveur

    Des députés libéraux ont reconnu, mardi, que la course à la chefferie libérale ne soulevait pas toute la ferveur à laquelle ils se seraient attendus.

    « Il faudrait définir le mot “ferveur” », a dit le député de Chomedey, Guy Ouellette.

    Jean-Marc Fournier y voit un phénomène occidental. « C’est vrai pour nous comme pour plein d’autres partis. C’est vrai à l’extérieur du Québec. Il y a des études un peu partout dans le monde occidental », a-t-il évoqué. Les médias sociaux feraient en sorte que les partis politiques suscitent « un intérêt plus mitigé qu’avant ».

    Lors d’une assemblée, lundi, dans la circonscription de Marguerite-Bourgeoys, un bastion libéral que représentait Monique-Jérôme Forget et dont le député est aujourd’hui Robert Poëti, seulement une soixantaine de militants ont choisi parmi eux les 24 délégués qui participeront au congrès à la chefferie les 16 et 17 mars prochains. Dans plusieurs circonscriptions, on ne pourra pas trouver les 24 délégués requis.













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