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Le «syndrome Armstrong» en politique

2 février 2013 | Le Devoir | Québec

Lorsque vient le temps d’expliquer des agissements douteux, les politiciens souffrent du « syndrome Lance Armstrong », affirme Amir Khadir. « Non, mais on en a soupé, au Québec, de tous ces politiciens qui disent : on ne pouvait pas savoir ! On a besoin d’Oprah pour les faire passer aux confidences. » Le député de Québec solidaire commentait, en entrevue au Devoir, les dernières révélations de Radio-Canada, qui démontraient que le chef du Parti libéral, Jean-Marc Fournier, avait participé en 2008 à une activité de financement au désormais célèbre 1000, de la Commune à Montréal en présence de deux personnes liées au crime organisé. Ce dernier s’est défendu jeudi soir en disant qu’il ne pouvait pas savoir, deux ans à l’avance, que ces personnes seraient accusées. Selon lui, Jean-Marc Fournier n’est « pas un novice » en matière de financement, il aurait donc dû poser des questions. « Soit c’est un parfait incompétent, ce dont je doute, soit il est tombé dans le déni, dans l’aveuglement volontaire. »

 
 
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